Célébrations de la Parole


CÉLÉBRATION DE LA PAROLE
Mardi 20 décembre 2005
Isaïe 7, 10-16 Psaume 23(24) Luc 1, 26-38

Bonjour et bienvenue à cette célébration de la Parole, parole qui a été adressée à Marie et paroles de la réponse de Marie. Traçons le signe de la croix, signe de notre foi et de notre espérance en ce Jésus que nous attendons. †

Les lectures d'aujourd'hui nous font voir que la naissance de Jésus avait été annoncée et était attendue depuis bien longtemps mais que ça prends beaucoup de générosité pour accepter d'être mêlé directement à l'histoire du salut.

Dieu sauve son peuple en lui donnant un roi, issu de David. Dans un esprit de veille, demandons au Seigneur qu'il nous comble de sa joie.

" Quand le doute et la peur nous assaille, Seigneur Jésus, prends pitié de nous.
" Quand le désespoir envahit nos cœurs, ô Christ, prends pitié de nous.
" Quand nous refusons de te servir et d'être tes témoins, Seigneur pardonne-nous et prends pitié de nous.

Que le Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde, qu'il nous comble de sa grâce et nous conduise à la vie éternelle.

La première lecture de ce matin est tirée du livre d'Isaïe. C'était au temps du roi Achaz, un descendant du roi David, il était assiégé par l'armée du roi de Syrie et l'armée du roi de Samarie. Il désespérait et tremblait devant ses ennemis quand le Seigneur lui offrit son aide mais il n'en voulut pas.

Lecture du livre d'Isaïe (7, 10-16) (Lecture dans le Prions)

Achaz a été roi de la Judée pendant 16 ans, mais il a été le plus mauvais roi que le peuple juif n'a jamais eu. Il a abandonné le culte du Dieu de ses pères pour se tourner vers les idoles, il a même détruit l'autel dédié à Yahvé au temple de Jérusalem, construit par le roi Salomon son ancêtre, pour en ériger un aux dieux païens.

Il avait une armée plus forte que ses ennemis lorsque le prophète Isaïe lui a conseillé de se tourner vers le vrai Dieu mais il a refusé en prétextant qu'il ne voulait pas fatiguer son dieu en lui demandant son aide. En réalité, en s'appuyant seulement sur sa propre force, il s'est livré lui-même à ses ennemis qui l'ont humilié.

Par la voix du prophète Isaïe, le Seigneur annonce à Achaz qu'un signe sera envoyé, un autre roi viendra, il naîtra d'une vierge et elle lui donnera le nom d'Emmanuel.

Achaz ne veut pas demander de signe parce qu'il ne veut pas changer sa vie. Quand on reçoit un signe, on doit y répondre et c'est engageant. Si quelqu'un me fait un signe et que j'y répond, je devrai l'écouter, lui parler, peut-être même a-t-il un service à me demander.

Je peux faire semblant de ne pas le voir et comme ça je n'aurai pas à faire d'effort et je serai tranquille.

Dieu n'abandonne pas son peuple, c'est plutôt nous qui abandonnons Dieu. Devant le mauvais roi Achaz, Dieu lui fait une promesse "Voici que la Vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils et elle lui donnera le nom d'Emmanuel"

La promesse elle arrivera 800 ans plus tard et c'est par la Vierge Marie qu'elle se réalisera. Marie n'a pas cherché de prétexte pour s'esquiver, elle a accueilli l'ange Gabriel avec toute la générosité que demandait son OUI.

La promesse, elle se réalise encore aujourd'hui dans la grande fête de Noël, Dieu nous invite à lui faire une place, c'est Lui le Roi de gloire.

N'ayons pas peur de le fatiguer et acclamons-le avec le psaume 23 en répondant :

Lecture du psaume 23(24) (Lecture dans le Prions)
R Qu'il vienne, le Seigneur, le roi de gloire !

Alléluia ! Alléluia ! Parole du Seigneur ! Alléluia ! Alléluia ! Parole dans nos coeurs ! Viens, Clé de David ! Toi qui ouvres les portes du Royaume, arrache à leur prison les captifs des ténèbres. Alléluia ! Alléluia ! Parole du Seigneur ! Alléluia ! Alléluia ! Parole dans nos coeurs !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (1, 26-38) (Lecture dans le Prions)

Dans une revue, j'ai lu un article sur l'Évangile de ce jour. L'auteur disait : J'ai trouvé en Saint Luc l'histoire d'une adolescente, issue de milieu défavorisé, dans un pays sous occupation étrangère, pauvre, pas mariée et enceinte de plusieurs mois. On la voit rendre visite à une vieille cousine qui attend également un enfant. Et à la rencontre des deux femmes, il se passe quelque chose qui fait éclater la jeune fille d'un chant de bonheur : le Magnificat.

En effet, St- Luc, nous fait entrer dans le mystère du projet de Dieu pour Marie avec une grande simplicité. Dans le petit village de Nazareth, les archéologues nous parlent d'un village d'une vingtaine de maisons, une jeune fille juive reçoit la visite de l'ange Gabrielle pendant qu'elle est occupée à son travail de tous les jours. L'ange la salue en la nommant par son nom, "Marie". Dieu parle et agit à travers cet ange.

Dans notre vie de tous les jours, Dieu nous visite aussi, là où nous sommes, dans les rencontres que nous faisons, dans nos loisirs, quand nous risquons de nous décourager, dans nos désirs d'aimer. Il nous connaît par notre nom.

Les paroles de l'Ange ont d'abord bouleversé Marie. Il y a un temps d'ajustement entre le monde humain et le monde divin. Puis la paix revient. Dieu a trouvé Marie gracieuse parce qu'il se reconnaît en elle. Toutes les promesses de l'Ancien Testament concernant le Messie, le Sauveur, viennent faire écho dans le message de l'Ange. "Tu vas concevoir et enfanter un fils, tu lui donneras le nom de Jésus. "

Marie questionne. On sait que dans l'Ancienne Alliance, lors de la marche vers la terre promise, Dieu guidait son peuple par une nuée lumineuse la nuit et le jour la nuée les cachait des ennemis. Cette nuée fait penser à l'ombre quand l'Ange répond à Marie : l'Esprit Saint te prendra sous son ombre. Celui qui va naître sera saint et Il sera appelé Fils de Dieu.

Il est demandé à Marie un acte de foi qui exige d'elle un abandon total dont elle découvrira la mesure au cours de la vie humaine qu'elle partage désormais avec son Fils, le Fils de Dieu fait homme.

Comme à Marie, un acte de foi nous est demandé devant la crèche, devant cet Enfant Sauveur.
Le mystère de la Nativité que nous allons célébrer dimanche, c'est le mystère de "Dieu avec nous" mais aussi de "nous avec Dieu". Laissons-le prendre place dans nos vies dans le silence, la crainte parfois et la joie aussi.

A cause de sa réponse : qu'il me soit fait selon ta Parole, Marie pourra dire aussi à sa cousine :
Je chante le Seigneur, mon cœur est plein de joie.
Je suis pauvre et il m'a regardée !
Pour ceux qui le prennent au sérieux son amour est sans faille.
Il est plus fort que les puissants de ce monde.
C'est le Dieu de l'impossible.

Confions nos demandes à Marie.

N'ayons pas peur de fatiguer notre Dieu en l'appelant Notre Père…

Notre Père …

Viens Seigneur chez-nous, nous avons le goût de prendre un bon repas avec toi, nous avons bien des choses à te dire dans notre cœur et nous voulons accueillir ta promesse, de nous sauver. Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri.

COMMUNION (Cassette : Ave Maria)

" Marie, nous sommes si heureux que tu nous ais donné ton Jésus, nous voulons l'accueillir dans notre cœur comme un grand Roi.
" Marie, toi qui as sacrifié tes projets personnels pour dire ton oui aux projets de Dieu, aide-nous à bien choisir nos propres projets.
" Marie, toi la reine des cieux, conduit-nous à Jésus et bénit nous,

au nom du Père, du Fils et l'Esprit Saint. Amen. †

Célébration préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau



CÉLÉBRATION DE LA PAROLE
Mardi le 13 décembre 2005.
Sophonie (3, 1-2.9-13) Psaume 33 (34) Mathieu (21,28-32)

Quand j'entends Jésus raconter une parabole, mon premier réflexe est de m'identifier à l'un des personnages. Aujourd'hui, Jésus dit : " Un homme avait deux fils ". Je ressemble à quel fils ? Si vous êtes comme moi, je dirais que je ressemble un peu aux deux. Un jour, je ne veux faire que la volonté de Dieu et cela sans condition. " Que ta volonté soit faite. " Pourtant, quand arrive le temps d'agir je trouve de bien bonnes raisons de m'esquiver en douce. À d'autres moments, je dis carrément : " Non Seigneur, tu me demandes trop ", puis, après avoir bien réfléchi, je me mets au travail.

Mais en regardant les deux fils, est-ce qu'on n'oublie pas le personnage le plus important ? Le père ? Celui-ci, ne juge pas ses fils. I1 les invite à venir travailler à sa vigne et attend. C'est cela la bonne Nouvelle d'aujourd'hui. Dieu est pour nous comme ce Père.

A ceux qui croyaient mériter les premières places dans le Royaume de Dieu, Jésus leur déclare " les publicains et les prostituées (ceux et celles que vous jugez être des pécheurs) ils vous précèdent dans le Royaume ". Cette parole est dure, mais remarquons la délicatesse de Dieu : " ils vous précèdent " dit Jésus; c'est donc que la porte ne leur est pas fermée. Les grands prêtres et les anciens, de même que ceux et celles qui ressemblent au deuxième fils qui dit oui sans aller à la vigne, ils ont encore une chance, comme les ouvriers de la dernière heure.

Il y a des attitudes à adopter, pour bien faire la volonté de Dieu. En cela, c'est Jésus notre modèle. Il s'est fait "serviteur ". C'est encore là, une Bonne Nouvelle : car, être serviteur, c'est à la portée de tous, quelle que soit notre condition, jeune ou vieux, riche ou pauvre, homme ou femme, professionnel ou simple ouvrier.

Chacun à notre manière, nous pouvons donc, travailler à la vigne. Même les enfants, peuvent rendre service; en acceptant, avec joie, de ranger leur chambre, de mettre la table, ou d'amuser le petit frère ou la petite soeur pendant que papa et maman sont occupés. C'est leur manière à eux de dire oui à Jésus.
Nous, les adultes, quand nous donnons un sourire, une attention, quand nous partageons généreusement avec les personnes dans le besoin, quand nous visitons une personne seule ou malade, quand nous sommes attentifs aux besoins de nos voisins, de nos compagnons et compagnes de travail, quand, avec beaucoup de tendresse nous prenons bien soin de nos enfants ou petits-enfants, nous aussi, nous sommes serviteurs à la manière de Jésus.

Cela suppose que nous avons assez d'humilité, pour être préoccupés non seulement de nous-même mais aussi des autres, que nous ne recherchions pas seulement notre intérêt, dans la qualité de notre service. Car le reproche que fait Jésus aux pharisiens, c'est de se croire parfait. Mais aussi de croire que les autres leur devaient de la considération pour cela.

Dans la première lecture, le Seigneur, par le prophète, fait à peu près les mêmes reproches, aux habitants de Jérusalem qui ont été dispersés en exil. " Ils n'ont écouté la voix de personne, ils n'ont pas accepté de leçon de personne, ils n'ont pas fait confiance au Seigneur, ils ne se sont pas présentés pour servir leur Dieu ".

Y a-t-il une limite à donner ? Jésus est allé jusqu'au don de sa vie, jusqu'au don total de lui-même. Pour cela, il a reçu le bonheur et la vie en abondance, la vie éternelle.

Qui de nous peut prétendre avoir tout donné de lui-même ? Mais nous avons toujours une autre chance d'y arriver, avec la grâce de Dieu, c'est Lui qui transforme les cœurs, qui rassemble ses fils et ses filles. Il est patient et miséricordieux pour quiconque se tourne vers lui en toute confiance. Dans le psaume nous lisons : " Un pauvre crie; le Seigneur entend. Il le sauve de toutes ses angoisses. Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs cris. Le Seigneur rachètera ses serviteurs, pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge. " C'est avec un coeur humble que nous devons accepter l'invitation de Jésus de travailler à sa vigne, ne comptant que sur sa grâce pour aller jusqu'au bout du don de notre vie.

En ce temps de l'Avent, laissons Dieu transformer nos cœurs comme il le promet.
Nous sommes appelés par notre père, à travailler ensemble â la même vigne. Prions-le en toute confiance et d'un même coeur. Notre Père …

Jésus, c'est par ton corps donné pour nous, que nous pouvons trouver les forces et le courage de servir à ta vigne. Préparons notre coeur à recevoir sa grâce toujours offerte.

Célébration préparée par:
Nicole H. Masson


CÉLÉBRATION DE LA PAROLE
Mardi 1er novembre 2005
Apocalypse 7, 2-4.9-14 Psaume 23(24) Mathieu 5, 1-12a

Bonjour et bienvenue à cette rencontre sur la Parole en ce jour de la Toussaint que nous débutons par notre signe de chrétien. †

La Toussaint c'est-à-dire la fête de la foule innombrable des saintes et les saints. Ceux qui n'ont pas de fêtes au calendrier officiel de l'Église. Grands saints et saints anonymes qui ont attendu le message des Béatitudes et y ont répondu. Cette fête atteste qu'à la fin de notre existence terrestre, la vie n'est pas détruite, mais elle est transformée.

En ce début de rencontre avec notre Dieu et Sauveur, demandons-lui pardon pour écouter trop souvent ces dieux qui nous sont proposés par le monde.

" Seigneur Jésus, tu déclares bienheureux les pauvres, alors que nous mettons notre confiance dans l'argent, Seigneur pardonne nous et prends pitié de nous.
" Ô Christ, tu déclares bienheureux les doux, alors que nous recherchons la puissance, ô Christ pardonne nous et prends pitié de nous.
" Seigneur Jésus, tu déclares bienheureux les cœurs purs et les artisans de paix, alors que nous misons sur la sexualité et la convoitise de ce que possèdent les autres, Seigneur pardonne-nous et prends pitié de nous.

La première lecture de ce matin est tirée de l'Apocalypse de sain Jean. Le seul mot apocalypse suffit pour nous faire trembler, nous l'associons à des scènes de désolation et de catastrophes. Cette peur est due à une mauvaise interprétation de ces textes.

Il faut savoir que ces écrits datent d'une époque de grande persécution de l'Église. L'empereur romain Domitien se fait appeler "Seigneur et Dieu" et ne tolère pas que les chrétiens rendent un culte à un autre que lui. Les valeurs que Domitien prônait c'était l'argent, le pouvoir et la sexualité. L'adhésion à ces valeurs est la meilleure manière de tuer un chrétien. Cette manière de faire réussit encore très bien dans notre monde actuel.

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean (7, 2-4.9-14) (Lecture dans le Prions)

Si vous avez écouté ce texte et trouvez qu'il n'y a pas grand-chose à comprendre, vous avez bien raison. C'est exactement ce que voulait l'auteur saint Jean à l'époque. L'apôtre Jean était le chef spirituel d'une communauté de chrétiens que l'empereur cherchait à éliminer. Comme il avait une mauvaise influence sur son autorité, il l'a fait exiler sur une île. C'est de cette île que Jean envoie des messages d'encouragement à ses fidèles. Les messages sont codés pour que les romains n'y voient que des histoires farfelues mais les juifs chrétiens qui connaissent la clé de lecture savent l'interpréter.

D'abord le mot apocalypse veut dire "dévoiler" et non pas cacher et l'apocalypse sert à comprendre le présent et non pas le futur.

Le sceau qui marque les élus c'est la foi au Christ ressuscité, les vêtements blancs sont les symboles de l'éternité, du culte divin, de la résurrection, de la victoire et de la dignité.

Le nombre cent quarante quatre mille veut dite une quantité innombrable, le trône est occupé par le Christ ressuscité et tous se prosternent devant lui, même les anges qui sont les créatures les plus près de Dieu.

Jean encourage ses fidèles à ne pas se décourager, car le plus fort c'est le Christ, il a vaincu la mort. Cet encouragement, il nous le répète encore aujourd'hui, cette apocalypse n'est pas un code mystérieux comme des romans actuels cherchent à nous le faire croire, mais un message d'encouragement dans notre foi chrétienne.

Prions maintenant avec le psaume qui nous invite à reconnaître les vraies valeurs.

Lecture du psaume 23(24) (Lecture dans le Prions)
R Voici le peuple immense de ceux qui t'on cherché.

Alléluia ! Alléluia ! Parole du Seigneur ! Alléluia ! Alléluia ! Parole dans nos coeurs ! Venez au Seigneur, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau : il vous donnera le repos. Alléluia ! Alléluia ! Parole du Seigneur ! Alléluia ! Alléluia ! Parole dans nos coeurs !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Mathieu (5, 1-12a) (Lecture dans le Prions)

Jésus gravit la montagne. Il s'assit. On dirait que Jésus a quelque chose d'important à dire. Ses disciples se rapprochent de lui.

Le texte des Béatitudes parle aux personnes qui ont la foi. Comment comprendre qu'on peut être heureux quand on pleure ou qu'on dit toutes sortes d'insultes contre nous ?
Bienheureux êtes-vous…
La première personne à entendre ce bienheureux a été Marie de la part de sa cousine Elisabeth juste après l'incarnation du Verbe de Dieu. "Bienheureuse… celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui ont été adressées de la part du Seigneur !"

Ce bienheureux… contient tous les autres que Jésus va dire… Mais la foi est nécessaire pour comprendre ces bienheureux… dans notre pèlerinage terrestre.

Notre vie sur terre est un comme un pèlerinage. Certains vont faire le pèlerinage de Compostelle. Près de 1000 kilomètres de marche dans les montagnes au nord de l'Espagne sur les pas de Saint-Jacques.

De quoi a besoin le pèlerin qui chemine ?
-Une boussole pour indiquer la route.
-Un bâton pour écarter les obstacles.
-Une route pour progresser sûrement.
-Une force intérieure qui donne courage et persévérance.
-La nourriture pour se revigorer.

Dans notre pèlerinage vers Dieu notre Père,
-notre boussole et notre bâton, c'est notre foi pour indiquer la direction et être un appui pour nous aider à avancer.
-notre route, ce sont les Béatitudes qu'il nous faut pratiquer. Les béatitudes louent les dispositions spirituelles d'humilité, de non-violence, de justice, de pardon. Bienheureux êtes-vous…
-notre force, c'est l'espérance qui inspire le désir d'atteindre notre patrie en nous appuyant sur Jésus-Christ.
-notre nourriture c'est l'Eucharistie qui nous unit les uns aux autres.

Dans les Béatitudes, Jésus proclame "heureux" ceux qui sentent la nécessité de s'accrocher à Dieu. C'est bien ce qu'on fait les saintes et les saints de l'histoire. Ils sont heureux car Dieu est leur aide, leur consolation et leur récompense. N'est-ce pas un peu cela la sainteté : se savoir aimés de Dieu avec nos limites, nos faiblesses.

Demandons maintenant à Dieu notre Père du ciel ce qui est le meilleur pour nous :

Notre Père …

Après avoir goûté le pain de ta Parole Seigneur, approchons-nous maintenant du pain de l'Eucharistie qui nous est offert par Jésus en toute gratuité. Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri.

COMMUNION (Cassette : Musique)

" Seigneur Jésus, enseigne-nous la vraie richesse de la pauvreté et du partage, celle qui rend heureux.
" Seigneur Jésus, enseigne-nous la vraie valeur de la justice et de la paix, celle qui nous rend heureux.
" Seigneur Jésus, devant les contradictions, les persécutions et les rejets, enseigne-nous la sagesse de la tolérance.

Que le Dieu tout puissant nous bénisse et nous accompagne pendant toute la journée, au nom du Père, du Fils et l'Esprit Saint. Amen. †

Célébration préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau


CÉLÉBRATION DE LA PAROLE
Mercredi le 12 octobre 2005
Romains 2, 1-11 Psaume 61 (62) Luc 11,42-46

Bonjour,
Il y a des mots, parfois quand on les entend, nous font frissonner. Il nous arrive aussi d'utiliser des mots qui sont tranchants comme des couteaux bien aiguisés. Des mots qui blessent, qui peuvent même tuer la joie d'être en vie. Un de ces mots ressort des lectures d'aujourd'hui, c'est le mot " JUGEMENT "
J'ai retenu une des significations du mot " JUGEMENT " dans le dictionnaire : " action de juger. " Ce mot devient puissant quand on l'utilise contre nous.
Est-ce qu'il vous arrive de vous dire :" Je ne vaux rien. Je suis pas bon(ne). Je ne sers pas à grand-chose. " À coup sûr, ça paralyse toute joie de vivre en soi et autour de soi.

La Parole de Dieu de ce matin, nous révèle ce qu'est le jugement de Dieu. Ouvrons note cœur à cette révélation en commençant par lui faire signe

Signe de la croix

En présence du Seigneur qui fait de nous des vivants, reconnaissons notre fragilité et demandons sa miséricorde
Seigneur Jésus, toi qui nous réunis et nous conduis à la vie, prends pitié de nous ---Prends pitié de nous
Ô Christ, toi qui renouvelles notre espérance aujourd'hui, prends pitié de nous ---Prends pitié de nous
Ô Dieu, toi qui ouvre nos cœurs à la justice divine, prends pitié de nous ---Prends pitié de nous

Que Dieu répande en chacun de nos cœurs sa miséricorde et son espérance. -Amen

La 1e lecture est de saint Paul aux Romains. Cette lettre aux Romains est l'écrit le plus important de Paul et aussi la lettre la plus longue. 16 chapitres. Je ne vous lirai pas toute cette lettre. Je vais vous lire une partie du chapitre 2. Dans cette lettre, Paul y présente sa pensée : L'Humain est libéré par l'Amour de Dieu. C'est loin du jugement auquel je faisais allusion au début.

LECTURE de la lettre de saint Paul aux Romains

Dieu ne fait pas de différence entre les personnes nous rappelle Paul. Ses critères de jugement sont fondés sur les œuvres, c'est-à-dire sur ce que nos œuvres disent de nous. Ce ne sont pas les mots ni les formules qui importent mais les faits.

Toutes sortes de raisons nous conduisent à demander l'aide de Dieu. Le psaume d'aujourd'hui, du recueil de David, est un merci à Dieu pour son aide. C'est un psaume de confiance qui exprime des sentiments de joie et de paix

Psaume

R/ Acclamation : Bénis sois-tu pour la Parole, La Parole qui nous donne vie

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Le visage de Dieu que Luc nous révèle, est avant tout celui de la tendresse du Père pour tous les humains.
Dans cet évangile, Jésus retire les masques des pharisiens et des docteurs de la loi. Ceux-ci en s'attachant aux mots de la Loi, risquent de s'éloigner de son esprit. Certes, les lois sont nécessaires pour juger des situations.

Mais dans l'esprit de l'Évangile, le jugement ne vise pas à condamner mais à éclairer la personne afin de la libérer du fardeau de la faute dont elle s'est elle-même chargée.
Le rôle de l'Esprit de Dieu est ici déterminant. Esprit d'amour qui prend le péché du monde, péché lié à la finitude.

Dans le monde actuel, l'attitude des pharisiens et des docteurs de la loi que Jésus dénonce est encore bien présente.
Combien de fois sommes-nous témoins de personnes qui, tout en respectant à la lettre la loi parviennent à contourner celle-ci ou à en tirer profit d'une façon ou d'une autre ?
Les paroles de Jésus éveillent notre conscience et notre sens critique. Paroles dures mais combien éclairantes.

L 'Évangile de ce jour, invite chacun de nous à se questionner. Prenons quelques instants et posons-nous la question :
Est-ce que ma pratique de la justice est inspirée de l'amour de Dieu ?

Confiantes et confiants en l'amour et la justice de Dieu, faisons monter vers lui la prière de son Fils Jésus

Notre Père…

Invitation à la communion
Le Seigneur porte sur nous un regard de justice et d'amour. Préparons notre cœur à le recevoir, Lui qui nous appelle à la vérité et à la vie.

Il est l'Agneau de Dieu….

Envoi
Habités de l'Esprit du Christ, que notre jugement en soit un de justice et d'amour en nous mettant au service de nos frères et de nos sœurs. Allons dans la paix et la joie de vivre. Bonne journée

Célébration préparée par:
Cécile Prince


CÉLÉBRATION DE LA PAROLE
Mardi 27 septembre 2005
Zacharie 8, 20-23 Psaume 86(87) Luc 9, 51-56

Bonjour et bienvenue à cette rencontre sur la Parole que nous débutons par notre signe de chrétien. †

La première lecture nous est donnée par le prophète Zacharie. Il ne faut pas le confondre avec Zacharie l'époux d'Élisabeth et le père de Jean-Baptiste.

Il s'agit ici du prophète qui a vécu 500 ans avant Jésus-Christ. Après la destruction de Jérusalem, c'est le retour d'exil. Le temple est reconstruit et c'est à cette époque que le prophète Zacharie rêve du jour où toutes les nations se rassembleront à Jérusalem.

Lecture du livre de Zacharie (8, 20-23) (Lecture dans le Prions)

Il faut dire que les exilés avaient vécu des jours bien sombres à Babylone. Ils avaient été humiliés par les Perses. C'est au cœur de cette défaite que le prophète Zacharie, homme de Dieu, annonce un roi qui sera donné un jour. Mais ce roi n'aura rien du prince tel que le peuple l'entend ordinairement, il sera humble, il fera disparaître les chevaux de combat, il sera un serviteur, il attirera à lui, tous les peuples. Cela paraît bien étrange à vue humaine.

Quelle est donc la clef de cette exaltation de Zacharie ?

La réponse est dans la foi au Dieu de Jésus-Christ qui nous dit : Venez à moi, vous qui peinez sous le fardeau, devenez mes disciples parce que mon joug est léger, facile à porter. Ce message s'adresse à tous… à ceux qui ont la sagesse de s'en remettre non seulement à leurs capacités mais qui ont la sagesse de reconnaître en Jésus celui qui donne un amour, une lumière, une direction à notre vie. Dieu est là pour nous, pour chacun de nous. Il nous dit comme à Abraham : " Va pour toi…ne crains pas, je serai avec toi ". La foi allège nos fardeaux.

Prenons un moment pour confier à Dieu nos préoccupations.

Le psaume qui suit s'inspire de Zacharie du texte précédent.
Il montre la joie, l'exubérance de voir devenir Jérusalem le lieu de rassemblement de tous les peuples comme une mère qui rassemble ses enfants.
On parle de Sion la montagne où est construite Jérusalem. On peut faire le lien avec la Jérusalem céleste qui représente le salut, le salut qui est offert à tous.

Lecture du psaume 86(87) (Lecture dans le Prions)
R Le Seigneur est avec nous.

Béni sois-tu pour la Parole, la Parole qui nous donne vie ! Le Fils de l'homme est venu pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. Béni sois-tu pour la Parole, la Parole qui nous donne vie !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (9, 51-56) (Lecture dans le Prions)

Jésus était en route pour Jérusalem. Pour les juifs, du temps de Jésus comme pour ceux de nos jours, Jérusalem c'est la ville sainte, c'est là que Dieu est présent. Pour nous, les chrétiens, Dieu est présent dans n'importe quelle église, dans l'Eucharistie, dans notre cœur, nous pouvons rencontrer Dieu dans la prière peu importe le lieu si l'ambiance s'y prête. Mais pour les juifs, la vraie rencontre de Dieu ne peut se faire qu'à Jérusalem la ville sainte, c'est là que le Temple de Dieu est érigé.

C'est la même chose pour les musulmans, souvenons-nous que pendant la guerre en Iraq, lorsque les américains entraient dans la ville sainte de Nadjaf, les musulmans criaient au sacrilège parce que ces soldats impies entraient dans leur lieu sacré ou Dieu était présent.

Jérusalem est donc la ville sainte pour les juifs de toutes les époques, on comprend que pour les juifs cette ville leur appartient et ils sont toujours prêts à faire la guerre pour la reconquérir quand ils la perdent. Parce que tout bon juif qui le peut doit faire son pèlerinage à Jérusalem à tous les ans. C'est ce que faisait Jésus dans l'évangile que nous venons de lire.

Pour se rendre de la Galilée vers Jérusalem, Il devait traverser à pied le pays de Samarie. Les Samaritains n'aimaient pas les juifs et surtout pas ceux qui allaient en pèlerinage à Jérusalem pour prier un Dieu qui n'était pas le leur. C'est pour cela qu'ils montraient souvent peu d'accueil au groupe de pèlerins que formaient Jésus et ses disciples.

Les apôtres ont cette mentalité de guerre sainte, ils sont prêts à demander à leur Dieu de venger leur frustration de ne pas être accueillis.

Jésus qui est venu pour le salut de tous les hommes, désapprouve et réprimande les apôtres. Ce n'est que lorsque Jésus sera ressuscité que les apôtres comprendront que le salut est offert à tous les hommes et les femmes, de tous les peuples, de toutes les races, de toutes les religions.

Jésus donne la chance au coureur, il invite à la conversion mais ne force pas, sa miséricorde est patiente, ce n'est pas Lui qui jugera, Lui il pardonnera.

La montée vers Jérusalem n'est pas un simple voyage pour Jésus, c'est une occasion d'aller vers les autres pour leur annoncer sa Bonne Nouvelle du salut et les inviter à le suivre.

Demandons à Dieu notre Père du ciel ce qui est le meilleur pour nous :

Notre Père …

" Seigneur Jésus, ta miséricorde est bien plus grande que nos frustrations et nos idées de vengeance, ouvre nos cœurs à ton pardon et prends pitié de nous.
" Ô Christ, ton projet de sauver tous les hommes me donne la chance de te connaître, ouvre nos oreilles à ta Parole et prends pitié de nous.
" Seigneur Jésus, toi qui as marché vers Jérusalem sans te frustrer du manque d'accueil des gens, ouvre notre esprit à ta mission et prends pitié de nous.

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri.

COMMUNION (Cassette : Musique)

" Seigneur Jésus, ta présence dans l'eucharistie est un mystère que je ne peux comprendre mais qui me réconforte.
" Seigneur Jésus, je t'adore ici présent, tu es ma Jérusalem, ma montagne sainte, ma ville sainte.
" Seigneur Jésus, je crois en toi, présent dans toutes les personnes que je rencontrerai aujourd'hui, donne-moi la grâce de te reconnaître en eux et de te bénir.

Que le Dieu tout puissant nous bénisse et nous accompagne pendant toute la journée, au nom du Père, du Fils et l'Esprit Saint. Amen. †

Célébration préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau


CÉLÉBRATION DE LA PAROLE
Mercredi le 7 septembre 2005
Colossiens 3,1-11 Psaume 144(145) Luc 6, 20-26

Bonjour,
Dans les journaux de la semaine dernière, on profite de la rentrée scolaire pour nous offrir plusieurs cours. Français, anglais, des cours pour gérer notre argent, des cours de peinture, des cours de croissance personnelle. Des cours qui nous permettent d’entrer en contact avec l’être suprême, de réussir notre vie matérielle, ….

Devenir riche aussi bien matériellement que spirituellement. Est-ce que ce serait ça le bonheur?

Les réalités matérielles et le bien-être personnel ne sont pas condamnables en soi. Mais la poursuite de la santé, de la gloire et de l’argent peuvent détourner les hommes et les femmes de la seule quête essentielle : la recherche de Dieu.

Aujourd’hui, Jésus nous offre plus qu’un cours; il nous invite à goûter[1] des ici-bas le bonheur du monde à venir. Comment : en suivant le chemin des Béatitudes.

Mettons-nous en présence de Dieu

Signe de la croix

Le Seigneur sait que les biens de ce monde peuvent nous détourner de lui. Aussi demandons-lui de nous soutenir dans sa grande miséricorde (silence)

Seigneur Jésus, envoyé par le Père pour nous inviter au détachement véritable, prends pitié de nous. – Ô Christ, venu dans le monde pour nous libérer des tentations quotidiennes, prends pitié de nous. – Seigneur, élevé dans la gloire pour notre salut, prends pitié de nous.

Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde, qu’il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle. - Amen

La lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens, fait partie des lettres qu’on appelle souvent lettres de la captivité[2] parce qu’elles ont été écrites de sa prison de Rome. Paul découvre la place du Christ dans l’histoire et l’univers. Il présente Jésus comme le Seigneur de l’univers[3].

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens

Le psaume d’aujourd’hui, est un psaume royal. C'est une louange à la royauté de Dieu incarnée par le roi qui veille sur le peuple et assure son bien-être[4]

R/ La bonté du Seigneur est pour tous.

Alléluia. Alléluia. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux! Alléluia

La Parole de Dieu nous rappelle aujourd’hui quel est le bonheur véritable. Écoutons-la avec attention

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Saint Luc. C’est mon préféré, car comme certains, je l’appelle « l’évangéliste de la tendresse de Dieu[5] »

Je suis touchée par la délicatesse que Luc a envers Jésus, envers les pauvres, les femmes, les pécheurs. Luc présente quatre béatitudes qui rejoignent les vrais pauvres (matériellement) et les rejetés de ce monde. Il leur assure que la situation va changer, que la société va être bientôt transformée.

Jésus s’était arrêté dans la plaine et la foule l’entourait. Il s’adresse à des paysans ruinés par les impôts, des malades exclus de la société, des personnes pleurant la disparition des êtres chers, des veuves sans ressources. Ces gens osent à peine espérer un changement. Jésus leur dit : « Heureux vous les pauvres, le royaume de Dieu est à vous ». Vous êtes chanceux, et vous l’ignorez car vous êtes déjà assurés du salut. Sur terre, ce n’est que le début du voyage; à la fin, vous gagnerez la course : la situation sera renversée. Les pauvres sont forcés de mettre leur espérance en Dieu, c’est pourquoi ils finiront par être « gagnants »

Vous avez faim de nourriture, de tendresse, de paix, de bonheur?... Un jour vous serez comblés!

Vous pleurez parce que vous êtes déçus? Jésus leur : Ça ne durera pas toujours, un jour vous serez dans la joie!

Votre foi vous suscite des ennemis. On vous ridiculise : Soyez dans la joie, votre récompense éternelle est déjà assurée.

Jésus nous demande un grand acte de foi : croire que Dieu est présent même dans les heures les plus sombres. Une tragédie peut, en effet, nous permettre de faire le ménage dans nos priorités et d’apprécier davantage ce que nous avons. En effet, Jésus nous demande de regarder l’avenir avec confiance. La foi en Dieu fait vivre d’espérance.

Prenons quelques instants et marchons avec Jésus sur le chemin des Béatitudes. Goûtons la joie de ce chemin d’espérance.

Dans la joie et l’espérance, nous te nommons « Notre Père », comme ton Fils nous l’a appris. Tu es notre Père car tu as fait de nous tes Fils, tes Filles et tu nous donnes de vivre en frères et sœurs

Notre Père…

Invitation à la communion

Comme invitation à la communion, j’aimerai que nous chantions une parole de Jésus qui démontre qu’il est doux et humble de cœur, qu’avec lui nous trouvons le repos. Préparons-nous à l’accueillir en nous.

« VENEZ À MOI, VOUS QUI PEINEZ, VOUS QUI PLOYEZ SOUS LE FARDEAU, ET MOI JE VOUS SOULAGERAI » Adaptation de Mt 11,28

Merci Seigneur de nous faire goûter ici-bas le bonheur du monde à venir par le chemin des Béatitudes. Je souhaite qu’en ce mercredi qui sent déjà l’automne que Jésus guide votre route

Célébration préparée par :
Cécile Prince

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[1] LIVRE DE LA FOI, LES ÉVEQUES DE BELGIQUE DESCLÉE/ NOVALIS 1987, p. 163

[2] POUR LIRE LE NOUVEAU TESTAMENT, Étienne Charpentier ed. Cerf, p.47

[3] VIVRE LES ACTES DEA APÔTRES AUJOURD’HUI, Albert Hari, Charles Singer ed. Du Signe p.254

[4] REVUE PARABOLE, initiation à la Bible, N.3

[5] POUR LIRE LE NOUVEAU TESTAMENT, Étienne Charpentier, ed Cerf, p. 83


CÉLÉBRATION DE LA PAROLE
Mardi 23 août 2005
1 Thessaloniciens 2, 1-8 Psaume 138 (139) Mathieu 23, 23-26

Bonjour et bienvenue à cette rencontre sur la Parole que nous débutons par notre signe de chrétien. †

La première lecture de ce matin, est tirée d'une lettre de Saint Paul à une communauté qu'il a fondée en Thessalonique.

Saint Paul est né vers l'an 10 de notre ère dans une famille juive qui vivait à Rome. Il reçu dans sa jeunesse une éducation religieuse selon les doctrines pharisiennes et fut persécuteur de la jeune Église chrétienne.

On sait comment sur le chemin de Damas, il fut brusquement retourné par Jésus ressuscité qui lui signifia la vérité de la foi chrétienne et lui confia la mission spéciale d'Apôtre des païens c'est à dire des non juifs.

A partir de là, il voue toute sa vie au service du Christ et entreprend plusieurs voyages d'évangélisation. Il meurt martyr vers l'an 67.

La lettre d'aujourd'hui se situe vers l'an 50 et est adressé aux Thessaloniciens qu'il a évangélisés au cours d'un voyage. Les nouvelles qu'il a reçues d'eux sont bonnes. Malgré les épreuves, il les exhorte à la fidélité du cœur et à la douceur.

Lecture de la lettre de Saint Paul aux Thessaloniciens (2, 1-8)

Saint Paul ne nous cache pas qu'il est parfois difficile d'annoncer l'Évangile. Comme aujourd'hui d'ailleurs. Nous aimerions atteindre plus de personnes, être des témoins plus enthousiastes, avoir plus de réussites auprès des jeunes notamment. Nous pouvons avoir la tentation de baisser les bras. Alors notre cœur est mis à l'épreuve.

À la fête de l'Assomption, nous avons vu comment l'humilité de Marie, mère de Jésus, est incomparable. "Il s'est penché sur son humble servante…" Et pourtant elle portait Dieu.

Saint Paul nous parle de cette attitude qui ne cherche pas les honneurs mais dont le cœur est ouvert à la présence de Dieu.

Dans cette situation de fragilité et de faiblesse, la promesse de la Pentecôte se réalise. Saint Paul se reconnaît plein de douceur et d'affection pour cette communauté de thessaloniciens qui lui est chère.

L'apôtre ne cherche pas son intérêt. C'est un homme honnête qui n'est pas rusé, qui s'est laissé transformer par Dieu et qui agit uniquement pour lui plaire. Paul est conscient de l'autorité qui lui vient du Christ et il l'exercera comme le Christ en se donnant totalement aux autres.

La présence de Dieu on la reconnaît au contact des personnes qui nous parlent d'Évangile.

Donner l'Évangile, c'est donner Dieu, c'est aussi se donner.

Quand nous voyons des gens dans la joie, des gens en paix qui ont l'air d'être heureux ensemble, Dieu est là.

Vous avez sans doute déjà entendu : " Cette personne-là, c'est tellement bon, c'est comme du bon pain." On pourrait ajouter : "Dieu est là."

La semaine dernière, je suis allée à un pique-nique. Ça ne me tentait pas tellement, mais quand je suis revenue j'ai dit à Réal : J'ai côtoyé telle personne avec qui je me sentais tellement à l'aise, j'aurais pu dire : "Dieu est là"

Quand pouvons-nous dire : "Dieu est là." ?

Psaume 138 (139)
R Tu as sondé mon cœur, mon Dieu, tu me connais !

Béni sois-tu pour la Parole, la Parole qui nous donne vie ! Elle est vivante la Parole de Dieu; plus tranchante qu'une épée, elle pénètre les pensées de notre cœur. Béni sois-tu pour la Parole, la Parole qui nous donne vie !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Mathieu (23, 23-26)

Dans la première lecture, Saint Paul nous disait qu'il ne cherchait pas les honneurs, son but unique était de faire connaître l'Évangile de Jésus-Christ dans l'humilité et la douceur.

Dans l'Évangile de ce matin, Jésus reproche aux scribes et aux pharisiens leur comportement, ils ne cherchent qu'à se faire remarquer par les gens qui les entourent. Ils s'occupent attentivement des petits détails qui paraissent comme compter les brindilles d'herbes fines pour en payer la dîme ou filtrer le vin pour être sûr de ne pas avaler une petite mouche mais négligent le plus important : comme la justice, la miséricorde et la fidélité.

En fait, les deux textes nous parlent du même sujet : les qualités de ceux qui veulent remplir leurs rôles de chrétiens missionnaires. Jésus qui voit au fond des cœurs dénonce l'attitude d'orgueil des pharisiens et Paul nous invite à l'humilité comme chrétien.

Bien sur, il y a des prédicateurs plus intéressants que les autres, bien sur, il y en a que nous avons plus de facilité à comprendre, mais c'est la Parole de Dieu que nous devons d'abord écouter, et c'est l'Esprit Saint qui nous aide à la comprendre.

Saint Paul avait bien compris sa mission de chrétien, son comportement était à l'opposé des scribes et des pharisiens que Jésus réprimande. Il ne veut pas les honneurs. Après avoir fondé une communauté, il l'encourage par une lettre et part en fonder une autre ailleurs.

Nous avons tous comme chrétiens un certain rôle de missionnaire, dans notre famille, avec nos amis, au travail comme aux loisirs. Nous aimons tous être appréciés pour ce que nous faisons, mais les textes de ce matin nous rappellent que même sans l'appréciation des autres, même devant la critique, nous sommes invités à continuer de témoigner pour l'Évangile.

Demandons à notre Père du ciel ce qui est bon pour nous :

Notre Père …

" Seigneur Jésus, toi qui n'as jamais recherché la gloire ou l'argent, prends pitié de nous.
" Ô Christ, toi qui connais le cœur de chaque être humain, prends pitié de nous.
" Seigneur, toi qui es le modèle des gens qui te servent, prends pitié de nous.

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri.

COMMUNION (Cassette : Musique)

" Seigneur Jésus, ta présence dans mon cœur m'émerveille mais je ne comprends pas comment tu peux m'aimer autant.
" Seigneur Jésus, j'ai souvent des moments de doute, mais que pourrais-je faire sans toi.
" Seigneur Jésus, j'ai besoin de toi, apporte-moi ta paix, ta joie, ton salut.

Que le Dieu tout puissant nous bénisse et nous accompagne pendant toute la journée, au nom du Père, du Fils et l'Esprit Saint. Amen. †

Célébration préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau


CÉLÉBRATION DE LA PAROLE
Mercredi le 3 août 2005
Nombres 13,... Psaume 105 (106) Matthieu 15, 21-28

Bonjour, je suis contente de vous revoir à mon retour de vacance. J'ai souvent pensé à vous. J'avais hâte de prier avec vous tous.

Ce matin, au cœur de cette Célébration de la Parole, c'est Dieu qui nous accueille. Les lectures de ce jour, nous invitent à réfléchir sur notre foi en lui.
En me préparant en lisant et relisant les textes bibliques, une question me revenait sans cesse à l'idée, et je vous la pose :

Quelle foi en Dieu avons-nous aujourd'hui ?
Audacieuse ? Craintive ? Une foi qui s'ajuste selon les évènements ? Une foi à toute épreuve ? Une foi qui prend des vacances quand ça lui tente ?

Entrons en célébration et accueillons Dieu en lui faisant signe, Signe de la croix

Le Seigneur nous demande simplement l'ouverture du coeur. Implorons sa miséricorde (silence)

Pour que notre foi soit de plus en plus audacieuse, Seigneur Jésus, ouvre notre cœur et prends pitié de nous.

Pour que nous soyons empressés d'écouter tes enseignements, ô Christ, ouvre notre cœur et prends pitié de nous. Pour que notre charité devienne comme une flamme vive, Seigneur, ouvre notre coeur et prends pitié de nous.

Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde, qu'il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle. - Amen

La 1ère lecture est tirée l'Ancien Testament, du livre des Nombres. Ce livre montre le peuple de Dieu dans sa réalité très humaine, où alternent confiance et doute, énergie et désespoir, grandeur et bassesse. II montre aussi, par contraste, la fidélité inaltérable de Dieu envers son peuple, fidélité qui n'exclut pas sa fermeté et sa justice.

Le livre des Nombres, doit son titre au fait qu'il rapporte plusieurs dénombrements ou recensements des Israélites, qui après avoir reçu de Moïse toutes les lois que Dieu lui a communiqué au Sinaï, se préparent à se mettre en route vers le pays promis.

Dans cette lecture, le peuple d'Israël a peur et ne croit pas que Dieu puisse l'aider à entrer dans la terre promise. Ainsi, le peuple demeurera-t-il encore quarante ans au désert. Le manque de foi empêche de progresser dans les voies de Dieu.

Cette lecture de l'AT me touche, car des peurs on a tous et notre foi vacille assez facilement quand les peurs apparaissent.

LECTURE du livre des Nombres

Ce psaume du peuple en détresse, exprime ses appels à Dieu dans le malheur. Psaume
R/

Acclamation

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Voilà Jésus dans !a région de Tyr et de Sidon, région " païenne " avec ses disciples. Une étrangère se montre d'une foi audacieuse envers lui. Il s'agit d'une païenne. Elle crie, elle est désespérée. Elle crie, parce qu'elle devine que le salut vient de Jésus. Elle interpelle Jésus avec une telle insistance que les disciples en ont assez. Cette femme crie sa douleur de mère qui voit son enfant gravement atteinte d'un mal mystérieux. Elle sait par une intuition de foi que Jésus peut sauver sa fille. Du même souffle, elle exprime sa confiance en celui qu'elle appelle " Seigneur, fils de David ".

Elle se prosterne dans un geste d'adoration envers Dieu. À ce moment là, Jésus annonce déjà l'Eucharistie qu'on ne peut pas abandonner à n'importe qui en disant : " Il n'est Pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens ".

Les juifs traitaient les païens de " chiens ". On disait qu'ils étaient des non juifs. Le mot païen du latin "; pagamus " veut dire " campagnard ", ils devaient se retirer en campagne car on disait qu'ils ne connaissaient pas Dieu. Mais ils étaient eux aussi menés par Dieu et même appelés à la foi.

La foi de cette païenne s'exprime symboliquement à travers l'image du pain Le " pain " c'est aussi la Parole de Dieu qu'on ne peut pas " assimiler " si l'on est pas d'abord en intimité avec lui!
Elle est en intimité avec Dieu. Elle a mis sa confiance en sa Parole. Sa foi arrache à Jésus un miracle, ce qu'il n'avait pu faire à Nazareth. II lui dit : " Femme, ta foi est grande, que, tout se fasse pour toi comme tu le veux ! ".

De ce récit, je retiens l'universalisme, de l'Évangile. Elle est pour tout le monde.
Je réalise ici que toute l'attitude de Jésus n'avait pour but que de faire grandir la foi de cette païenne.
Dans notre vie, Dieu agit de la même façon. Souvent on ne comprend pas qu'il fasse la sourde oreille ! Et si c'était pour faire croître notre foi...

Prenons quelques instants, pour répondre dons un cceur à cœur avec Dieu à cette question : Est-ce que ma foi en Dieu est audacieuse ?

Dans la famille du Père, les lois sont au service de l'amour; disons cette prière

Notre Père...

Invitation à la communion

Préparons-nous ô recevoir cette nourriture consacrée que Jésus le Christ qui s'offre à nous pour nous donner la vie. Que cette eucharistie Seigneur renouvelle nos esprits et nos corps.
Seigneur, je ne suis pas digne...

ENVOI
Je souhaite qu en ce 3 août 2005, nourris du Pain de Vie,
Que votre journée éclaire les autres de votre foi audacieuse.
Allons dans la joie et la foi de Dieu.

Bonne journée,

Célébration préparée par :
Cécile Prince


Célébration de la Parole
Mardi 19 juillet 2005
Exode 14, 21-15,1 Exode 15 Mathieu 12, 46-50

Bonjour et bienvenue à cette rencontre que nous débutons par la croix de Jésus notre signe de chrétien. †

Nous sommes en période de vacances. Des familles se rassemblent au bord des lacs des rivières, on pique-nique dans les parcs, d'autres vont à la mer retrouver des énergies nouvelles. Nous, nous gardons nos petits-fils et nous projetons de la baignade.

Aujourd'hui la lecture du livre de l'Exode nous conduit au bord de l'eau, à la traversée de la mer avec les hébreux sous la conduite de Moïse. Faisons la lecture de ce texte et voyons comment s'est passé cette traversée.

Lecture du livre de l'exode (14,21-15,1) (Lecture dans le Prions)

On sait que les hébreux avaient été esclaves des Égyptiens et affectés à des travaux difficiles. On sait aussi que Moïse fidèle à l'appel de Dieu accomplit cette mission de libérer son peuple de l'esclavage en l'éloignant du Pharaon.

Est-ce que Dieu libère encore aujourd'hui ?
Nous pouvons faire un lien entre Moïse de l'ancien testament qui libère les hébreux et Jésus du nouveau testament qui nous libère de nos servitudes.
Nos servitudes sont ce qui nous empêche d'être heureux comme les soucis, les échecs, la consommation et la vitesse exagérées, la culpabilité. En fait tout ce qui nous empêche d'être libre.
Pourtant, nous sommes faits pour être autonomes, libres, fiers, féconds, heureux.
Si les hébreux ont pu échapper aux Égyptiens c'est parce que Moïse a fait confiance au Seigneur en étendant les bras contre la mer.
En évoquant la mer qui laisse passer les fils d'Israël, on peut penser à Jésus qui en étendant les bras sur la croix dans sa mort résurrection nous fait passer des ténèbres à la lumière pour que nous soyons libre et heureux. La croix nous montre un Dieu fidèle à l'amour qu'il porte pour chacun de nous. Jésus nous fait parvenir dans des lieux d'espérance et de paix.
Ce passage de la mer évoque aussi l'eau de notre baptême, cette eau, lieu de passage par lequel nous devenons une créature nouvelle en Jésus. On raconte qu'un jour un missionnaire avait invité ici une personne de sa mission où il ne pleuvait que très rarement. Il était surpris de voir comment ici il y avait de l'eau qui coulait du robinet au besoin. Le missionnaire lui a aussi fait visiter une chute et son invité était étonné de voir toute cette eau qui coulait sans arrêt. Alors le missionnaire a fait un lien entre cette abondance d'eau et l'amour fidèle de Dieu reçu à son baptême, un amour sans limite qui veut nous rendre toujours plus libre.
Dieu fit alliance avec son peuple par Moïse et il renouvelle cette alliance aujourd'hui par Jésus qui offre le salut à tous.
Disons-lui merci et confions-lui nos demandes.

Chantons le Seigneur, magnifique est sa victoire.
Je vous invite à lire ensemble le psaume tiré du livre de l'exode.

Cantique (Exode 15,8,6b.10,16.17b) (Lecture dans le Prions)
R Chantons le Seigneur, magnifique est sa victoire !

Béni sois-tu pour la Parole, la Parole qui nous donne vie ! Heureux ceux qui entendent la Parole de Dieu et lui demeurent fidèles ! Béni sois-tu pour la Parole, la Parole qui nous donne vie !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Mathieu (12, 46-50) (Lecture dans le Prions)

Jésus prêche dans une maison. La salle est comble. Marie et d'autres parents aimeraient parler à Jésus, mais c'est impossible à cause de la foule. En communiquant d'une personne à une autre, on finit par atteindre Jésus pour lui faire le message.

Ce n'est certainement pas parce que Jésus refuse de parler à sa mère ou qu'il la juge moins importante que les autres. Mais Jésus saute sur l'occasion pour montrer comment aux yeux de Dieu nous sommes importants. Jésus répète souvent que Dieu est son Père et notre Père, Ce n'est pas seulement une comparaison, quand j'écoute la Parole de Dieu, je suis le frère de Jésus. La Parole crée un lien de parenté qui m'unit à Lui.

Jésus me révèle que pour être parent avec Lui, c'est le lien du cœur qui est important, ce que Dieu cherche avec chacun d'entre nous, c'est une relation d'amour. Jésus ne méprise pas les liens du sang, Il ne renie pas sa mère, Il la valorise plutôt en nous faisant comprendre que la relation qu'il veut avoir avec nous est aussi importante que sa relation avec sa mère. C'est bien avec sa mère qu'Il a appris à découvrir la Parole de Dieu, et à en vivre.

Normalement, la mère, c'est la femme qui donne la vie. Les frères et les sœurs, ce sont ceux qui sont issus du même sang. Or Jésus vient me révéler que ce qui m'unit à lui c'est l'obéissance au Père, c'est faire sa volonté. Ainsi Jésus obéit au Père parce qu'il est son Fils; quand j'obéis au Père, je deviens fils de Dieu, comme Jésus, donc frère de Jésus.

Obéir à Dieu ce n'est pas une expression populaire, le mot obéir nous rebute même parce qu'il nous rappelle des ordres désagréables et contraignants que nous avons déjà reçu de nos parents ou de nos supérieurs. Mais obéir à Dieu ce n'est pas contraignant, ce n'est pas désagréable. Dieu ne veut pas nous contraindre, sa loi est une loi d'amour, de liberté, qui allège notre fardeau, Dieu notre père nous est toujours fidèle, et Jésus notre grand frère marche à côté de nous, nous accompagne sur notre route.

Avec notre frère Jésus, disons ensemble le Notre Père…

Notre Père …

" Seigneur, tu nous invites à écouter ta Parole pour devenir tes frères. Seigneur, prends pitié de nous.
" Tu nous invites à demeurer fidèle à ta Parole. O Christ, prends pitié de nous.
" Seigneur, tu nous invites à répandre ta Parole comme du bon grain. Seigneur, prends pitié de nous.

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri.

COMMUNION (Cassette : Musique)

" Jésus, je crois en ta présence dans le pain que je viens de recevoir.
" Jésus, je crois en ta présence dans la Parole que tu viens déposer dans mon cœur.
" Jésus, j'accepte ta proposition d'être mon frère et de partager la route avec moi.

Que le Dieu tout puissant nous bénisse et nous accompagne pendant toute la journée, au nom du Père, du Fils et l'Esprit Saint. Amen. †

Célébration préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau


Célébration Parole 6 juillet 2005
Seigneur envoie ton Esprit Saint pour...

Unissons-nous à tous les chrétiens de notre communauté et du monde entier en faisant sur nous le signe de la croix.

Prenons le temps de présenter au Seigneur, les membres de nos familles, les personnes malades que nous connaissons et tous ceux el celles qui demandent que nous prions pour eux.

Dans la lecture de ce matin, nous allons entendre un récit de l'histoire de Joseph et de ses frères, les fils de Jacob. Il faut savoir d'abord que Joseph a été vendu par ses frères à une caravane de marchands, par jalousie. Joseph a été plus tard amené à interpréter un rêve de Pharaon, roi d'Égypte. Ce rêve prédisait 7 années d'abondance suivies de 7 années de famine dans tout le pays. Pour cela le roi accorda à Joseph plein pouvoir pour s'occuper de faire des réserves de blé et ainsi survivre pendant les années de famine.

Écoutons maintenant ce récit de la Genèse (41, 55-57 ; 42, 57a.17-24a).

Tous les récits de l'A.T. nous relatent comment le peuple hébreu a reconnu graduellement la présence et la puissance de son Dieu à travers ses expériences, à travers son histoire humaine.

Dans ce texte de ce matin, l'auteur fait découvrir comment Dieu vient au secours de son peuple, comment il vient le nourrir. Et cela malgré leurs fautes, leurs égarements. C'est par un homme, Joseph, que Dieu agit. C'est bien en humain que celui-ci réagit : d'abord il a bien envie de se venger pour ce que ses frères lui ont fait subir. Mais ensuite il a pitié et leur donne de quoi manger.

Mais comment ce récit peut être Parole de Dieu pour nous aujourd'hui ? Nous sommes invités à regarder notre propre histoire personnelle pour y découvrir comment Dieu est venu à notre secours dans les moments de détresse. Comment il nous a nourri quand nous avions faim : faim de nourriture peut-être mais aussi faim de pardons, faim de compréhension, faim d'amour. Rappelons-nous dans notre coeur des moments où nous avons eu faim et comment nous avons été nourris. (Silence).

À travers les personnes qui nous ont nourris, reconnaissons Dieu qui a pris soin de nous. (Silence)

Ce récit vient aussi nous interpeller à être nous-même des Joseph pour nos frères et soeurs. Dieu compte sur nous pour prendre soin des personnes qui sont sur notre route. Nous pouvons être parfois tenté comme Joseph de refuser de les nourrir, pour toutes sortes de raisons qui pourraient être valables humainement. Dieu nous demande de pardonner et de donner généreusement afin que tous aient du pain pour vivre.

Lecture de l'Évangile selon saint Mathieu (10,1-7)

Dans Évangile, Dieu est encore celui qui se fait proche de son peuple, en Jésus. Ici non seulement il donne à manger, mais il sauve en chassant les esprits mauvais et en guérissant de toutes maladies. C'est ce que Jésus fait tout au long de sa vie publique.

Voilà qu'avant d'envoyer ses apôtres en mission, il leur donne les pouvoirs qui étaient les siens. Pourtant les disciples qu'il a choisis ne sont pas les plus brillants, les plus pieux ou les plus parfaits. Ce sont des gens simples qui ne comprennent pas toujours qui est Jésus. Le chef du groupe l'a renié, un autre l'a trahi et un autre n'a pas cru en sa résurrection. Pourtant c'est à eux qu'il donne ses pouvoirs pour que le monde sache que Dieu est tout proche, que chacun a sa place dans son Royaume où le mal et la maladie n'existent pas. Ce Royaume est déjà commencé sur terre et ce sont les apôtres qui ont mission de faire grandir ce Royaume.

C'est à nous, ses disciples d'aujourd'hui, qu'incombe la mission de faire grandir sur terre la paix, la miséricorde, la joie et l'amour. Comme les apôtres, nous ne sommes pas des parfaits, mais c'est à nous qu'il donne ses pouvoirs d'éloigner le mal et les maladies de toutes sortes. Cela me rappelle une phrase que J'ai entendu Dieu ne choisit pas celui qui est capable, mais il rend capable celui qu'il choisit. Jésus quand il envoie en mission, il donne ses instructions : N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville de Samarie. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. C'est d'abord aux gens de notre milieu que nous sommes envoyés pour proclamer par nos gestes, nos paroles et notre façon d'être que Dieu se fait proche de chacun d'eux.

Rendons grâces pour la confiance que Dieu met en chacun de nous, pour les pouvoirs qu'il nous donne et pour toutes les fois où il se fait proche, qu'il prend soin de chacun de nous.

En union avec Jésus et tous nos frères et sœurs prions Notre Père…

Demandons à Jésus de venir lui-même nous nourrir par son Pain de Vie afin de nous rendre capable de réaliser notre mission.

Célébration préparée par:
Nicole H. Masson


Célébration de la Parole
Mardi 7 juin 2005
2 Corinthiens 1, 18-22 Psaume 118(119) Mathieu 5, 13-16

Est-ce que ça vous est déjà arrivé de vous cogner les orteils sur une patte du lit parce que vous vous êtes levés à la noirceur la nuit ? Moi, ça m'est déjà arrivé et ça fait mal ! On a envie de crier ayoye. Quand on est dans la noirceur, on est exposé au mal.

Vous souvenez-vous de la dernière panne de courant qui est arrivée un soir en regardant la TV ? Vous devez avoir fait comme moi, j'ai immédiatement pensé : où est la lampe de poche ? Où est la bougie ? Où sont les allumettes ? Nous supportons mal la noirceur, nous cherchons la lumière qui nous apporte la sécurité. La noirceur de notre imagination est peuplée d'araignées, de chauves-souris et de méchantes bibittes.

La croix est un symbole de la lumière que nous apporte Jésus. Traçons sur nous ce signe de lumière qui témoigne de notre foi. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. †

Le langage que nous parlons témoigne de nos valeurs et de notre loyauté. Écoutons saint Paul nous parler du langage que devrait avoir un chrétien.

Lecture de la seconde lettre de saint Paul aux Corinthiens (1, 18-22) (Lecture dans le Prions)

Saint Paul est très catégorique, dire oui à Jésus c'est un ‹oui› sans hésitations. Ce n'est pas un ‹oui et non›, un ‹peut-être› ou un ‹plus tard›. Quand Jésus a dit à Mathieu, ‹Vient, suis-moi›, Mathieu s'est levé en laissant ses livres de comptes et l'argent des impôts pour marcher à la suite de Jésus. Quand Jésus a appelé Pierre, il a laissé sa barque et ses filets pour suivre Jésus. Le jeune homme riche de l'évangile n'a pas pu dire ‹oui› à Jésus, il est parti songeur, nous rapporte un certain récit.

Saint Paul ne dit pas que des paroles, il prêche par l'exemple, après qu'il a eu dit ‹oui› à Jésus, il a été loyal jusqu'à donner sa vie.

Jésus nous a révélé qu'il est la lumière du monde, dire ‹oui› à Jésus c'est dire ‹oui› à la lumière, c'est dire ‹oui› à la beauté, c'est dire ‹oui› à l'amour, c'est dire ‹oui› à la vie.

Jésus ne nous demande pas de toujours dire ‹oui› les yeux fermés. Il nous invite plutôt à dire ‹oui› à la lumière et ‹non› à la noirceur. Dire ‹oui› ou ‹non› ce n'est pas toujours facile, ça demande toujours de faire un choix, et tout n'est pas toujours noir ou blanc. Il y a parfois de zones grises, des ombres. Quand il m'est demandé un service ou un engagement, j'ai à faire des choix, quand je dis un oui, je dois peut-être dire un non ailleurs. Jésus nous invite à marcher à sa suite, dans sa lumière pour éclairer nos choix. La lumière qu'il nous promet est à l'intérieur de nous, personne ne peut nous la ravir, c'est son Esprit Saint.

Psaume 118(119) (Lecture dans le Prions)
R Pour ton serviteur, que ton visage s'illumine !

Béni sois-tu pour la Parole, la Parole qui nous donne vie ! La lumière est venue dans le monde : celui qui agit selon la vérité vient à la lumière. Béni sois-tu pour la Parole, la Parole qui nous donne vie !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Mathieu (5, 13-16) (Lecture dans le Prions)

Ce récit se passe après le sermon des béatitudes sur la montagne et Jésus disait à ses disciples; "Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde."

Par notre histoire, nous savons l'importance du sel pour conserver les aliments alors que nous n'avions pas de réfrigérateur ou de congélateur. Nous savons aussi que le sel donne un bon goût aux aliments. Mais s'il n'y avait que du sel au menu, on tirerait vite la langue. La nourriture attend le sel mais sel suppose la nourriture.

Jésus ne rêve pas quand Il dit à ses disciples, ceux de son temps et aussi ceux d'aujourd'hui, vous êtes "sel de la terre", Il sait que le monde n'est pas parfait. Comme un plat a besoin de sel, le monde a besoin de disciples devenus heureux, d'un bonheur de bonne qualité, pour être dissous dans le monde tout en gardant son originalité de disciple de Jésus.

Cet évangile invite les disciples à rendre le monde savoureux de sorte qu'en les côtoyant, on se mette à penser : voilà une manière de vivre qui a du sens, qui donne le goût de vivre.

En lisant cet évangile, j'ai repensé à un événement vécu sous le signe de la lumière. C'était au centre ville, la fin de semaine du 28 mai dernier. Une marche de sept heures du soir à sept heures du matin entre des milliers de luminaires allumés pour la nuit. Un événement qui se voulait un symbole d'espoir pour les personnes atteintes de la maladie du cancer. Toutes ces lumières discrètes, qui n'aveuglaient pas, étaient comme des points de repère.

Nous sommes dans les journées où les heures de lumière sont les plus longues. Nous savons les bienfaits de la lumière sur les plantes, sur le moral des personnes aussi. Jésus se sert de cet exemple pour dire à ses disciples : "Vous êtes la lumière" Dans la bible, les ténèbres symbolisent le mal tandis que la lumière est le symbole du bien. La lumière nous sort des ténèbres et nous indique un chemin à suivre, elle apaise, elle sécurise.

Jésus invite à être sel et lumière en recevant de Lui saveur et clarté pour en être fidèlement témoin. Un témoin qui ne cherche pas à imposer son bonheur mais qui le propose comme une réponse au désir le plus profond du cœur humain.

" Reconnaissons la bonté du Seigneur, Dieu de toute miséricorde. Pour nous, ton visage s'illumine. Seigneur, prends pitié.
" Tu nous invites à garder notre regard dans ta direction. O Christ, prends pitié.
" Tes appels nous sont souvent cachés par l'ombre de notre bien-être. Seigneur, prends pitié.

Jésus veut que nous soyons sel de la terre et lumière du monde. Pour y parvenir, demandons à son Père de nous soutenir comme il a soutenu Jésus. Ensemble disons…

Notre Père …

Voici le Christ notre lumière, qui nous invite à briller avec lui. Il est l'agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde.

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri.

COMMUNION (Cassette : Musique)

" Jésus, source de lumière, viens éclairer les coins sombres de mon cœur.
" Jésus, source de lumière, ouvre mes yeux à ta lumière, viens éclairer mes oui et mes non.
" Jésus, source de lumière, donne-moi ta lumière pour que je puisse rayonner de toi.

Que le Dieu tout puissant nous bénisse et nous accompagne pendant toute la journée, au nom du Père, du Fils et l'Esprit Saint. Amen. †

Célébration préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau


Célébration de la Parole
Mardi 26 avril 2005
Actes 14, 19-28 Psaume 144(145) Jean 14, 17-31a

"Shalom", c'est une salutation en hébreux qui était utilisé au temps de Jésus et qui est encore d'usage aujourd'hui lorsque deux juifs se rencontrent. C'est l'équivalent de notre "bonjour comment ça va" mais ça veut plutôt dire que je te souhaite la paix. Jésus avant de partir a voulu donner un sens plus profond à ce signe.

"Shalom", C'est le signe de paix des juifs. Nous avons-nous aussi notre signe de paix comme chrétiens, c'est le signe de la croix. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. †

Jésus a laissé à ses apôtres cette paix, qui donne de l'audace pour manifester sa foi. Cette audace qui les pousse à partir en mission pour proclamer sa Bonne Nouvelle. Écoutons ce récit des Actes des Apôtres qui nous décrit l'audace de Paul et Barnabé et qui nous fait saisir la force de la paix qui les habite.

Lecture du livre des Actes des Apôtres (14, 19-28) (Lecture dans le Prions)

Quand Jésus a donné sa paix à ses apôtres avant de les quitter, ce n'était pas uniquement pour eux, mais pour qu'à leur tour, ils répandent cette paix. Cette paix est contagieuse, Paul et Barnabé ont eux-mêmes reçu cette paix de l'un des douze, et ils étaient ensuite prêts à parcourir le monde pour la répandre.

Paul est tellement habité par cette paix, que rien ne lui fait peur. Il est même lapidé par des juifs. On sait que la lapidation c'est la condamnation à mort. Mais Paul après avoir été laissé pour mort, se relève et reprend sa mission.

Jésus nous dit n'ayez pas peur, c'est ma paix que je vous donne, elle n'est pas comme celle des hommes, ma paix est intérieure, personne ne peut vous la ravir.

La grande mission que Jésus a confiée à ses disciples ce n'était pas de simplement se réunir pour prier comme ils le faisaient au cénacle, mais de sortir et de parler de Lui et de son message d'amour.

Paul et Barnabé l'ont bien compris et ils parcourent le monde antique pour former des petits noyaux de chrétiens qui à leur tour partiront eux aussi annoncer l'évangile. Jean-Paul II était visiblement habité par une grande paix, il a parcouru le monde pour la donner.

Se peut-il que nous ayons un peu peur de cette paix, de l'audace qu'elle peut nous donner ? Se peut-il que cette paix qui habitait Paul et Barnabé nous soit offerte à nous aussi ? Se peut-il que des gens autour de nous aient besoin de cette paix ?

Psaume 144(145) (Lecture dans le Prions)

R Que tes amis chantent la gloire de ton règne!

Alleluia. Alléluia ! Le Christ devait souffrir et ressusciter d'entre les morts pour entrer dans la gloire. Alléluia !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (14, 27-31a) (Lecture dans le Prions)

Discours de la Cène : la paix du Christ soutiendra les disciples dans l'épreuve.

Quand notre petit fils de quatre ans vient nous visiter, il aime beaucoup jouer avec son grand-père. La dernière fois, il lui a dit : " papy, viens jouer à la guerre ! " Alors Réal lui a répondu : " pourquoi on ne joue pas plutôt à la paix ? " Alors notre petit fils l'a regardé et lui a dit : " comment on joue ça à la paix ? " Comment répondre à cette question pour être compris ?

Dans le récit que nous venons de lire, nous sommes le jeudi saint, Jésus doit bien se demander comment dire à ses disciples, qu'Il leur laisse la paix et
être compris par eux ? "C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne. "

Ce mot paix, on l'utilise souvent dans nos célébrations. C'est un mot qui nous vient d'Orient et qui était d'abord une salutation…

Puis on lui a ajouté le sens de ce qu'on dit quand on répond à quelqu'un qui nous demande : " comment ça va ? " On répond : " ça va bien. "
Chez les hébreux être en paix ça voulait dire avoir une terre, manger à sa faim, être en sécurité. Ça allait bien. " Il s'agissait d'un bonheur terrestre.

Par la suite la paix apparaîtra comme un bien spirituel. Les prophètes annonceront le Messie, comme le " Prince de la paix ". Il viendra transformer nos cœurs pour qu'ils produisent des fruits de paix et d'unité.

IL y a comme un mariage entre la paix et l'unité. Pour nous les parents la paix ça peut être l'unité dans nos familles. Pour le pape Jean-Paul II, la paix c'était l'unité dans le monde. Il répétait souvent : " n'ayez pas peur. " Comme Jésus dit à ses disciples quelques heures avant sa mort-résurrection : " ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. " Même s'il a des moments difficiles, la paix de son Père l'habite. C'est cette paix qu'Il donne.

Jésus-Christ est notre paix, une paix intérieure, une paix de pécheurs pardonnés qui deviennent des artisans de pardon, de réconciliation. On sait comment un simple contact chaleureux peut changer l'humeur d'une personne, comment un sourire peut ensoleiller la journée de quelqu'un, comment un peu d'amour peut transformer toute une existence.

On peut se demander comment je suis aujourd'hui un artisan de paix.

" Seigneur Jésus, Toi tu possèdes la paix et tu la donnes, non pas comme la donne le monde, mais une paix profonde. Pour toutes les fois où nous avons eu peur d'accueillir cette paix, Seigneur prends pitié de nous.
" Seigneur Jésus, Toi tu ouvres des chemins de pardon, d'espérance et d'unité. Pour toutes les fois où nous avons manqué de confiance en toi, où nous avons refusé ton pardon, prends pitié.
" Seigneur Jésus, tu réconfortes tes disciples bouleversés par l'inquiétude. Pour toutes les fois où nous avons hésité à croire en toi, où nous avons manqué d'audace, prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, accompagne-nous dans cette prière à ton Père, à notre Père.

Notre Père …

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri.


COMMUNION (Cassette : Musique)

" Merci Jésus de nous réunir dans ton Unité. Nous savons que unité ne veut pas dire uniformité. Tu nous reconnais avec chacun nos différences. Merci Seigneur.
" Merci Jésus pour ta fidélité à ton Père et en même temps ta fidélité à chaque être humain que nous sommes. Merci Seigneur.
" Merci Jésus pour la joie que ta paix nous apporte. Merci Seigneur.

Que le Dieu tout puissant nous bénisse et nous accompagne pendant toute la journée, au nom du Père, du Fils et l'Esprit Saint. Amen. †

Célébration préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau



Célébration de la Parole : mercredi 13 avril 2005
Signe de la croix.
La parole de Dieu exige de nous un esprit large et ouvert afin de bien comprendre le message qui nous est transmis par Jésus. Préparons-nous à cette célébration en reconnaissant notre besoin d'ouverture et de souplesse. (silence)

Prions pour ceux qui sont recommandés à nos prières, nos défunts, et spécialement pour les cardinaux réunis pour choisir le prochain pape afin que l'Esprit Saint les éclaire.

Seigneur Jésus, envoyé par le Père pour révéler la grandeur de son amour, béni sois-tu et prends pitié de nous.
O Christ, venu dans le monde pour révéler la beauté de la fidélité de Dieu, béni sois-tu et prends pitié de nous.
Seigneur Jésus, élevé dans la gloire du Père pour révéler l'accomplissement de la promesse de salut, béni sois-tu et prends pitié de nous.

Dans l'épître d'aujourd'hui, nous constatons que les persécutions contre l'église de Jérusalem ne viennent pas à bout de la ferveur des Apôtres, porteurs de la Bonne Nouvelle. Ils ont confiance car ils ont pour maître "le Christ", pain vivant venu du ciel.

Lecture du livre des Actes des Apôtres (8, 1b-8)

Réflexion : Aux premiers jours de l'Église, les apôtres affrontaient bien des obstacles et des périls. Étienne a été lapidé et Saul cherchait par tous les moyens à détruire l'Église. Il poursuivra ses persécutions jusqu'au jour où, mystérieusement, il entendra cet appel du Christ :"Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?

Le zèle des premiers disciples est frappant. Sont-ils renvoyés de Jérusalem par la persécution, aussitôt ils partent et répandent sur leur passage la Bonne Nouvelle de Jésus. Ils n'ont pas peur car l'amour de Jésus enlève toute crainte. Ainsi Philippe arriva dans une ville de Samarie et là, les foules, d'un seul cœur s'attachaient à ce qu'il disait, à ce qu'ils voyaient et entendaient. Il y eut dans cette ville une grande joie.

Partout où les apôtres passent, ils ne peuvent se taire car l'amour dans leur cœur est immense par l'action de l'Esprit.

A L'exemple des apôtres, nous, chrétiens d'aujourd'hui, demandons à l'Esprit de Dieu de nous aider à être de vrais témoins de l'Église.

Esprit Saint, toi qui a mis une telle ardeur dans l'Église des premiers temps, augmente en nos cœurs le feu de l'amour afin que de ton Église, nous soyons de dignes témoins chaque jour de notre vie.

Psaume 65(66)

Acclamation à l'évangile

Évangile selon saint Jean (6, 35-40)

Réflexion : Jésus vient de donner à manger à la foule… puis il annonce que ce pain qu'ils ont mangé n'est qu'un pain de dépannage pour la santé physique mais qu'il existe un autre pain, plus important, qui donne la vie éternelle. Et c'est alors que Jésus dit : "Je suis le pain de la vie". "Je suis" signifieque c'est Jésus lui-même.

Un pain c'est une nourriture faite pour être mangée. Jésus en parlant pensait à l'Eucharistie qu'il donnerait en nourriture aux croyants. Comme ce pain est une nourriture de tous les jours, c'est donc que l'Eucharistie doit être "mangée" … souvent.

Jésus nous dit aussi que celui qui vient à lui n'aura plus jamais faim ni soif. Donc celui qui suit Jésus ne s'attache plus aux nourritures terrestres et périssables. Et celui qui met sa confiance en lui ne cherche plus d'autres amours que lui.

Jésus dit aussi aux gens :"Vous avez vu et pourtant vous ne croyez pas". Pour croire il faut faire confiance. Beaucoup de pharisiens n'ont pas cru malgré les miracles de Jésus parce qu'ils ont fermé leur cœur. Nous, faisons-nous toujours confiance à Jésus ? Notre cœur est-il toujours ouvert ?

Jésus est en union étroite de pensée et d'action avec le Père. Lorsqu'il agit, c'est comme si c'était le Père qui agissait. Or, le Père inspire à des gens d'aller vers Jésus. Même si le Père veut sauver tous les hommes, c'est seulement le petit nombre qui est conscient de cet appel. Dieu ne nous sauve pas sans notre accord. Comme son Fils est le seul chemin pour nous conduire au salut, nous devons le reconnaître et croire en lui. L'important c'est d'avoir un "contact" réel avec Jésus.

Combien de chrétiens assistent régulièrement à la messe sans avoir un contact "réel" avec le Christ. Si je veux être certain de la qualité de ma foi, je dois commencer par "voir" le Chris : c'est-à-dire "le connaître"; cela suppose que je suis conscient de tout ce qu'il fait pour moi. Parce qu'il m'aimait, il a pris un corps comme le mien; il est venu me révéler les secrets du ciel; il a souffert et il est mort pour me sauver. Quand je réalise cela dans mon cœur, je "connais" vraiment Jésus et ça transforme ma vie. Ma foi devient vivante, je deviens uni à Lui et, après ma mort, il va m'entraîner avec Lui dans la résurrection.

Dans ce discours sur le pain de vie que nous rappelle saint Jean, Jésus nous révèle les secrets cachés dans le plan du Père. En Jésus nous est donné le pain définitif. Qui l'a trouvé n'a plus à chercher ailleurs pour apaiser sa faim. En Jésus résonne la Parole ultime du Père. Il répond à toutes les attentes de l'homme.

Pour ce pain de la vie qui rassasie à jamais, rendons grâce au Seigneur notre Dieu et ensemble redisons cette prière de confiance qu'il a enseigné à ses disciples :

Notre Père…

En recevant le pain eucharistique, le Christ s'offre en nourriture pour la vie éternelle. Heureuses et heureux sommes-nous d'être invités au repas du Seigneur.
Seigneur, je ne suis pas digne…

Communion et action de grâces personnelle.

Merci Seigneur d'être toujours avec moi sur le chemin de mes jours. En toi seul, je me fie car tu es mon refuge dans les moments difficiles de ma vie. Avec toi, je n'ai plus de crainte car je sais que tu es toujours là pour me combler de ta tendresse et de ton amour. Merci de ta présence dans mon cœur.
Chant : Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom

Célébration préparée par:
Thérèse Beaudet


Célébration de la Parole du mercredi saint

La trahison de Judas

Offrons notre célébration pour toutes les personnes souffrantes de nos familles et de nos communautés.
Qui peut comprendre le mieux une personne qui vit un deuil, qu'une autre personne qui a déjà perdu un être cher ? Qui peut comprendre le mieux une personne rejetée, qu'une autre personne qui a vécu le rejet?

Jésus au cours de sa vie terrestre a vécu toutes les souffrances, humaines, Il peut donc mieux que quiconque comprendre nos souffrances. Il se fait proche de chacun de nous pour nous accompagner dans tout ce que nous vivons, C'est lui qui peut mieux que quiconque nous apprendre à, trouver un sens à nos situations de souffrance de toutes sortes.

Le serviteur du Seigneur dont parle lsaie accueille les souffrances et les outrages avec résignation parce qu'il fait confiance en son Père qu'il sait tout proche. Jésus n'a pas recherché la souffrance. Toute sa vie il a voulu la soulager. Mais quand elle s'est présentée il ne s'est pas dérobé. Il se laisse instruire par la Parole qui ne cesse de lui dire l'amour de son Père, sa fidélité, sa compassion dans toutes les épreuves. Jésus a été ce serviteur du Seigneur que nous sommes appelés à contempler cette semaine dans les derniers jours si terribles de sa vie humaine. Il nous apprend a accueillir dans la foi toutes nos misères en communion avec celles qu'il a lui-même vécu. Quand au jour de Pâques, nous pourrons contempler Jésus ressuscité, nous saurons que toutes nos souffrances ne sont pas perdues, que même la mort ne peut avoir le dernier mot devant l'amour du Père qui nous promet la vie éternelle, le bonheur éternel.

Les motifs qui ont pu amener Judas à trahir Jésus, sont difficiles à expliquer. D'ailleurs les récits évangéliques ne sont pas clairs sur ce sujet. On connaît peu de choses sur la psychologie de Judas, On ne peut donc qu'émettre des hypothèses.

Selon le récit de Mathieu, Judas aurait lui-même demandé de l'argent : "Que voulez-vous me donner, et moi je vous le livrerai" (Mt 26, 15). Pour Marc et Luc, ce sont les grands prêtres qui offrent de l'argent à Judas (Mc 14, 11 et Lc 22, 5 1). Jean, par deux fois, souligne que Judas s'occupait de la bourse et il dit même qu'iI était voleur (Jn 12, 6). Plusieurs se sont servis de ces allusions pour dire que Judas a trahi Jésus pour de l'argent. Cependant, la somme de trente pièces d'argent est bien minime pour motiver quelqu'un à faire un tel acte. De plus, après la condamnation de Jésus, Judas va rendre l'argent aux grands prêtres ce qui peut laisser soupçonner que Judas n'était pas intéressé par cet argent.

Les récits évangéliques relatent que les autorités juives, après la résurrection de Lazare, "décidèrent ensemble de s'emparer de Jésus par ruse pour le tuer" (Mt 26, 4). Judas, fort probablement, a été victime de celle ruse. Les grands prêtres se sont servis de lui pour arriver à leur fin, c'est-à-dire éliminer Jésus. Car avant même sa comparution, Jésus était déjà condamné. Quand à Judas, il a voulu, contre la volonté de Jésus, l'amener devant le sanhédrin, pas pour le faire tuer, mais pour qu'il puisse avoir l'occasion de se mettre en valeur. Le récit de Jean rapporte d'ailleurs ce souhait des frères de jésus : " On n'agit pas en cachette quand on veut s'affirmer. Puisque tu accomplis de telles œuvres, manifeste-toi au monde " (Jn 7, 4).

Judas est un bon juif, qui fait confiance aux membres du Sanhédrin, pour qu'ils jugent Jésus avec justice. Il ne peut prévoir que celui-ci est déjà condamné, avant même son procès. D'ailleurs, Jésus répugnait de se défendre devant les autorités; ce n'était pas sa mission.

La trahison de Judas vient du fait qu'il connaissait mal Jésus et sa véritable mission. Il ne lui a pas fait confiance en l'obligeant à comparaître devant le Sanhédrin, en désobéissant à sa volonté. Souvent nous sommes tentés de juger durement Judas pour son geste.

Pourtant, voilà le genre de trahison que tout disciple peut être tenté de vivre. Il arrive que nous soyons tentés de refuser d'être totalement en communion avec Jésus par manque de courage ou en se justifiant facilement face aux injustices du monde dont on se fait ainsi complice. Suivre Jésus demande du courage, de la fidélité et de l'humilité. Jésus n'a pas cherché à se mettre en évidence; il a voulu faire la volonté du Père. Quand nous cherchons notre propre intérêt plutôt que de faire la volonté du Père, nous ressemblons à Judas quand nous reprochons à Dieu de ne pas agir dans notre monde.
Le geste de Judas doit nous amener à faire de plus en plus confiance à Jésus, à vivre en communion avec Lui pour faire sa volonté, dans la vérité.

Célébration préparée par:
Nicole H. Masson



Célébration de la Parole, Mardi 15 mars 2005
Nombres 21, 4b-9 Psaume 101 (102) Jean 8, 21-30

Bonjour, bienvenue à notre rencontre du 15 mars 2005.

Depuis maintenant cinq semaines nous avons un visuel qui nous parle de récits bibliques.

Le premier des symboles qui a été déposé a été la Parole de Dieu. Nous avons été invité avec Jésus au désert à faire le choix libre de mettre notre confiance dans la Parole de Dieu, Et d'autres symboles se sont ajoutés.

Mais ce matin ce qui attire mon attention, c'est que tous ces symboles sont regroupés autour d'une croix élevée.

Aujourd'hui, justement les textes nous parlent de la croix qui sauve et que les Israélites ont découvert au milieu du désert avec le mât de bronze.

Commençons par le signe de ce symbole, le signe de la croix. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. †

Écoutons ce récit de la genèse qui compte parmi les plus anciens textes connus.

Lecture du livre des Nombres (21, 4b-9) (Lecture dans le Prions)
(Le serpent de bronze élevé pour le salut d'Israël)

Comme nous l'avons dit, ce texte est tiré du livre des Nombres. Le livre des nombres est cette partie de la Bible qui raconte les quarante années qui suivent la libération du peuple d'Israël de l'esclavage de l'Égypte. C'est sous la conduite de Moïse que le peuple d'Israël se forme et se compte. (livre des nombres)

Cette génération qui est sortie d'Égypte ne verra pourtant pas la Terre Promise. C'est la génération suivante guidée par Josué qui s'installera sur cette terre tant convoitée.

Ce texte des Nombres nous offre une réflexion de croyants qui constatent que le peuple de Dieu se détourne facilement de Lui. Pourtant Dieu l'a libéré de l'esclavage des Égyptiens et Il continue de le sauver par le signe du serpent de bronze. Dieu fait à son peuple le cadeau de ce signe pour le protéger, le guérir.
Je ne sais pas si vous avez remarqué le symbole du serpent autour d'un mât se retrouve encore aujourd'hui sur certain remède, sur des factures de pharmacie. Le serpent de bronze est resté le signe de la médecine encore aujourd'hui.

On peut penser que ceux qui racontent et écoutent cette histoire du serpent de bronze ont besoin de se redire qu'ils n'ont pas à se décourager, malgré leurs difficultés présentes. S'ils se détournent de leur Dieu et que le malheur leur arrive, ils peuvent comprendre que Dieu n'a qu'un seul projet, celui de les sauver.

Quand Moïse intercéda pour son peuple, le Seigneur lui dit : Que ceux qui seront blessés regardent le signe et ils vivront.
Aujourd'hui quand on lit ce récit on fait le lien avec Jésus le signe de Dieu élevé sur la croix. Pour ceux qui ont La foi, Jésus est Celui qui vient à notre secours et nous donne le courage de vivre les moments plus difficiles. Il a pris sur Lui nos insuffisances et Il nous a donné son amour et sa miséricorde.

Prenons un instant pour parler à Jésus de nos besoins, de nos préoccupations.

Disons ensemble le psaume 101

Psaume 101 (102) (Lecture dans le Prions)

R Seigneur, entends ma prière.

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Fils de l'homme, élevé sur la croix, tu attire à toi tous les hommes. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (8, 21-30) (Lecture dans le Prions)

Au début de cet évangile, on dit que Jésus s'adresse aux Juifs. Ces Juifs bien pensants ne venaient pas pour accueillir la Parole de Jésus mais cherchaient plutôt à le confondre et le discréditer aux yeux des foules, et Jésus le savait bien. Ils ne comprennent pas le langage de Jésus parce que Jésus parle au niveau du cœur des personnes, eux l'écoutent en essayant de raisonner. Ces Juifs qui connaissent pourtant les écritures sont incapables de reconnaître en Jésus Celui dont parlent les écritures.

Jésus leur dit pourtant qu'il est "Je suis", c'est sous ce nom que Dieu a parlé à Moïse et à Abraham.

Jésus sait très bien qui il est, il a compris sa mission, il sait que les Juifs veulent le faire taire. Son message d'espérance aux démunis est bien mal reçu de ceux qui mettent toute leur confiance au respect stricte de la loi. Jésus dit qu'il n'est pas de ce monde, qu'il est d'en haut. C'est une affirmation très forte pour les Juifs qui attentent le Messie, ou bien on croit que c'est vrai et qu'il est Fils de Dieu ou bien on ne le croit pas et on le prend pour un imposteur. La preuve viendra au dimanche de Pâques, lorsque Dieu viendra approuver Jésus en le ressuscitant d'entre les morts.

Jésus pressent aussi qu'il va mourir bientôt de la main des Juifs et même de quelle façon il va être élevé sur la croix. Comme dans le récit précédent où Moïse avait élevé un serpent de bronze dans le désert pour sauver ceux qui levaient les yeux vers lui, Jésus ne demande que de croire en Lui pour être sauvé.

C'était difficile de croire pour les Juifs du temps, mais est-ce plus facile aujourd'hui ?

Est-ce facile de croire, quand on regarde l'ensemble du monde qui ne savent même plus ce qui se passe dans une église ?

Est-ce facile de croire quand on voit nos humoristes se moquer de notre religion ?

Est-ce facile de croire quand on voit les erreurs passées dans l'église ?

Est-ce facile de croire que nous sommes dans le bon chemin quand on voit tant de monde sur des chemins différents ?

Jésus nous demande aujourd'hui de lever les yeux, vers le symbole de la croix. Si nous parvenons à croire en Lui, comme les Hébreux au désert, il nous dit que nous sommes sauvés.

" Seigneur Jésus, tu connais mes doutes, mes tentations, pardonne-moi de douter de ta miséricorde et de ton salut.
" Seigneur Jésus, quand je regarde les guerres dans le monde, pardonne-moi de douter de la paix que tu nous promets.
" Seigneur Jésus, quand je vois les scandales et les crimes aux nouvelles, je devient négatif et pessimiste, pardonnes-moi de ne pas lever les yeux vers Toi.

Seigneur Jésus, aides-nous à lever nos yeux avec Toi vers notre Père.

Notre Père …

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri.

COMMUNION (Cassette : Musique)

" Merci Seigneur pour ce pain que tu nous donnes en nourriture, fait que ce pain qui est ton corps, nous transforme et nous rapproche de Toi.
" Merci Seigneur pour ce symbole de la croix que tu nous donnes, fait que nous soyons sauvés en la regardant avec foi.
" Merci Seigneur pour ta miséricorde qui nous permet de nous relever la tête et espérer en Toi.

Que le Dieu tout puissant nous bénisse et nous sauve, au nom du Père, du Fils et l'Esprit Saint. Amen. †

Célébration préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau



Célébration de la Parole : 15 février 2005-02-16

Signe de la croix.

La prière constitue une action importante dans la vie de tout croyant. Mais pour qu'elle soit écoutée et reçue de Dieu, elle ne doit pas être seulement répétition extérieure et mécanique de formules; elle doit être intérieure, elle doit partir du cœur, comme celle d'un enfant envers son père.

En ce temps de carême, tournons-nous vers le Père, notre père et demandons-lui de nous rendre capable de bien prier, de nous aimer les uns les autres et de vivre dans l'amour et l'humilité.
(Silence)
Offrons notre célébration pour tous les malades, le Pape, les personnes âgées, les jeunes et tous ceux qui se sont recommandées à nos prières. (Silence)

Prière : Seigneur Jésus, envoyé par le Père pour apprendre aux êtres humains à prier et partager, prends pitié de nous.
O Christ, venu dans le monde pour nous sauver en donnant ta vie, prends pitié de nous.
Seigneur Jésus, élevé dans la gloire, toi qui nous envoies l'Esprit qui nous ouvre aux autres, prends pitié de nous.

Lecture du livre d'Isaïe (55, 10-11)

Réflexion : La Parole de Dieu est puissance qui opère et lumière qui révèle. Dans l'Ancien Testament, le prophète Isaïe montre la puissance de la Parole de Dieu. Il indique que la Parole a toujours un résultat. Elle accomplit sa mission dans les cœurs, si chacun sait bien l'écouter et la mettre en pratique. Dieu se tient toujours è l'écoute de nos cœurs et nous délivre de nos angoisses comme le dit le psaume d'aujourd'hui.

Psaume 33(34)

Dans ce psaume, le psalmiste dit : "Le Seigneur entend ceux qui l'appellent; de toutes leurs angoisses, il les délivre. " Comment Jésus entend-il l'appel du croyant ? Comment le délivre-t-il ? Par une supplication et une prière fervente. La prière, acte joyeux et confiant, n'est pas une litanie de désolations mais un moyen de rencontrer le Père, notre Père. Dans l'Évangile, Mathieu nous explique comment Jésus a enseigné à ses disciples la prière par excellence : le Notre Père.

Évangile selon saint Mathieu (6, 7-15)

Réflexion : Dans son sermon sur la montagne, Jésus continue de donner des moyens pour vivre heureux. Pour lui, la prière est importante, mais il faut savoir prier. Jésus commence par nous mettre en garde contre les mauvaises façons de prier. Ce qui compte, ce n'est pas la quantité de paroles mais la manière de prier qui est importante. Die connaît nos besoins, il n'est pas nécessaire de l'informer "dans le détail". Notre prière ne doit pas être égoïste : quand nous nous adressons à Lui, au lieu de nous centrer seulement sur nos besoins personnels.

La clé de la prédication de Jésus, c'est le Notre Père : un abrégé de son Évangile. C'est dans cette prière que sont exprimées ses aspirations les plus profondes et les plus ardentes. La merveille des merveilles, c'est que nous puissions nous adresser à Dieu comme des enfants à leur père dans l'abandon et la confiance. Quand nous disons "Notre Père", c'est un acte de foi. Nous devons parler à Dieu simplement… avec notre cœur, en étant assuré que nous seront exaucé si ce que nous demandons est pour notre bien et pour la plus grande gloire de Dieu. En Disant "Notre Père", nous devons réaliser que notre prière est toujours communautaire : nous nous unissons à la prière de nos frères et sœurs du monde entier, qui eux aussi, disent "Notre Père".

"Que ton règne vienne". Ces mots signifient que le règne de Dieu est en germe partout dans le monde où la Parole de Dieu est semée. Jésus est là, avec sa puissance de salut. Le règne de Dieu est en marche et la volonté du Père sur les hommes, c'est qu'ils se conduisent suivant la volonté et les enseignements de Jésus.

"Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour". Après avoir pensé à la "gloire de Dieu", nous pouvons commencer à exposer nos besoins et ceux de nos frères et sœurs du monde entier. Quand Jésus invite ses disciples à le suivre, il désire qu'ils abandonnent toute préoccupation de subsistance : "Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez… cherchez d'abord le royaume et la justice de Dieu et tout cela vous sera donné par surcroît". (Luc 6, 6.25.33). Pour Jésus, le pain n'est pas seulement la nourriture pour le corps mais c'est aussi la Parole de Dieu, un pain spirituel qui fait vivre l'âme. Ce pain, c'est aussi celui de l'Eucharistie. "Le pain que je vous donnerai, c'est ma chair pour le salut du monde". (Jean 6,51)

Dans cette belle prière de "Pater", nous demandons le pardon de Dieu pour nos fautes. Dans sa vie, Jésus annonce le pardon de Dieu mais il répète sans cesse que nous devons pardonner nous aussi. La pratique du pardon, nous le savons, est difficile à nos cœurs d'humains. Le pardon demandé par Jésus n'est possible que si l'Esprit de Dieu le prononce avec nous et pour nous. Seuls, nous n'y arriverons jamais.
Quelle richesse que cette prière ! En nous l'enseignant, Jésus nous a fait, avec son corps, son don le plus précieux : la grâce de nous adresser à son Père, notre Père.

Nous ne pouvons grandir dans la foi qu'en étant unis à la volonté de Dieu, notre Père. Avec confiance, récitons ensemble cette prière que Jésus nous a si bien enseigné : Notre Père…

Préparation à la communion :
Voici que nous allons recevoir le Christ, le pain de vie qui nous unit les uns aux autres. Il est l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Seigneur je ne suis pas digne…

Communion et action de grâces personnelle.

Chant : Par ton corps.

Célébration préparée par:
Thérèse Beaudet


Célébration de la Parole
Mardi 8 février 2005
Genèse 1, 20 - 2, 4a Psaume 8 Marc 7, 1-13

Bonjour et bienvenue, aujourd'hui les réflexions de la Parole nous révèlent la générosité de Dieu pour nous.

Commençons par le signe des chrétiens, le signe de la croix. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. †

Écoutons ce récit de la genèse qui compte parmi les plus anciens textes connus.

Lecture de la Genèse (1,20-2,4a) (Lecture dans le Prions)
(Création des animaux et de l'homme.)

Aujourd'hui la question se pose encore : " Comment s'est passé le commencement de l'humanité? "
La science nous propose des résultats de recherche, elle démontre l'évolution de l'humain sur des millions d'années.

Depuis toujours l'être humain s'est posé la question : "d'où je viens?"
Au début des récits bibliques, la Genèse nous propose deux réflexions sur le sujet.
Le récit le plus ancien dit que l'être humain est tiré de la terre et que Dieu lui insuffle le souffle de vie.
Un deuxième récit, celui que nous venons de lire nous montre l'être humain comme le sommet de la création et l'image de Dieu.

Ce qui a attiré mon attention, c'est la phrase suivante :
Dieu dit faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance.
En quoi sommes-nous son image et sa ressemblance ?
On a plusieurs réponses.
L'être humain est maître des autres êtres vivants. Ils lui sont confiés pour être à son service et aussi pour qu'il en prenne soin.
Il est en quelque sorte le "lieutenant de Dieu sur la terre."
Mais l'essentiel est dans le fait que l'être humain est doué de raison et de volonté libre. Il est le seul qui soit capable d'entendre Dieu et de lui répondre, le seul qui puisse entrer en communion avec Dieu. Il y a quelque chose de commun entre lui et Dieu. Ce lieu où l'on peut entendre Dieu, lui obéir, mais aussi se refuser à lui, c'est notre "jardin secret", ce lieu qu'on appelle notre "cœur".
Par le cœur nous sommes présents à Dieu, à nous-mêmes et aux autres.
Dieu vit l'être humain qu'Il avait fait : C'était très bon nous dit le récit de la Genèse.
Quelle grandeur pour l'être humain mais en même temps quelle reconnaissance il doit avoir devant la générosité de son Créateur !
N'avons-nous pas raison de nous émerveiller devant la création. Et si pour quelques minutes on retrouvait notre cœur d'enfant devant toutes ces merveilles!

Le psaume 8 que nous allons méditer est une reconnaissance de la générosité de Dieu envers toute la création.

Psaume 8 (Lecture dans le Prions)

R Ô Seigneur notre Dieu, qu'il est grand ton nom, par tout l'univers !

Alleluia. Alleluia ! Incline notre cœur vers tes exigences; fais-nous la grâce de ta loi, Seigneur. Alleluia !

Écoutons maintenant un passage de l'évangile selon saint Marc

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (7, 1-13) (Lecture dans le Prions)

Il est vrai qu'au temps de Jésus, on prenait la nourriture avec les mains dans un grand plat au centre de la table. Quand quelqu'un avait les mains sales, ce n'était pas appétissant pour les autres. Mais qu'on vienne de Jérusalem pour faire ce reproche à Jésus, c'est refuser de voir la générosité de celui qui mange avec le monde ordinaire et les prend comme ils sont.

Est-ce qu'il nous arrive parfois comme les pharisiens de nous imposer des traditions et des lois qui nous empêchent d'être présent au monde?

Je m'interroge parfois sur les choix que je fais, par exemple :
Il m'arrive quelques fois d'hésiter entre aller à la messe et rester à la maison quand les enfants sont en visite.
Il m'arrive quelques fois d'hésiter avant d'acheter des cadeaux par tradition en me doutant que ça ne fera même pas plaisir.
Il m'arrive quelques fois d'hésiter entre mettre mon d'énergie à préparer un repas ou garder cette énergie pour l'accueil.

Sainte Thérèse d'Avila comparait son âme à un palais d'une immense richesse, construit tout en or et en pierres précieuses, digne enfin du Maître auquel il appartient. Puis songez que dans ce palais habite ce grand Roi qui a bien voulu se faire notre Père ; il se tient sur un trône de très haut prix, qui est notre coeur.

Si j'avais compris, dit Thérèse, comme je le fais aujourd'hui, qu'en ce tout petit palais de mon âme habite un si grand Roi, je ne l'aurais pas laissé seul si souvent ; je me serais tenue de temps en temps près de lui, et j'aurais fait le nécessaire pour que le palais soit moins sale. Qu'il est donc admirable de songer que celui dont la grandeur emplirait mille mondes et beaucoup plus, s'enferme ainsi en une si petite demeure !

Ce grand Roi qui habite en nos cœurs, ne se préoccupe pas de savoir si nos mains sont propres mais plutôt quel accueil nous lui faisons.

Quel accueil je fais à ce grand Roi qui habite mon cœur ?

" Seigneur Jésus, Toi qui règnes en mon cœur, pardonne-moi mes absences près de toi.
" Seigneur Jésus, Toi qui connais mes préoccupations, pardonne-moi de négliger l'accueil que je te fais.
" Seigneur Jésus, Toi qui es si généreux pour moi, pardonnes-moi de gaspiller tant de ressources.

Seigneur Jésus, accompagne-nous dans cette prière à ton Père.

Notre Père …

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri.

COMMUNION (Cassette : Musique)

" Merci mon Dieu pour ta générosité dans la nature qui m'entoure.
" Merci mon Dieu pour ta générosité dans les talents que tu m'as confié.
" Merci mon Dieu pour ta générosité dans les personnes que tu as placé autour de moi.

Que le Dieu tout puissant nous bénisse et nous comble aujourd'hui de sa générosité, au nom du Père, du Fils et l'Esprit Saint. Amen. †

Célébration préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau