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Célébrations de la Parole
CÉLÉBRATION
DE LA PAROLE
Mardi 20 décembre 2005
Isaïe 7, 10-16 Psaume 23(24) Luc 1, 26-38
Bonjour
et bienvenue à cette célébration de la Parole,
parole qui a été adressée à Marie et paroles
de la réponse de Marie. Traçons le signe de la croix,
signe de notre foi et de notre espérance en ce Jésus que
nous attendons.
Les
lectures d'aujourd'hui nous font voir que la naissance de Jésus
avait été annoncée et était attendue depuis
bien longtemps mais que ça prends beaucoup de générosité
pour accepter d'être mêlé directement à l'histoire
du salut.
Dieu
sauve son peuple en lui donnant un roi, issu de David. Dans un esprit
de veille, demandons au Seigneur qu'il nous comble de sa joie.
"
Quand le doute et la peur nous assaille, Seigneur Jésus, prends
pitié de nous.
" Quand le désespoir envahit nos curs, ô Christ,
prends pitié de nous.
" Quand nous refusons de te servir et d'être tes témoins,
Seigneur pardonne-nous et prends pitié de nous.
Que
le Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde, qu'il nous comble
de sa grâce et nous conduise à la vie éternelle.
La
première lecture de ce matin est tirée du livre d'Isaïe.
C'était au temps du roi Achaz, un descendant du roi David, il
était assiégé par l'armée du roi de Syrie
et l'armée du roi de Samarie. Il désespérait et
tremblait devant ses ennemis quand le Seigneur lui offrit son aide mais
il n'en voulut pas.
Lecture du livre d'Isaïe (7, 10-16) (Lecture dans le Prions)
Achaz
a été roi de la Judée pendant 16 ans, mais il a
été le plus mauvais roi que le peuple juif n'a jamais
eu. Il a abandonné le culte du Dieu de ses pères pour
se tourner vers les idoles, il a même détruit l'autel dédié
à Yahvé au temple de Jérusalem, construit par le
roi Salomon son ancêtre, pour en ériger un aux dieux païens.
Il
avait une armée plus forte que ses ennemis lorsque le prophète
Isaïe lui a conseillé de se tourner vers le vrai Dieu mais
il a refusé en prétextant qu'il ne voulait pas fatiguer
son dieu en lui demandant son aide. En réalité, en s'appuyant
seulement sur sa propre force, il s'est livré lui-même
à ses ennemis qui l'ont humilié.
Par
la voix du prophète Isaïe, le Seigneur annonce à
Achaz qu'un signe sera envoyé, un autre roi viendra, il naîtra
d'une vierge et elle lui donnera le nom d'Emmanuel.
Achaz
ne veut pas demander de signe parce qu'il ne veut pas changer sa vie.
Quand on reçoit un signe, on doit y répondre et c'est
engageant. Si quelqu'un me fait un signe et que j'y répond, je
devrai l'écouter, lui parler, peut-être même a-t-il
un service à me demander.
Je
peux faire semblant de ne pas le voir et comme ça je n'aurai
pas à faire d'effort et je serai tranquille.
Dieu
n'abandonne pas son peuple, c'est plutôt nous qui abandonnons
Dieu. Devant le mauvais roi Achaz, Dieu lui fait une promesse "Voici
que la Vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils et elle lui
donnera le nom d'Emmanuel"
La
promesse elle arrivera 800 ans plus tard et c'est par la Vierge Marie
qu'elle se réalisera. Marie n'a pas cherché de prétexte
pour s'esquiver, elle a accueilli l'ange Gabriel avec toute la générosité
que demandait son OUI.
La
promesse, elle se réalise encore aujourd'hui dans la grande fête
de Noël, Dieu nous invite à lui faire une place, c'est Lui
le Roi de gloire.
N'ayons pas peur de le fatiguer et acclamons-le avec le psaume 23 en
répondant :
Lecture
du psaume 23(24) (Lecture dans le Prions)
R Qu'il vienne, le Seigneur, le roi de gloire !
Alléluia
! Alléluia ! Parole du Seigneur ! Alléluia ! Alléluia
! Parole dans nos coeurs ! Viens, Clé de David ! Toi qui
ouvres les portes du Royaume, arrache à leur prison les captifs
des ténèbres. Alléluia ! Alléluia ! Parole
du Seigneur ! Alléluia ! Alléluia ! Parole dans nos coeurs
!
Évangile
de Jésus-Christ selon saint Luc (1, 26-38) (Lecture dans
le Prions)
Dans
une revue, j'ai lu un article sur l'Évangile de ce jour. L'auteur
disait : J'ai trouvé en Saint Luc l'histoire d'une adolescente,
issue de milieu défavorisé, dans un pays sous occupation
étrangère, pauvre, pas mariée et enceinte de plusieurs
mois. On la voit rendre visite à une vieille cousine qui attend
également un enfant. Et à la rencontre des deux femmes,
il se passe quelque chose qui fait éclater la jeune fille d'un
chant de bonheur : le Magnificat.
En
effet, St- Luc, nous fait entrer dans le mystère du projet de
Dieu pour Marie avec une grande simplicité. Dans le petit village
de Nazareth, les archéologues nous parlent d'un village d'une
vingtaine de maisons, une jeune fille juive reçoit la visite
de l'ange Gabrielle pendant qu'elle est occupée à son
travail de tous les jours. L'ange la salue en la nommant par son nom,
"Marie". Dieu parle et agit à travers cet ange.
Dans
notre vie de tous les jours, Dieu nous visite aussi, là où
nous sommes, dans les rencontres que nous faisons, dans nos loisirs,
quand nous risquons de nous décourager, dans nos désirs
d'aimer. Il nous connaît par notre nom.
Les
paroles de l'Ange ont d'abord bouleversé Marie. Il y a un temps
d'ajustement entre le monde humain et le monde divin. Puis la paix revient.
Dieu a trouvé Marie gracieuse parce qu'il se reconnaît
en elle. Toutes les promesses de l'Ancien Testament concernant le Messie,
le Sauveur, viennent faire écho dans le message de l'Ange. "Tu
vas concevoir et enfanter un fils, tu lui donneras le nom de Jésus.
"
Marie
questionne. On sait que dans l'Ancienne Alliance, lors de la marche
vers la terre promise, Dieu guidait son peuple par une nuée lumineuse
la nuit et le jour la nuée les cachait des ennemis. Cette nuée
fait penser à l'ombre quand l'Ange répond à Marie
: l'Esprit Saint te prendra sous son ombre. Celui qui va naître
sera saint et Il sera appelé Fils de Dieu.
Il
est demandé à Marie un acte de foi qui exige d'elle un
abandon total dont elle découvrira la mesure au cours de la vie
humaine qu'elle partage désormais avec son Fils, le Fils de Dieu
fait homme.
Comme
à Marie, un acte de foi nous est demandé devant la crèche,
devant cet Enfant Sauveur.
Le mystère de la Nativité que nous allons célébrer
dimanche, c'est le mystère de "Dieu avec nous" mais
aussi de "nous avec Dieu". Laissons-le prendre place dans
nos vies dans le silence, la crainte parfois et la joie aussi.
A
cause de sa réponse : qu'il me soit fait selon ta Parole, Marie
pourra dire aussi à sa cousine :
Je chante le Seigneur, mon cur est plein de joie.
Je suis pauvre et il m'a regardée !
Pour ceux qui le prennent au sérieux son amour est sans faille.
Il est plus fort que les puissants de ce monde.
C'est le Dieu de l'impossible.
Confions
nos demandes à Marie.
N'ayons
pas peur de fatiguer notre Dieu en l'appelant Notre Père
Notre Père
Viens
Seigneur chez-nous, nous avons le goût de prendre un bon repas
avec toi, nous avons bien des choses à te dire dans notre cur
et nous voulons accueillir ta promesse, de nous sauver. Seigneur, je
ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je
serai guéri.
COMMUNION
(Cassette : Ave Maria)
"
Marie, nous sommes si heureux que tu nous ais donné ton Jésus,
nous voulons l'accueillir dans notre cur comme un grand Roi.
" Marie, toi qui as sacrifié tes projets personnels pour
dire ton oui aux projets de Dieu, aide-nous à bien choisir nos
propres projets.
" Marie, toi la reine des cieux, conduit-nous à Jésus
et bénit nous,
au
nom du Père, du Fils et l'Esprit Saint. Amen.
Célébration
préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau
CÉLÉBRATION
DE LA PAROLE
Mardi le 13 décembre 2005.
Sophonie (3, 1-2.9-13) Psaume 33 (34) Mathieu (21,28-32)
Quand
j'entends Jésus raconter une parabole, mon premier réflexe
est de m'identifier à l'un des personnages. Aujourd'hui, Jésus
dit : " Un homme avait deux fils ". Je ressemble à
quel fils ? Si vous êtes comme moi, je dirais que je ressemble
un peu aux deux. Un jour, je ne veux faire que la volonté de
Dieu et cela sans condition. " Que ta volonté soit faite.
" Pourtant, quand arrive le temps d'agir je trouve de bien bonnes
raisons de m'esquiver en douce. À d'autres moments, je dis carrément
: " Non Seigneur, tu me demandes trop ", puis, après
avoir bien réfléchi, je me mets au travail.
Mais
en regardant les deux fils, est-ce qu'on n'oublie pas le personnage
le plus important ? Le père ? Celui-ci, ne juge pas ses fils.
I1 les invite à venir travailler à sa vigne et attend.
C'est cela la bonne Nouvelle d'aujourd'hui. Dieu est pour nous comme
ce Père.
A
ceux qui croyaient mériter les premières places dans le
Royaume de Dieu, Jésus leur déclare " les publicains
et les prostituées (ceux et celles que vous jugez être
des pécheurs) ils vous précèdent dans le Royaume
". Cette parole est dure, mais remarquons la délicatesse
de Dieu : " ils vous précèdent " dit Jésus;
c'est donc que la porte ne leur est pas fermée. Les grands prêtres
et les anciens, de même que ceux et celles qui ressemblent au
deuxième fils qui dit oui sans aller à la vigne, ils ont
encore une chance, comme les ouvriers de la dernière heure.
Il
y a des attitudes à adopter, pour bien faire la volonté
de Dieu. En cela, c'est Jésus notre modèle. Il s'est fait
"serviteur ". C'est encore là, une Bonne Nouvelle :
car, être serviteur, c'est à la portée de tous,
quelle que soit notre condition, jeune ou vieux, riche ou pauvre, homme
ou femme, professionnel ou simple ouvrier.
Chacun
à notre manière, nous pouvons donc, travailler à
la vigne. Même les enfants, peuvent rendre service; en acceptant,
avec joie, de ranger leur chambre, de mettre la table, ou d'amuser le
petit frère ou la petite soeur pendant que papa et maman sont
occupés. C'est leur manière à eux de dire oui à
Jésus.
Nous, les adultes, quand nous donnons un sourire, une attention, quand
nous partageons généreusement avec les personnes dans
le besoin, quand nous visitons une personne seule ou malade, quand nous
sommes attentifs aux besoins de nos voisins, de nos compagnons et compagnes
de travail, quand, avec beaucoup de tendresse nous prenons bien soin
de nos enfants ou petits-enfants, nous aussi, nous sommes serviteurs
à la manière de Jésus.
Cela
suppose que nous avons assez d'humilité, pour être préoccupés
non seulement de nous-même mais aussi des autres, que nous ne
recherchions pas seulement notre intérêt, dans la qualité
de notre service. Car le reproche que fait Jésus aux pharisiens,
c'est de se croire parfait. Mais aussi de croire que les autres leur
devaient de la considération pour cela.
Dans
la première lecture, le Seigneur, par le prophète, fait
à peu près les mêmes reproches, aux habitants de
Jérusalem qui ont été dispersés en exil.
" Ils n'ont écouté la voix de personne, ils n'ont
pas accepté de leçon de personne, ils n'ont pas fait confiance
au Seigneur, ils ne se sont pas présentés pour servir
leur Dieu ".
Y
a-t-il une limite à donner ? Jésus est allé jusqu'au
don de sa vie, jusqu'au don total de lui-même. Pour cela, il a
reçu le bonheur et la vie en abondance, la vie éternelle.
Qui
de nous peut prétendre avoir tout donné de lui-même
? Mais nous avons toujours une autre chance d'y arriver, avec la grâce
de Dieu, c'est Lui qui transforme les curs, qui rassemble ses
fils et ses filles. Il est patient et miséricordieux pour quiconque
se tourne vers lui en toute confiance. Dans le psaume nous lisons :
" Un pauvre crie; le Seigneur entend. Il le sauve de toutes ses
angoisses. Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif
à leurs cris. Le Seigneur rachètera ses serviteurs, pas
de châtiment pour qui trouve en lui son refuge. " C'est avec
un coeur humble que nous devons accepter l'invitation de Jésus
de travailler à sa vigne, ne comptant que sur sa grâce
pour aller jusqu'au bout du don de notre vie.
En
ce temps de l'Avent, laissons Dieu transformer nos curs comme
il le promet.
Nous sommes appelés par notre père, à travailler
ensemble â la même vigne. Prions-le en toute confiance et
d'un même coeur. Notre Père
Jésus,
c'est par ton corps donné pour nous, que nous pouvons trouver
les forces et le courage de servir à ta vigne. Préparons
notre coeur à recevoir sa grâce toujours offerte.
Célébration
préparée par:
Nicole H. Masson
CÉLÉBRATION
DE LA PAROLE
Mardi 1er novembre 2005
Apocalypse 7, 2-4.9-14 Psaume 23(24) Mathieu 5, 1-12a
Bonjour
et bienvenue à cette rencontre sur la Parole en ce jour de la
Toussaint que nous débutons par notre signe de chrétien.
La
Toussaint c'est-à-dire la fête de la foule innombrable
des saintes et les saints. Ceux qui n'ont pas de fêtes au calendrier
officiel de l'Église. Grands saints et saints anonymes qui ont
attendu le message des Béatitudes et y ont répondu. Cette
fête atteste qu'à la fin de notre existence terrestre,
la vie n'est pas détruite, mais elle est transformée.
En
ce début de rencontre avec notre Dieu et Sauveur, demandons-lui
pardon pour écouter trop souvent ces dieux qui nous sont proposés
par le monde.
"
Seigneur Jésus, tu déclares bienheureux les pauvres, alors
que nous mettons notre confiance dans l'argent, Seigneur pardonne nous
et prends pitié de nous.
" Ô Christ, tu déclares bienheureux les doux, alors
que nous recherchons la puissance, ô Christ pardonne nous et prends
pitié de nous.
" Seigneur Jésus, tu déclares bienheureux les curs
purs et les artisans de paix, alors que nous misons sur la sexualité
et la convoitise de ce que possèdent les autres, Seigneur pardonne-nous
et prends pitié de nous.
La
première lecture de ce matin est tirée de l'Apocalypse
de sain Jean. Le seul mot apocalypse suffit pour nous faire trembler,
nous l'associons à des scènes de désolation et
de catastrophes. Cette peur est due à une mauvaise interprétation
de ces textes.
Il
faut savoir que ces écrits datent d'une époque de grande
persécution de l'Église. L'empereur romain Domitien se
fait appeler "Seigneur et Dieu" et ne tolère pas que
les chrétiens rendent un culte à un autre que lui. Les
valeurs que Domitien prônait c'était l'argent, le pouvoir
et la sexualité. L'adhésion à ces valeurs est la
meilleure manière de tuer un chrétien. Cette manière
de faire réussit encore très bien dans notre monde actuel.
Lecture
de l'Apocalypse de saint Jean (7, 2-4.9-14) (Lecture dans le Prions)
Si
vous avez écouté ce texte et trouvez qu'il n'y a pas grand-chose
à comprendre, vous avez bien raison. C'est exactement ce que
voulait l'auteur saint Jean à l'époque. L'apôtre
Jean était le chef spirituel d'une communauté de chrétiens
que l'empereur cherchait à éliminer. Comme il avait une
mauvaise influence sur son autorité, il l'a fait exiler sur une
île. C'est de cette île que Jean envoie des messages d'encouragement
à ses fidèles. Les messages sont codés pour que
les romains n'y voient que des histoires farfelues mais les juifs chrétiens
qui connaissent la clé de lecture savent l'interpréter.
D'abord
le mot apocalypse veut dire "dévoiler" et non pas cacher
et l'apocalypse sert à comprendre le présent et non pas
le futur.
Le
sceau qui marque les élus c'est la foi au Christ ressuscité,
les vêtements blancs sont les symboles de l'éternité,
du culte divin, de la résurrection, de la victoire et de la dignité.
Le
nombre cent quarante quatre mille veut dite une quantité innombrable,
le trône est occupé par le Christ ressuscité et
tous se prosternent devant lui, même les anges qui sont les créatures
les plus près de Dieu.
Jean
encourage ses fidèles à ne pas se décourager, car
le plus fort c'est le Christ, il a vaincu la mort. Cet encouragement,
il nous le répète encore aujourd'hui, cette apocalypse
n'est pas un code mystérieux comme des romans actuels cherchent
à nous le faire croire, mais un message d'encouragement dans
notre foi chrétienne.
Prions maintenant avec le psaume qui nous invite à reconnaître
les vraies valeurs.
Lecture
du psaume 23(24) (Lecture dans le Prions)
R Voici le peuple immense de ceux qui t'on cherché.
Alléluia
! Alléluia ! Parole du Seigneur ! Alléluia ! Alléluia
! Parole dans nos coeurs ! Venez au Seigneur, vous tous qui peinez
sous le poids du fardeau : il vous donnera le repos. Alléluia
! Alléluia ! Parole du Seigneur ! Alléluia ! Alléluia
! Parole dans nos coeurs !
Évangile
de Jésus-Christ selon saint Mathieu (5, 1-12a) (Lecture dans
le Prions)
Jésus
gravit la montagne. Il s'assit. On dirait que Jésus a quelque
chose d'important à dire. Ses disciples se rapprochent de lui.
Le
texte des Béatitudes parle aux personnes qui ont la foi. Comment
comprendre qu'on peut être heureux quand on pleure ou qu'on dit
toutes sortes d'insultes contre nous ?
Bienheureux êtes-vous
La première personne à entendre ce bienheureux a été
Marie de la part de sa cousine Elisabeth juste après l'incarnation
du Verbe de Dieu. "Bienheureuse
celle qui a cru à
l'accomplissement des paroles qui lui ont été adressées
de la part du Seigneur !"
Ce
bienheureux
contient tous les autres que Jésus va dire
Mais la foi est nécessaire pour comprendre ces bienheureux
dans notre pèlerinage terrestre.
Notre vie sur terre est un comme un pèlerinage. Certains vont
faire le pèlerinage de Compostelle. Près de 1000 kilomètres
de marche dans les montagnes au nord de l'Espagne sur les pas de Saint-Jacques.
De
quoi a besoin le pèlerin qui chemine ?
-Une boussole pour indiquer la route.
-Un bâton pour écarter les obstacles.
-Une route pour progresser sûrement.
-Une force intérieure qui donne courage et persévérance.
-La nourriture pour se revigorer.
Dans
notre pèlerinage vers Dieu notre Père,
-notre boussole et notre bâton, c'est notre foi pour indiquer
la direction et être un appui pour nous aider à avancer.
-notre route, ce sont les Béatitudes qu'il nous faut pratiquer.
Les béatitudes louent les dispositions spirituelles d'humilité,
de non-violence, de justice, de pardon. Bienheureux êtes-vous
-notre force, c'est l'espérance qui inspire le désir d'atteindre
notre patrie en nous appuyant sur Jésus-Christ.
-notre nourriture c'est l'Eucharistie qui nous unit les uns aux autres.
Dans les Béatitudes, Jésus proclame "heureux"
ceux qui sentent la nécessité de s'accrocher à
Dieu. C'est bien ce qu'on fait les saintes et les saints de l'histoire.
Ils sont heureux car Dieu est leur aide, leur consolation et leur récompense.
N'est-ce pas un peu cela la sainteté : se savoir aimés
de Dieu avec nos limites, nos faiblesses.
Demandons
maintenant à Dieu notre Père du ciel ce qui est le meilleur
pour nous :
Notre Père
Après
avoir goûté le pain de ta Parole Seigneur, approchons-nous
maintenant du pain de l'Eucharistie qui nous est offert par Jésus
en toute gratuité. Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir
mais dis seulement une parole et je serai guéri.
COMMUNION
(Cassette : Musique)
"
Seigneur Jésus, enseigne-nous la vraie richesse de la pauvreté
et du partage, celle qui rend heureux.
" Seigneur Jésus, enseigne-nous la vraie valeur de la justice
et de la paix, celle qui nous rend heureux.
" Seigneur Jésus, devant les contradictions, les persécutions
et les rejets, enseigne-nous la sagesse de la tolérance.
Que
le Dieu tout puissant nous bénisse et nous accompagne pendant
toute la journée, au nom du Père, du Fils et l'Esprit
Saint. Amen.
Célébration
préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau
CÉLÉBRATION
DE LA PAROLE
Mercredi le 12 octobre 2005
Romains 2, 1-11 Psaume 61 (62) Luc 11,42-46
Bonjour,
Il y a des mots, parfois quand on les entend, nous font frissonner.
Il nous arrive aussi d'utiliser des mots qui sont tranchants comme des
couteaux bien aiguisés. Des mots qui blessent, qui peuvent même
tuer la joie d'être en vie. Un de ces mots ressort des lectures
d'aujourd'hui, c'est le mot " JUGEMENT "
J'ai retenu une des significations du mot " JUGEMENT " dans
le dictionnaire : " action de juger. " Ce mot devient puissant
quand on l'utilise contre nous.
Est-ce qu'il vous arrive de vous dire :" Je ne vaux rien. Je suis
pas bon(ne). Je ne sers pas à grand-chose. " À coup
sûr, ça paralyse toute joie de vivre en soi et autour de
soi.
La
Parole de Dieu de ce matin, nous révèle ce qu'est le jugement
de Dieu. Ouvrons note cur à cette révélation
en commençant par lui faire signe
Signe
de la croix
En
présence du Seigneur qui fait de nous des vivants, reconnaissons
notre fragilité et demandons sa miséricorde
Seigneur Jésus, toi qui nous réunis et nous conduis à
la vie, prends pitié de nous ---Prends pitié de nous
Ô Christ, toi qui renouvelles notre espérance aujourd'hui,
prends pitié de nous ---Prends pitié de nous
Ô Dieu, toi qui ouvre nos curs à la justice divine,
prends pitié de nous ---Prends pitié de nous
Que
Dieu répande en chacun de nos curs sa miséricorde
et son espérance. -Amen
La
1e lecture est de saint Paul aux Romains. Cette lettre aux Romains est
l'écrit le plus important de Paul et aussi la lettre la plus
longue. 16 chapitres. Je ne vous lirai pas toute cette lettre. Je vais
vous lire une partie du chapitre 2. Dans cette lettre, Paul y présente
sa pensée : L'Humain est libéré par l'Amour de
Dieu. C'est loin du jugement auquel je faisais allusion au début.
LECTURE
de la lettre de saint Paul aux Romains
Dieu
ne fait pas de différence entre les personnes nous rappelle Paul.
Ses critères de jugement sont fondés sur les uvres,
c'est-à-dire sur ce que nos uvres disent de nous. Ce ne
sont pas les mots ni les formules qui importent mais les faits.
Toutes
sortes de raisons nous conduisent à demander l'aide de Dieu.
Le psaume d'aujourd'hui, du recueil de David, est un merci à
Dieu pour son aide. C'est un psaume de confiance qui exprime des sentiments
de joie et de paix
Psaume
R/
Acclamation
: Bénis sois-tu pour la Parole, La Parole qui nous donne vie
Évangile
de Jésus Christ selon saint Luc
Le visage de Dieu que Luc nous révèle, est avant tout
celui de la tendresse du Père pour tous les humains.
Dans cet évangile, Jésus retire les masques des pharisiens
et des docteurs de la loi. Ceux-ci en s'attachant aux mots de la Loi,
risquent de s'éloigner de son esprit. Certes, les lois sont nécessaires
pour juger des situations.
Mais dans l'esprit de l'Évangile, le jugement ne vise pas à
condamner mais à éclairer la personne afin de la libérer
du fardeau de la faute dont elle s'est elle-même chargée.
Le rôle de l'Esprit de Dieu est ici déterminant. Esprit
d'amour qui prend le péché du monde, péché
lié à la finitude.
Dans
le monde actuel, l'attitude des pharisiens et des docteurs de la loi
que Jésus dénonce est encore bien présente.
Combien de fois sommes-nous témoins de personnes qui, tout en
respectant à la lettre la loi parviennent à contourner
celle-ci ou à en tirer profit d'une façon ou d'une autre
?
Les paroles de Jésus éveillent notre conscience et notre
sens critique. Paroles dures mais combien éclairantes.
L 'Évangile de ce jour, invite chacun de nous à se questionner.
Prenons quelques instants et posons-nous la question :
Est-ce que ma pratique de la justice est inspirée de l'amour
de Dieu ?
Confiantes et confiants en l'amour et la justice de Dieu, faisons monter
vers lui la prière de son Fils Jésus
Notre
Père
Invitation
à la communion
Le Seigneur porte sur nous un regard de justice et d'amour. Préparons
notre cur à le recevoir, Lui qui nous appelle à
la vérité et à la vie.
Il est l'Agneau de Dieu
.
Envoi
Habités de l'Esprit du Christ, que notre jugement en soit
un de justice et d'amour en nous mettant au service de nos frères
et de nos surs. Allons dans la paix et la joie de vivre. Bonne
journée
Célébration
préparée par:
Cécile Prince

CÉLÉBRATION
DE LA PAROLE
Mardi 27 septembre 2005
Zacharie 8, 20-23 Psaume 86(87) Luc 9, 51-56
Bonjour
et bienvenue à cette rencontre sur la Parole que nous débutons
par notre signe de chrétien.
La
première lecture nous est donnée par le prophète
Zacharie. Il ne faut pas le confondre avec Zacharie l'époux d'Élisabeth
et le père de Jean-Baptiste.
Il
s'agit ici du prophète qui a vécu 500 ans avant Jésus-Christ.
Après la destruction de Jérusalem, c'est le retour d'exil.
Le temple est reconstruit et c'est à cette époque que
le prophète Zacharie rêve du jour où toutes les
nations se rassembleront à Jérusalem.
Lecture
du livre de Zacharie (8, 20-23) (Lecture dans le
Prions)
Il
faut dire que les exilés avaient vécu des jours bien sombres
à Babylone. Ils avaient été humiliés par
les Perses. C'est au cur de cette défaite que le prophète
Zacharie, homme de Dieu, annonce un roi qui sera donné un jour.
Mais ce roi n'aura rien du prince tel que le peuple l'entend ordinairement,
il sera humble, il fera disparaître les chevaux de combat, il
sera un serviteur, il attirera à lui, tous les peuples. Cela
paraît bien étrange à vue humaine.
Quelle
est donc la clef de cette exaltation de Zacharie ?
La
réponse est dans la foi au Dieu de Jésus-Christ qui nous
dit : Venez à moi, vous qui peinez sous le fardeau, devenez mes
disciples parce que mon joug est léger, facile à porter.
Ce message s'adresse à tous
à ceux qui ont la sagesse
de s'en remettre non seulement à leurs capacités mais
qui ont la sagesse de reconnaître en Jésus celui qui donne
un amour, une lumière, une direction à notre vie. Dieu
est là pour nous, pour chacun de nous. Il nous dit comme à
Abraham : " Va pour toi
ne crains pas, je serai avec toi ".
La foi allège nos fardeaux.
Prenons
un moment pour confier à Dieu nos préoccupations.
Le
psaume qui suit s'inspire de Zacharie du texte précédent.
Il montre la joie, l'exubérance de voir devenir Jérusalem
le lieu de rassemblement de tous les peuples comme une mère qui
rassemble ses enfants.
On parle de Sion la montagne où est construite Jérusalem.
On peut faire le lien avec la Jérusalem céleste qui représente
le salut, le salut qui est offert à tous.
Lecture du psaume 86(87) (Lecture dans le Prions)
R Le Seigneur est avec nous.
Béni
sois-tu pour la Parole, la Parole qui nous donne vie ! Le Fils de
l'homme est venu pour servir, et donner sa vie en rançon pour
la multitude. Béni sois-tu pour la Parole, la Parole qui nous
donne vie !
Évangile
de Jésus-Christ selon saint Luc (9, 51-56) (Lecture
dans le Prions)
Jésus
était en route pour Jérusalem. Pour les juifs, du temps
de Jésus comme pour ceux de nos jours, Jérusalem c'est
la ville sainte, c'est là que Dieu est présent. Pour nous,
les chrétiens, Dieu est présent dans n'importe quelle
église, dans l'Eucharistie, dans notre cur, nous pouvons
rencontrer Dieu dans la prière peu importe le lieu si l'ambiance
s'y prête. Mais pour les juifs, la vraie rencontre de Dieu ne
peut se faire qu'à Jérusalem la ville sainte, c'est là
que le Temple de Dieu est érigé.
C'est
la même chose pour les musulmans, souvenons-nous que pendant la
guerre en Iraq, lorsque les américains entraient dans la ville
sainte de Nadjaf, les musulmans criaient au sacrilège parce que
ces soldats impies entraient dans leur lieu sacré ou Dieu était
présent.
Jérusalem
est donc la ville sainte pour les juifs de toutes les époques,
on comprend que pour les juifs cette ville leur appartient et ils sont
toujours prêts à faire la guerre pour la reconquérir
quand ils la perdent. Parce que tout bon juif qui le peut doit faire
son pèlerinage à Jérusalem à tous les ans.
C'est ce que faisait Jésus dans l'évangile que nous venons
de lire.
Pour
se rendre de la Galilée vers Jérusalem, Il devait traverser
à pied le pays de Samarie. Les Samaritains n'aimaient pas les
juifs et surtout pas ceux qui allaient en pèlerinage à
Jérusalem pour prier un Dieu qui n'était pas le leur.
C'est pour cela qu'ils montraient souvent peu d'accueil au groupe de
pèlerins que formaient Jésus et ses disciples.
Les
apôtres ont cette mentalité de guerre sainte, ils sont
prêts à demander à leur Dieu de venger leur frustration
de ne pas être accueillis.
Jésus
qui est venu pour le salut de tous les hommes, désapprouve et
réprimande les apôtres. Ce n'est que lorsque Jésus
sera ressuscité que les apôtres comprendront que le salut
est offert à tous les hommes et les femmes, de tous les peuples,
de toutes les races, de toutes les religions.
Jésus
donne la chance au coureur, il invite à la conversion mais ne
force pas, sa miséricorde est patiente, ce n'est pas Lui qui
jugera, Lui il pardonnera.
La
montée vers Jérusalem n'est pas un simple voyage pour
Jésus, c'est une occasion d'aller vers les autres pour leur annoncer
sa Bonne Nouvelle du salut et les inviter à le suivre.
Demandons à Dieu notre Père du ciel ce qui est le meilleur
pour nous :
Notre Père
"
Seigneur Jésus, ta miséricorde est bien plus grande que
nos frustrations et nos idées de vengeance, ouvre nos curs
à ton pardon et prends pitié de nous.
" Ô Christ, ton projet de sauver tous les hommes me donne
la chance de te connaître, ouvre nos oreilles à ta Parole
et prends pitié de nous.
" Seigneur Jésus, toi qui as marché vers Jérusalem
sans te frustrer du manque d'accueil des gens, ouvre notre esprit à
ta mission et prends pitié de nous.
Seigneur,
je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et
je serai guéri.
COMMUNION
(Cassette : Musique)
"
Seigneur Jésus, ta présence dans l'eucharistie est un
mystère que je ne peux comprendre mais qui me réconforte.
" Seigneur Jésus, je t'adore ici présent, tu es ma
Jérusalem, ma montagne sainte, ma ville sainte.
" Seigneur Jésus, je crois en toi, présent dans toutes
les personnes que je rencontrerai aujourd'hui, donne-moi la grâce
de te reconnaître en eux et de te bénir.
Que
le Dieu tout puissant nous bénisse et nous accompagne pendant
toute la journée, au nom du Père, du Fils et l'Esprit
Saint. Amen.
Célébration
préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau

CÉLÉBRATION
DE LA PAROLE
Mercredi le 7 septembre 2005
Colossiens 3,1-11 Psaume 144(145) Luc 6, 20-26
Bonjour,
Dans les journaux de la semaine dernière, on profite de la rentrée
scolaire pour nous offrir plusieurs cours. Français, anglais,
des cours pour gérer notre argent, des cours de peinture, des
cours de croissance personnelle. Des cours qui nous permettent dentrer
en contact avec lêtre suprême, de réussir notre
vie matérielle,
.
Devenir
riche aussi bien matériellement que spirituellement. Est-ce que
ce serait ça le bonheur?
Les
réalités matérielles et le bien-être personnel
ne sont pas condamnables en soi. Mais la poursuite de la santé,
de la gloire et de largent peuvent détourner les hommes
et les femmes de la seule quête essentielle : la recherche de
Dieu.
Aujourdhui,
Jésus nous offre plus quun cours; il nous invite à
goûter[1] des ici-bas le bonheur du monde à venir. Comment
: en suivant le chemin des Béatitudes.
Mettons-nous
en présence de Dieu
Signe
de la croix
Le
Seigneur sait que les biens de ce monde peuvent nous détourner
de lui. Aussi demandons-lui de nous soutenir dans sa grande miséricorde
(silence)
Seigneur
Jésus, envoyé par le Père pour nous inviter au
détachement véritable, prends pitié de nous.
Ô Christ, venu dans le monde pour nous libérer des tentations
quotidiennes, prends pitié de nous. Seigneur, élevé
dans la gloire pour notre salut, prends pitié de nous.
Que
Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde, quil nous pardonne
nos péchés et nous conduise à la vie éternelle.
- Amen
La
lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens, fait partie des lettres
quon appelle souvent lettres de la captivité[2] parce quelles
ont été écrites de sa prison de Rome. Paul découvre
la place du Christ dans lhistoire et lunivers. Il présente
Jésus comme le Seigneur de lunivers[3].
Lecture
de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
Le
psaume
daujourdhui, est un psaume royal. C'est une louange à
la royauté de Dieu incarnée par le roi qui veille sur
le peuple et assure son bien-être[4]
R/
La bonté du Seigneur est pour tous.
Alléluia.
Alléluia. Réjouissez-vous, soyez dans lallégresse,
car votre récompense sera grande dans les cieux! Alléluia
La
Parole de Dieu nous rappelle aujourdhui quel est le bonheur véritable.
Écoutons-la avec attention
Évangile
de Jésus Christ selon saint Luc
Saint Luc. Cest mon préféré, car comme certains,
je lappelle « lévangéliste de la tendresse
de Dieu[5] »
Je
suis touchée par la délicatesse que Luc a envers Jésus,
envers les pauvres, les femmes, les pécheurs. Luc présente
quatre béatitudes qui rejoignent les vrais pauvres (matériellement)
et les rejetés de ce monde. Il leur assure que la situation va
changer, que la société va être bientôt transformée.
Jésus
sétait arrêté dans la plaine et la foule lentourait.
Il sadresse à des paysans ruinés par les impôts,
des malades exclus de la société, des personnes pleurant
la disparition des êtres chers, des veuves sans ressources. Ces
gens osent à peine espérer un changement. Jésus
leur dit : « Heureux vous les pauvres, le royaume de Dieu est
à vous ». Vous êtes chanceux, et vous lignorez
car vous êtes déjà assurés du salut. Sur
terre, ce nest que le début du voyage; à la fin,
vous gagnerez la course : la situation sera renversée. Les pauvres
sont forcés de mettre leur espérance en Dieu, cest
pourquoi ils finiront par être « gagnants »
Vous
avez faim de nourriture, de tendresse, de paix, de bonheur?... Un jour
vous serez comblés!
Vous
pleurez parce que vous êtes déçus? Jésus
leur : Ça ne durera pas toujours, un jour vous serez dans la
joie!
Votre
foi vous suscite des ennemis. On vous ridiculise : Soyez dans la joie,
votre récompense éternelle est déjà assurée.
Jésus
nous demande un grand acte de foi : croire que Dieu est présent
même dans les heures les plus sombres. Une tragédie peut,
en effet, nous permettre de faire le ménage dans nos priorités
et dapprécier davantage ce que nous avons. En effet, Jésus
nous demande de regarder lavenir avec confiance. La foi en Dieu
fait vivre despérance.
Prenons
quelques instants et marchons avec Jésus sur le chemin des Béatitudes.
Goûtons la joie de ce chemin despérance.
Dans
la joie et lespérance, nous te nommons « Notre Père
», comme ton Fils nous la appris. Tu es notre Père
car tu as fait de nous tes Fils, tes Filles et tu nous donnes de vivre
en frères et surs
Notre Père
Invitation
à la communion
Comme
invitation à la communion, jaimerai que nous chantions
une parole de Jésus qui démontre quil est doux et
humble de cur, quavec lui nous trouvons le repos. Préparons-nous
à laccueillir en nous.
«
VENEZ À MOI, VOUS QUI PEINEZ, VOUS QUI PLOYEZ SOUS LE FARDEAU,
ET MOI JE VOUS SOULAGERAI » Adaptation de Mt 11,28
Merci
Seigneur de nous faire goûter ici-bas le bonheur du monde à
venir par le chemin des Béatitudes. Je souhaite quen ce
mercredi qui sent déjà lautomne que Jésus
guide votre route
Célébration
préparée par :
Cécile Prince
--------------------------------------------------------------------------------
[1]
LIVRE DE LA FOI, LES ÉVEQUES DE BELGIQUE DESCLÉE/ NOVALIS
1987, p. 163
[2]
POUR LIRE LE NOUVEAU TESTAMENT, Étienne Charpentier ed. Cerf,
p.47
[3]
VIVRE LES ACTES DEA APÔTRES AUJOURDHUI, Albert Hari, Charles
Singer ed. Du Signe p.254
[4]
REVUE PARABOLE, initiation à la Bible, N.3
[5]
POUR LIRE LE NOUVEAU TESTAMENT, Étienne Charpentier, ed Cerf,
p. 83
CÉLÉBRATION
DE LA PAROLE
Mardi 23 août 2005
1 Thessaloniciens 2, 1-8 Psaume 138 (139) Mathieu 23, 23-26
Bonjour
et bienvenue à cette rencontre sur la Parole que nous débutons
par notre signe de chrétien.
La
première lecture de ce matin, est tirée d'une lettre de
Saint Paul à une communauté qu'il a fondée en Thessalonique.
Saint
Paul est né vers l'an 10 de notre ère dans une famille
juive qui vivait à Rome. Il reçu dans sa jeunesse une
éducation religieuse selon les doctrines pharisiennes et fut
persécuteur de la jeune Église chrétienne.
On
sait comment sur le chemin de Damas, il fut brusquement retourné
par Jésus ressuscité qui lui signifia la vérité
de la foi chrétienne et lui confia la mission spéciale
d'Apôtre des païens c'est à dire des non juifs.
A partir de là, il voue toute sa vie au service du Christ et
entreprend plusieurs voyages d'évangélisation. Il meurt
martyr vers l'an 67.
La
lettre d'aujourd'hui se situe vers l'an 50 et est adressé aux
Thessaloniciens qu'il a évangélisés au cours d'un
voyage. Les nouvelles qu'il a reçues d'eux sont bonnes. Malgré
les épreuves, il les exhorte à la fidélité
du cur et à la douceur.
Lecture
de la lettre de Saint Paul aux Thessaloniciens (2, 1-8)
Saint
Paul ne nous cache pas qu'il est parfois difficile d'annoncer l'Évangile.
Comme aujourd'hui d'ailleurs. Nous aimerions atteindre plus de personnes,
être des témoins plus enthousiastes, avoir plus de réussites
auprès des jeunes notamment. Nous pouvons avoir la tentation
de baisser les bras. Alors notre cur est mis à l'épreuve.
À
la fête de l'Assomption, nous avons vu comment l'humilité
de Marie, mère de Jésus, est incomparable. "Il s'est
penché sur son humble servante
" Et pourtant elle portait
Dieu.
Saint
Paul nous parle de cette attitude qui ne cherche pas les honneurs mais
dont le cur est ouvert à la présence de Dieu.
Dans
cette situation de fragilité et de faiblesse, la promesse de
la Pentecôte se réalise. Saint Paul se reconnaît
plein de douceur et d'affection pour cette communauté de thessaloniciens
qui lui est chère.
L'apôtre
ne cherche pas son intérêt. C'est un homme honnête
qui n'est pas rusé, qui s'est laissé transformer par Dieu
et qui agit uniquement pour lui plaire. Paul est conscient de l'autorité
qui lui vient du Christ et il l'exercera comme le Christ en se donnant
totalement aux autres.
La
présence de Dieu on la reconnaît au contact des personnes
qui nous parlent d'Évangile.
Donner
l'Évangile, c'est donner Dieu, c'est aussi se donner.
Quand
nous voyons des gens dans la joie, des gens en paix qui ont l'air d'être
heureux ensemble, Dieu est là.
Vous
avez sans doute déjà entendu : " Cette personne-là,
c'est tellement bon, c'est comme du bon pain." On pourrait ajouter
: "Dieu est là."
La
semaine dernière, je suis allée à un pique-nique.
Ça ne me tentait pas tellement, mais quand je suis revenue j'ai
dit à Réal : J'ai côtoyé telle personne avec
qui je me sentais tellement à l'aise, j'aurais pu dire : "Dieu
est là"
Quand
pouvons-nous dire : "Dieu est là." ?
Psaume
138 (139)
R Tu as sondé mon cur, mon Dieu, tu me connais !
Béni
sois-tu pour la Parole, la Parole qui nous donne vie ! Elle est vivante
la Parole de Dieu; plus tranchante qu'une épée, elle pénètre
les pensées de notre cur. Béni sois-tu pour la Parole,
la Parole qui nous donne vie !
Évangile
de Jésus-Christ selon saint Mathieu (23, 23-26)
Dans
la première lecture, Saint Paul nous disait qu'il ne cherchait
pas les honneurs, son but unique était de faire connaître
l'Évangile de Jésus-Christ dans l'humilité et la
douceur.
Dans
l'Évangile de ce matin, Jésus reproche aux scribes et
aux pharisiens leur comportement, ils ne cherchent qu'à se faire
remarquer par les gens qui les entourent. Ils s'occupent attentivement
des petits détails qui paraissent comme compter les brindilles
d'herbes fines pour en payer la dîme ou filtrer le vin pour être
sûr de ne pas avaler une petite mouche mais négligent le
plus important : comme la justice, la miséricorde et la fidélité.
En
fait, les deux textes nous parlent du même sujet : les qualités
de ceux qui veulent remplir leurs rôles de chrétiens missionnaires.
Jésus qui voit au fond des curs dénonce l'attitude
d'orgueil des pharisiens et Paul nous invite à l'humilité
comme chrétien.
Bien
sur, il y a des prédicateurs plus intéressants que les
autres, bien sur, il y en a que nous avons plus de facilité à
comprendre, mais c'est la Parole de Dieu que nous devons d'abord écouter,
et c'est l'Esprit Saint qui nous aide à la comprendre.
Saint
Paul avait bien compris sa mission de chrétien, son comportement
était à l'opposé des scribes et des pharisiens
que Jésus réprimande. Il ne veut pas les honneurs. Après
avoir fondé une communauté, il l'encourage par une lettre
et part en fonder une autre ailleurs.
Nous
avons tous comme chrétiens un certain rôle de missionnaire,
dans notre famille, avec nos amis, au travail comme aux loisirs. Nous
aimons tous être appréciés pour ce que nous faisons,
mais les textes de ce matin nous rappellent que même sans l'appréciation
des autres, même devant la critique, nous sommes invités
à continuer de témoigner pour l'Évangile.
Demandons
à notre Père du ciel ce qui est bon pour nous :
Notre Père
"
Seigneur Jésus, toi qui n'as jamais recherché la gloire
ou l'argent, prends pitié de nous.
" Ô Christ, toi qui connais le cur de chaque être
humain, prends pitié de nous.
" Seigneur, toi qui es le modèle des gens qui te servent,
prends pitié de nous.
Seigneur,
je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et
je serai guéri.
COMMUNION
(Cassette : Musique)
"
Seigneur Jésus, ta présence dans mon cur m'émerveille
mais je ne comprends pas comment tu peux m'aimer autant.
" Seigneur Jésus, j'ai souvent des moments de doute, mais
que pourrais-je faire sans toi.
" Seigneur Jésus, j'ai besoin de toi, apporte-moi ta paix,
ta joie, ton salut.
Que
le Dieu tout puissant nous bénisse et nous accompagne pendant
toute la journée, au nom du Père, du Fils et l'Esprit
Saint. Amen.
Célébration
préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau

CÉLÉBRATION
DE LA PAROLE
Mercredi le 3 août 2005
Nombres 13,... Psaume 105 (106) Matthieu 15, 21-28
Bonjour, je suis contente de vous revoir à mon retour de vacance.
J'ai souvent pensé à vous. J'avais hâte de prier avec
vous tous.
Ce matin, au cur de cette Célébration de la Parole,
c'est Dieu qui nous accueille. Les lectures de ce jour, nous invitent
à réfléchir sur notre foi en lui.
En me préparant en lisant et relisant les textes bibliques, une
question me revenait sans cesse à l'idée, et je vous la
pose :
Quelle foi en Dieu avons-nous aujourd'hui ?
Audacieuse ? Craintive ? Une foi qui s'ajuste selon les évènements
? Une foi à toute épreuve ? Une foi qui prend des vacances
quand ça lui tente ?
Entrons en célébration et accueillons Dieu en lui faisant
signe, Signe de la croix
Le Seigneur nous demande simplement l'ouverture du coeur. Implorons sa
miséricorde (silence)
Pour que notre foi soit de plus en plus audacieuse, Seigneur Jésus,
ouvre notre cur et prends pitié de nous.
Pour que nous soyons empressés d'écouter tes enseignements,
ô Christ, ouvre notre cur et prends pitié de nous.
Pour que notre charité devienne comme une flamme vive, Seigneur,
ouvre notre coeur et prends pitié de nous.
Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde, qu'il nous pardonne
nos péchés et nous conduise à la vie éternelle.
- Amen
La 1ère lecture est tirée l'Ancien Testament, du livre
des Nombres. Ce livre montre le peuple de Dieu dans sa réalité
très humaine, où alternent confiance et doute, énergie
et désespoir, grandeur et bassesse. II montre aussi, par contraste,
la fidélité inaltérable de Dieu envers son peuple,
fidélité qui n'exclut pas sa fermeté et sa justice.
Le livre des Nombres, doit son titre au fait qu'il rapporte plusieurs
dénombrements ou recensements des Israélites, qui après
avoir reçu de Moïse toutes les lois que Dieu lui a communiqué
au Sinaï, se préparent à se mettre en route vers le
pays promis.
Dans cette lecture, le peuple d'Israël a peur et ne croit pas que
Dieu puisse l'aider à entrer dans la terre promise. Ainsi, le peuple
demeurera-t-il encore quarante ans au désert. Le manque de foi
empêche de progresser dans les voies de Dieu.
Cette lecture de l'AT me touche, car des peurs on a tous et notre foi
vacille assez facilement quand les peurs apparaissent.
LECTURE du livre des Nombres
Ce psaume du peuple en détresse, exprime ses appels à Dieu
dans le malheur. Psaume
R/
Acclamation
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Voilà Jésus dans !a région de Tyr et de Sidon, région
" païenne " avec ses disciples. Une étrangère
se montre d'une foi audacieuse envers lui. Il s'agit d'une païenne.
Elle crie, elle est désespérée. Elle crie, parce
qu'elle devine que le salut vient de Jésus. Elle interpelle Jésus
avec une telle insistance que les disciples en ont assez. Cette femme
crie sa douleur de mère qui voit son enfant gravement atteinte
d'un mal mystérieux. Elle sait par une intuition de foi que Jésus
peut sauver sa fille. Du même souffle, elle exprime sa confiance
en celui qu'elle appelle " Seigneur, fils de David ".
Elle se prosterne dans un geste d'adoration envers Dieu. À ce moment
là, Jésus annonce déjà l'Eucharistie qu'on
ne peut pas abandonner à n'importe qui en disant : " Il n'est
Pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens
".
Les juifs traitaient les païens de " chiens ". On disait
qu'ils étaient des non juifs. Le mot païen du latin ";
pagamus " veut dire " campagnard ", ils devaient se retirer
en campagne car on disait qu'ils ne connaissaient pas Dieu. Mais ils étaient
eux aussi menés par Dieu et même appelés à
la foi.
La foi de cette païenne s'exprime symboliquement à travers
l'image du pain Le " pain " c'est aussi la Parole de Dieu qu'on
ne peut pas " assimiler " si l'on est pas d'abord en intimité
avec lui!
Elle est en intimité avec Dieu. Elle a mis sa confiance en sa Parole.
Sa foi arrache à Jésus un miracle, ce qu'il n'avait pu faire
à Nazareth. II lui dit : " Femme, ta foi est grande, que,
tout se fasse pour toi comme tu le veux ! ".
De ce récit, je retiens l'universalisme, de l'Évangile.
Elle est pour tout le monde.
Je réalise ici que toute l'attitude de Jésus n'avait pour
but que de faire grandir la foi de cette païenne.
Dans notre vie, Dieu agit de la même façon. Souvent on ne
comprend pas qu'il fasse la sourde oreille ! Et si c'était pour
faire croître notre foi...
Prenons quelques instants, pour répondre dons un cceur à
cur avec Dieu à cette question : Est-ce que ma foi en Dieu
est audacieuse ?
Dans la famille du Père, les lois sont au service de l'amour; disons
cette prière
Notre Père...
Invitation à la communion
Préparons-nous ô recevoir cette nourriture consacrée
que Jésus le Christ qui s'offre à nous pour nous donner
la vie. Que cette eucharistie Seigneur renouvelle nos esprits et nos corps.
Seigneur, je ne suis pas digne...
ENVOI
Je souhaite qu en ce 3 août 2005, nourris du Pain de Vie,
Que votre journée éclaire les autres de votre foi audacieuse.
Allons dans la joie et la foi de Dieu.
Bonne journée,
Célébration
préparée par :
Cécile Prince
Célébration
de la Parole
Mardi 19 juillet 2005
Exode 14, 21-15,1 Exode 15 Mathieu 12, 46-50
Bonjour
et bienvenue à cette rencontre que nous débutons par la
croix de Jésus notre signe de chrétien.
Nous
sommes en période de vacances. Des familles se rassemblent au
bord des lacs des rivières, on pique-nique dans les parcs, d'autres
vont à la mer retrouver des énergies nouvelles. Nous,
nous gardons nos petits-fils et nous projetons de la baignade.
Aujourd'hui
la lecture du livre de l'Exode nous conduit au bord de l'eau, à
la traversée de la mer avec les hébreux sous la conduite
de Moïse. Faisons la lecture de ce texte et voyons comment s'est
passé cette traversée.
Lecture
du livre de l'exode (14,21-15,1) (Lecture dans le Prions)
On
sait que les hébreux avaient été esclaves des Égyptiens
et affectés à des travaux difficiles. On sait aussi que
Moïse fidèle à l'appel de Dieu accomplit cette mission
de libérer son peuple de l'esclavage en l'éloignant du
Pharaon.
Est-ce
que Dieu libère encore aujourd'hui ?
Nous pouvons faire un lien entre Moïse de l'ancien testament qui
libère les hébreux et Jésus du nouveau testament
qui nous libère de nos servitudes.
Nos servitudes sont ce qui nous empêche d'être heureux comme
les soucis, les échecs, la consommation et la vitesse exagérées,
la culpabilité. En fait tout ce qui nous empêche d'être
libre.
Pourtant, nous sommes faits pour être autonomes, libres, fiers,
féconds, heureux.
Si les hébreux ont pu échapper aux Égyptiens c'est
parce que Moïse a fait confiance au Seigneur en étendant
les bras contre la mer.
En évoquant la mer qui laisse passer les fils d'Israël,
on peut penser à Jésus qui en étendant les bras
sur la croix dans sa mort résurrection nous fait passer des ténèbres
à la lumière pour que nous soyons libre et heureux. La
croix nous montre un Dieu fidèle à l'amour qu'il porte
pour chacun de nous. Jésus nous fait parvenir dans des lieux
d'espérance et de paix.
Ce passage de la mer évoque aussi l'eau de notre baptême,
cette eau, lieu de passage par lequel nous devenons une créature
nouvelle en Jésus. On raconte qu'un jour un missionnaire avait
invité ici une personne de sa mission où il ne pleuvait
que très rarement. Il était surpris de voir comment ici
il y avait de l'eau qui coulait du robinet au besoin. Le missionnaire
lui a aussi fait visiter une chute et son invité était
étonné de voir toute cette eau qui coulait sans arrêt.
Alors le missionnaire a fait un lien entre cette abondance d'eau et
l'amour fidèle de Dieu reçu à son baptême,
un amour sans limite qui veut nous rendre toujours plus libre.
Dieu fit alliance avec son peuple par Moïse et il renouvelle cette
alliance aujourd'hui par Jésus qui offre le salut à tous.
Disons-lui merci et confions-lui nos demandes.
Chantons
le Seigneur, magnifique est sa victoire.
Je vous invite à lire ensemble le psaume tiré du livre
de l'exode.
Cantique
(Exode 15,8,6b.10,16.17b) (Lecture dans le Prions)
R Chantons le Seigneur, magnifique est sa victoire !
Béni
sois-tu pour la Parole, la Parole qui nous donne vie ! Heureux ceux
qui entendent la Parole de Dieu et lui demeurent fidèles ! Béni
sois-tu pour la Parole, la Parole qui nous donne vie !
Évangile
de Jésus-Christ selon saint Mathieu (12, 46-50) (Lecture
dans le Prions)
Jésus
prêche dans une maison. La salle est comble. Marie et d'autres
parents aimeraient parler à Jésus, mais c'est impossible
à cause de la foule. En communiquant d'une personne à
une autre, on finit par atteindre Jésus pour lui faire le message.
Ce
n'est certainement pas parce que Jésus refuse de parler à
sa mère ou qu'il la juge moins importante que les autres. Mais
Jésus saute sur l'occasion pour montrer comment aux yeux de Dieu
nous sommes importants. Jésus répète souvent que
Dieu est son Père et notre Père, Ce n'est pas seulement
une comparaison, quand j'écoute la Parole de Dieu, je suis le
frère de Jésus. La Parole crée un lien de parenté
qui m'unit à Lui.
Jésus
me révèle que pour être parent avec Lui, c'est le
lien du cur qui est important, ce que Dieu cherche avec chacun
d'entre nous, c'est une relation d'amour. Jésus ne méprise
pas les liens du sang, Il ne renie pas sa mère, Il la valorise
plutôt en nous faisant comprendre que la relation qu'il veut avoir
avec nous est aussi importante que sa relation avec sa mère.
C'est bien avec sa mère qu'Il a appris à découvrir
la Parole de Dieu, et à en vivre.
Normalement,
la mère, c'est la femme qui donne la vie. Les frères et
les surs, ce sont ceux qui sont issus du même sang. Or Jésus
vient me révéler que ce qui m'unit à lui c'est
l'obéissance au Père, c'est faire sa volonté. Ainsi
Jésus obéit au Père parce qu'il est son Fils; quand
j'obéis au Père, je deviens fils de Dieu, comme Jésus,
donc frère de Jésus.
Obéir
à Dieu ce n'est pas une expression populaire, le mot obéir
nous rebute même parce qu'il nous rappelle des ordres désagréables
et contraignants que nous avons déjà reçu de nos
parents ou de nos supérieurs. Mais obéir à Dieu
ce n'est pas contraignant, ce n'est pas désagréable. Dieu
ne veut pas nous contraindre, sa loi est une loi d'amour, de liberté,
qui allège notre fardeau, Dieu notre père nous est toujours
fidèle, et Jésus notre grand frère marche à
côté de nous, nous accompagne sur notre route.
Avec
notre frère Jésus, disons ensemble le Notre Père
Notre
Père
"
Seigneur, tu nous invites à écouter ta Parole pour devenir
tes frères. Seigneur, prends pitié de nous.
" Tu nous invites à demeurer fidèle à ta Parole.
O Christ, prends pitié de nous.
" Seigneur, tu nous invites à répandre ta Parole
comme du bon grain. Seigneur, prends pitié de nous.
Seigneur,
je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et
je serai guéri.
COMMUNION
(Cassette : Musique)
"
Jésus, je crois en ta présence dans le pain que je viens
de recevoir.
" Jésus, je crois en ta présence dans la Parole que
tu viens déposer dans mon cur.
" Jésus, j'accepte ta proposition d'être mon frère
et de partager la route avec moi.
Que
le Dieu tout puissant nous bénisse et nous accompagne pendant
toute la journée, au nom du Père, du Fils et l'Esprit
Saint. Amen.
Célébration
préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau
Célébration
Parole 6 juillet 2005
Seigneur envoie ton Esprit Saint pour...
Unissons-nous à tous les chrétiens de notre communauté
et du monde entier en faisant sur nous le signe de la croix.
Prenons le temps de présenter au Seigneur, les membres de nos
familles, les personnes malades que nous connaissons et tous ceux el
celles qui demandent que nous prions pour eux.
Dans la lecture de ce matin, nous allons entendre un récit de
l'histoire de Joseph et de ses frères, les fils de Jacob. Il
faut savoir d'abord que Joseph a été vendu par ses frères
à une caravane de marchands, par jalousie. Joseph a été
plus tard amené à interpréter un rêve de
Pharaon, roi d'Égypte. Ce rêve prédisait 7 années
d'abondance suivies de 7 années de famine dans tout le pays.
Pour cela le roi accorda à Joseph plein pouvoir pour s'occuper
de faire des réserves de blé et ainsi survivre pendant
les années de famine.
Écoutons maintenant ce récit de la Genèse
(41, 55-57 ; 42, 57a.17-24a).
Tous les récits de l'A.T. nous relatent comment le peuple hébreu
a reconnu graduellement la présence et la puissance de son Dieu
à travers ses expériences, à travers son histoire
humaine.
Dans ce texte de ce matin, l'auteur fait découvrir comment Dieu
vient au secours de son peuple, comment il vient le nourrir. Et cela
malgré leurs fautes, leurs égarements. C'est par un homme,
Joseph, que Dieu agit. C'est bien en humain que celui-ci réagit
: d'abord il a bien envie de se venger pour ce que ses frères
lui ont fait subir. Mais ensuite il a pitié et leur donne de
quoi manger.
Mais comment ce récit peut être Parole de Dieu pour nous
aujourd'hui ? Nous sommes invités à regarder notre propre
histoire personnelle pour y découvrir comment Dieu est venu à
notre secours dans les moments de détresse. Comment il nous a
nourri quand nous avions faim : faim de nourriture peut-être mais
aussi faim de pardons, faim de compréhension, faim d'amour. Rappelons-nous
dans notre coeur des moments où nous avons eu faim et comment
nous avons été nourris. (Silence).
À travers les personnes qui nous ont nourris, reconnaissons Dieu
qui a pris soin de nous. (Silence)
Ce récit vient aussi nous interpeller à être nous-même
des Joseph pour nos frères et soeurs. Dieu compte sur nous pour
prendre soin des personnes qui sont sur notre route. Nous pouvons être
parfois tenté comme Joseph de refuser de les nourrir, pour toutes
sortes de raisons qui pourraient être valables humainement. Dieu
nous demande de pardonner et de donner généreusement afin
que tous aient du pain pour vivre.
Lecture de l'Évangile selon saint Mathieu (10,1-7)
Dans Évangile, Dieu est encore celui qui se fait proche de son
peuple, en Jésus. Ici non seulement il donne à manger,
mais il sauve en chassant les esprits mauvais et en guérissant
de toutes maladies. C'est ce que Jésus fait tout au long de sa
vie publique.
Voilà qu'avant d'envoyer ses apôtres en mission, il leur
donne les pouvoirs qui étaient les siens. Pourtant les disciples
qu'il a choisis ne sont pas les plus brillants, les plus pieux ou les
plus parfaits. Ce sont des gens simples qui ne comprennent pas toujours
qui est Jésus. Le chef du groupe l'a renié, un autre l'a
trahi et un autre n'a pas cru en sa résurrection. Pourtant c'est
à eux qu'il donne ses pouvoirs pour que le monde sache que Dieu
est tout proche, que chacun a sa place dans son Royaume où le
mal et la maladie n'existent pas. Ce Royaume est déjà
commencé sur terre et ce sont les apôtres qui ont mission
de faire grandir ce Royaume.
C'est à nous, ses disciples d'aujourd'hui, qu'incombe la mission
de faire grandir sur terre la paix, la miséricorde, la joie et
l'amour. Comme les apôtres, nous ne sommes pas des parfaits, mais
c'est à nous qu'il donne ses pouvoirs d'éloigner le mal
et les maladies de toutes sortes. Cela me rappelle une phrase que J'ai
entendu Dieu ne choisit pas celui qui est capable, mais il rend capable
celui qu'il choisit. Jésus quand il envoie en mission, il donne
ses instructions : N'allez pas chez les païens et n'entrez dans
aucune ville de Samarie. Allez plutôt vers les brebis perdues
de la maison d'Israël. C'est d'abord aux gens de notre milieu que
nous sommes envoyés pour proclamer par nos gestes, nos paroles
et notre façon d'être que Dieu se fait proche de chacun
d'eux.
Rendons grâces pour la confiance que Dieu met en chacun de nous,
pour les pouvoirs qu'il nous donne et pour toutes les fois où
il se fait proche, qu'il prend soin de chacun de nous.
En union avec Jésus et tous nos frères et surs prions
Notre Père
Demandons à Jésus de venir lui-même nous nourrir
par son Pain de Vie afin de nous rendre capable de réaliser notre
mission.
Célébration
préparée par:
Nicole H. Masson

Célébration
de la Parole
Mardi 7 juin 2005
2 Corinthiens 1, 18-22 Psaume 118(119) Mathieu 5, 13-16
Est-ce
que ça vous est déjà arrivé de vous cogner
les orteils sur une patte du lit parce que vous vous êtes levés
à la noirceur la nuit ? Moi, ça m'est déjà
arrivé et ça fait mal ! On a envie de crier ayoye. Quand
on est dans la noirceur, on est exposé au mal.
Vous
souvenez-vous de la dernière panne de courant qui est arrivée
un soir en regardant la TV ? Vous devez avoir fait comme moi, j'ai immédiatement
pensé : où est la lampe de poche ? Où est la bougie
? Où sont les allumettes ? Nous supportons mal la noirceur, nous
cherchons la lumière qui nous apporte la sécurité.
La noirceur de notre imagination est peuplée d'araignées,
de chauves-souris et de méchantes bibittes.
La
croix est un symbole de la lumière que nous apporte Jésus.
Traçons sur nous ce signe de lumière qui témoigne
de notre foi. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Le
langage que nous parlons témoigne de nos valeurs et de notre
loyauté. Écoutons saint Paul nous parler du langage que
devrait avoir un chrétien.
Lecture de la seconde lettre de saint Paul aux Corinthiens (1,
18-22) (Lecture dans le Prions)
Saint
Paul est très catégorique, dire oui à Jésus
c'est un oui sans hésitations. Ce n'est pas un oui
et non, un peut-être ou un plus tard.
Quand Jésus a dit à Mathieu, Vient, suis-moi,
Mathieu s'est levé en laissant ses livres de comptes et l'argent
des impôts pour marcher à la suite de Jésus. Quand
Jésus a appelé Pierre, il a laissé sa barque et
ses filets pour suivre Jésus. Le jeune homme riche de l'évangile
n'a pas pu dire oui à Jésus, il est parti
songeur, nous rapporte un certain récit.
Saint
Paul ne dit pas que des paroles, il prêche par l'exemple, après
qu'il a eu dit oui à Jésus, il a été
loyal jusqu'à donner sa vie.
Jésus nous a révélé qu'il est la lumière
du monde, dire oui à Jésus c'est dire oui
à la lumière, c'est dire oui à la beauté,
c'est dire oui à l'amour, c'est dire oui
à la vie.
Jésus
ne nous demande pas de toujours dire oui les yeux fermés.
Il nous invite plutôt à dire oui à la
lumière et non à la noirceur. Dire oui
ou non ce n'est pas toujours facile, ça demande toujours
de faire un choix, et tout n'est pas toujours noir ou blanc. Il y a
parfois de zones grises, des ombres. Quand il m'est demandé un
service ou un engagement, j'ai à faire des choix, quand je dis
un oui, je dois peut-être dire un non ailleurs. Jésus nous
invite à marcher à sa suite, dans sa lumière pour
éclairer nos choix. La lumière qu'il nous promet est à
l'intérieur de nous, personne ne peut nous la ravir, c'est son
Esprit Saint.
Psaume
118(119) (Lecture dans le Prions)
R Pour ton serviteur, que ton visage s'illumine !
Béni
sois-tu pour la Parole, la Parole qui nous donne vie ! La lumière
est venue dans le monde : celui qui agit selon la vérité
vient à la lumière. Béni sois-tu pour la Parole,
la Parole qui nous donne vie !
Évangile
de Jésus-Christ selon saint Mathieu (5, 13-16) (Lecture dans
le Prions)
Ce
récit se passe après le sermon des béatitudes sur
la montagne et Jésus disait à ses disciples; "Vous
êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du
monde."
Par
notre histoire, nous savons l'importance du sel pour conserver les aliments
alors que nous n'avions pas de réfrigérateur ou de congélateur.
Nous savons aussi que le sel donne un bon goût aux aliments. Mais
s'il n'y avait que du sel au menu, on tirerait vite la langue. La nourriture
attend le sel mais sel suppose la nourriture.
Jésus
ne rêve pas quand Il dit à ses disciples, ceux de son temps
et aussi ceux d'aujourd'hui, vous êtes "sel de la terre",
Il sait que le monde n'est pas parfait. Comme un plat a besoin de sel,
le monde a besoin de disciples devenus heureux, d'un bonheur de bonne
qualité, pour être dissous dans le monde tout en gardant
son originalité de disciple de Jésus.
Cet
évangile invite les disciples à rendre le monde savoureux
de sorte qu'en les côtoyant, on se mette à penser : voilà
une manière de vivre qui a du sens, qui donne le goût de
vivre.
En
lisant cet évangile, j'ai repensé à un événement
vécu sous le signe de la lumière. C'était au centre
ville, la fin de semaine du 28 mai dernier. Une marche de sept heures
du soir à sept heures du matin entre des milliers de luminaires
allumés pour la nuit. Un événement qui se voulait
un symbole d'espoir pour les personnes atteintes de la maladie du cancer.
Toutes ces lumières discrètes, qui n'aveuglaient pas,
étaient comme des points de repère.
Nous
sommes dans les journées où les heures de lumière
sont les plus longues. Nous savons les bienfaits de la lumière
sur les plantes, sur le moral des personnes aussi. Jésus se sert
de cet exemple pour dire à ses disciples : "Vous êtes
la lumière" Dans la bible, les ténèbres symbolisent
le mal tandis que la lumière est le symbole du bien. La lumière
nous sort des ténèbres et nous indique un chemin à
suivre, elle apaise, elle sécurise.
Jésus
invite à être sel et lumière en recevant de Lui
saveur et clarté pour en être fidèlement témoin.
Un témoin qui ne cherche pas à imposer son bonheur mais
qui le propose comme une réponse au désir le plus profond
du cur humain.
"
Reconnaissons la bonté du Seigneur, Dieu de toute miséricorde.
Pour nous, ton visage s'illumine. Seigneur, prends pitié.
" Tu nous invites à garder notre regard dans ta direction.
O Christ, prends pitié.
" Tes appels nous sont souvent cachés par l'ombre de notre
bien-être. Seigneur, prends pitié.
Jésus
veut que nous soyons sel de la terre et lumière du monde. Pour
y parvenir, demandons à son Père de nous soutenir comme
il a soutenu Jésus. Ensemble disons
Notre
Père
Voici
le Christ notre lumière, qui nous invite à briller avec
lui. Il est l'agneau de Dieu qui enlève les péchés
du monde.
Seigneur,
je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et
je serai guéri.
COMMUNION
(Cassette : Musique)
"
Jésus, source de lumière, viens éclairer les coins
sombres de mon cur.
" Jésus, source de lumière, ouvre mes yeux à
ta lumière, viens éclairer mes oui et mes non.
" Jésus, source de lumière, donne-moi ta lumière
pour que je puisse rayonner de toi.
Que
le Dieu tout puissant nous bénisse et nous accompagne pendant
toute la journée, au nom du Père, du Fils et l'Esprit
Saint. Amen.
Célébration
préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau
Célébration
de la Parole
Mardi 26 avril 2005
Actes 14, 19-28 Psaume 144(145) Jean 14, 17-31a
"Shalom",
c'est une salutation en hébreux qui était utilisé
au temps de Jésus et qui est encore d'usage aujourd'hui lorsque
deux juifs se rencontrent. C'est l'équivalent de notre "bonjour
comment ça va" mais ça veut plutôt dire que
je te souhaite la paix. Jésus avant de partir a voulu donner
un sens plus profond à ce signe.
"Shalom", C'est le signe de paix des juifs. Nous avons-nous
aussi notre signe de paix comme chrétiens, c'est le signe de
la croix. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Jésus
a laissé à ses apôtres cette paix, qui donne de
l'audace pour manifester sa foi. Cette audace qui les pousse à
partir en mission pour proclamer sa Bonne Nouvelle. Écoutons
ce récit des Actes des Apôtres qui nous décrit l'audace
de Paul et Barnabé et qui nous fait saisir la force de la paix
qui les habite.
Lecture du livre des Actes des Apôtres (14, 19-28) (Lecture
dans le Prions)
Quand
Jésus a donné sa paix à ses apôtres avant
de les quitter, ce n'était pas uniquement pour eux, mais pour
qu'à leur tour, ils répandent cette paix. Cette paix est
contagieuse, Paul et Barnabé ont eux-mêmes reçu
cette paix de l'un des douze, et ils étaient ensuite prêts
à parcourir le monde pour la répandre.
Paul
est tellement habité par cette paix, que rien ne lui fait peur.
Il est même lapidé par des juifs. On sait que la lapidation
c'est la condamnation à mort. Mais Paul après avoir été
laissé pour mort, se relève et reprend sa mission.
Jésus
nous dit n'ayez pas peur, c'est ma paix que je vous donne, elle n'est
pas comme celle des hommes, ma paix est intérieure, personne
ne peut vous la ravir.
La
grande mission que Jésus a confiée à ses disciples
ce n'était pas de simplement se réunir pour prier comme
ils le faisaient au cénacle, mais de sortir et de parler de Lui
et de son message d'amour.
Paul
et Barnabé l'ont bien compris et ils parcourent le monde antique
pour former des petits noyaux de chrétiens qui à leur
tour partiront eux aussi annoncer l'évangile. Jean-Paul II était
visiblement habité par une grande paix, il a parcouru le monde
pour la donner.
Se
peut-il que nous ayons un peu peur de cette paix, de l'audace qu'elle
peut nous donner ? Se peut-il que cette paix qui habitait Paul et Barnabé
nous soit offerte à nous aussi ? Se peut-il que des gens autour
de nous aient besoin de cette paix ?
Psaume
144(145) (Lecture dans le Prions)
R
Que tes amis chantent la gloire de ton règne!
Alleluia.
Alléluia ! Le Christ devait souffrir et ressusciter d'entre
les morts pour entrer dans la gloire. Alléluia !
Évangile
de Jésus-Christ selon saint Jean (14, 27-31a) (Lecture dans
le Prions)
Discours
de la Cène : la paix du Christ soutiendra les disciples dans
l'épreuve.
Quand
notre petit fils de quatre ans vient nous visiter, il aime beaucoup
jouer avec son grand-père. La dernière fois, il lui a
dit : " papy, viens jouer à la guerre ! " Alors Réal
lui a répondu : " pourquoi on ne joue pas plutôt à
la paix ? " Alors notre petit fils l'a regardé et lui a
dit : " comment on joue ça à la paix ? " Comment
répondre à cette question pour être compris ?
Dans
le récit que nous venons de lire, nous sommes le jeudi saint,
Jésus doit bien se demander comment dire à ses disciples,
qu'Il leur laisse la paix et
être compris par eux ? "C'est la paix que je vous laisse,
c'est ma paix que je vous donne. "
Ce
mot paix, on l'utilise souvent dans nos célébrations.
C'est un mot qui nous vient d'Orient et qui était d'abord une
salutation
Puis
on lui a ajouté le sens de ce qu'on dit quand on répond
à quelqu'un qui nous demande : " comment ça va ?
" On répond : " ça va bien. "
Chez les hébreux être en paix ça voulait dire avoir
une terre, manger à sa faim, être en sécurité.
Ça allait bien. " Il s'agissait d'un bonheur terrestre.
Par
la suite la paix apparaîtra comme un bien spirituel. Les prophètes
annonceront le Messie, comme le " Prince de la paix ". Il
viendra transformer nos curs pour qu'ils produisent des fruits
de paix et d'unité.
IL
y a comme un mariage entre la paix et l'unité. Pour nous les
parents la paix ça peut être l'unité dans nos familles.
Pour le pape Jean-Paul II, la paix c'était l'unité dans
le monde. Il répétait souvent : " n'ayez pas peur.
" Comme Jésus dit à ses disciples quelques heures
avant sa mort-résurrection : " ne soyez donc pas bouleversés
et effrayés. " Même s'il a des moments difficiles,
la paix de son Père l'habite. C'est cette paix qu'Il donne.
Jésus-Christ
est notre paix, une paix intérieure, une paix de pécheurs
pardonnés qui deviennent des artisans de pardon, de réconciliation.
On sait comment un simple contact chaleureux peut changer l'humeur d'une
personne, comment un sourire peut ensoleiller la journée de quelqu'un,
comment un peu d'amour peut transformer toute une existence.
On
peut se demander comment je suis aujourd'hui un artisan de paix.
"
Seigneur Jésus, Toi tu possèdes la paix et tu la donnes,
non pas comme la donne le monde, mais une paix profonde. Pour toutes
les fois où nous avons eu peur d'accueillir cette paix, Seigneur
prends pitié de nous.
" Seigneur Jésus, Toi tu ouvres des chemins de pardon, d'espérance
et d'unité. Pour toutes les fois où nous avons manqué
de confiance en toi, où nous avons refusé ton pardon,
prends pitié.
" Seigneur Jésus, tu réconfortes tes disciples bouleversés
par l'inquiétude. Pour toutes les fois où nous avons hésité
à croire en toi, où nous avons manqué d'audace,
prends pitié de nous.
Seigneur Jésus, accompagne-nous dans cette prière à
ton Père, à notre Père.
Notre
Père
Seigneur,
je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et
je serai guéri.
COMMUNION (Cassette : Musique)
"
Merci Jésus de nous réunir dans ton Unité. Nous
savons que unité ne veut pas dire uniformité. Tu nous
reconnais avec chacun nos différences. Merci Seigneur.
" Merci Jésus pour ta fidélité à ton
Père et en même temps ta fidélité à
chaque être humain que nous sommes. Merci Seigneur.
" Merci Jésus pour la joie que ta paix nous apporte. Merci
Seigneur.
Que
le Dieu tout puissant nous bénisse et nous accompagne pendant
toute la journée, au nom du Père, du Fils et l'Esprit
Saint. Amen.
Célébration
préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau

Célébration
de la Parole : mercredi 13 avril 2005
Signe de la croix.
La parole de Dieu exige de nous un esprit large et ouvert afin de bien
comprendre le message qui nous est transmis par Jésus. Préparons-nous
à cette célébration en reconnaissant notre besoin
d'ouverture et de souplesse. (silence)
Prions pour ceux qui sont recommandés à nos prières,
nos défunts, et spécialement pour les cardinaux réunis
pour choisir le prochain pape afin que l'Esprit Saint les éclaire.
Seigneur Jésus, envoyé par le Père pour révéler
la grandeur de son amour, béni sois-tu et prends pitié
de nous.
O Christ, venu dans le monde pour révéler la beauté
de la fidélité de Dieu, béni sois-tu et prends
pitié de nous.
Seigneur Jésus, élevé dans la gloire du Père
pour révéler l'accomplissement de la promesse de salut,
béni sois-tu et prends pitié de nous.
Dans l'épître d'aujourd'hui, nous constatons que les persécutions
contre l'église de Jérusalem ne viennent pas à
bout de la ferveur des Apôtres, porteurs de la Bonne Nouvelle.
Ils ont confiance car ils ont pour maître "le Christ",
pain vivant venu du ciel.
Lecture du livre des Actes des Apôtres (8, 1b-8)
Réflexion : Aux premiers jours de l'Église, les apôtres
affrontaient bien des obstacles et des périls. Étienne
a été lapidé et Saul cherchait par tous les moyens
à détruire l'Église. Il poursuivra ses persécutions
jusqu'au jour où, mystérieusement, il entendra cet appel
du Christ :"Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?
Le zèle des premiers disciples est frappant. Sont-ils renvoyés
de Jérusalem par la persécution, aussitôt ils partent
et répandent sur leur passage la Bonne Nouvelle de Jésus.
Ils n'ont pas peur car l'amour de Jésus enlève toute crainte.
Ainsi Philippe arriva dans une ville de Samarie et là, les foules,
d'un seul cur s'attachaient à ce qu'il disait, à
ce qu'ils voyaient et entendaient. Il y eut dans cette ville une grande
joie.
Partout où les apôtres passent, ils ne peuvent se taire
car l'amour dans leur cur est immense par l'action de l'Esprit.
A L'exemple des apôtres, nous, chrétiens d'aujourd'hui,
demandons à l'Esprit de Dieu de nous aider à être
de vrais témoins de l'Église.
Esprit Saint, toi qui a mis une telle ardeur dans l'Église des
premiers temps, augmente en nos curs le feu de l'amour afin que
de ton Église, nous soyons de dignes témoins chaque jour
de notre vie.
Psaume 65(66)
Acclamation à l'évangile
Évangile selon saint Jean (6, 35-40)
Réflexion : Jésus vient de donner à manger à
la foule
puis il annonce que ce pain qu'ils ont mangé n'est
qu'un pain de dépannage pour la santé physique mais qu'il
existe un autre pain, plus important, qui donne la vie éternelle.
Et c'est alors que Jésus dit : "Je suis le pain de la vie".
"Je suis" signifieque c'est Jésus lui-même.
Un pain c'est une nourriture faite pour être mangée. Jésus
en parlant pensait à l'Eucharistie qu'il donnerait en nourriture
aux croyants. Comme ce pain est une nourriture de tous les jours, c'est
donc que l'Eucharistie doit être "mangée"
souvent.
Jésus nous dit aussi que celui qui vient à lui n'aura
plus jamais faim ni soif. Donc celui qui suit Jésus ne s'attache
plus aux nourritures terrestres et périssables. Et celui qui
met sa confiance en lui ne cherche plus d'autres amours que lui.
Jésus dit aussi aux gens :"Vous avez vu et pourtant vous
ne croyez pas". Pour croire il faut faire confiance. Beaucoup de
pharisiens n'ont pas cru malgré les miracles de Jésus
parce qu'ils ont fermé leur cur. Nous, faisons-nous toujours
confiance à Jésus ? Notre cur est-il toujours ouvert
?
Jésus est en union étroite de pensée et d'action
avec le Père. Lorsqu'il agit, c'est comme si c'était le
Père qui agissait. Or, le Père inspire à des gens
d'aller vers Jésus. Même si le Père veut sauver
tous les hommes, c'est seulement le petit nombre qui est conscient de
cet appel. Dieu ne nous sauve pas sans notre accord. Comme son Fils
est le seul chemin pour nous conduire au salut, nous devons le reconnaître
et croire en lui. L'important c'est d'avoir un "contact" réel
avec Jésus.
Combien de chrétiens assistent régulièrement à
la messe sans avoir un contact "réel" avec le Christ.
Si je veux être certain de la qualité de ma foi, je dois
commencer par "voir" le Chris : c'est-à-dire "le
connaître"; cela suppose que je suis conscient de tout ce
qu'il fait pour moi. Parce qu'il m'aimait, il a pris un corps comme
le mien; il est venu me révéler les secrets du ciel; il
a souffert et il est mort pour me sauver. Quand je réalise cela
dans mon cur, je "connais" vraiment Jésus et
ça transforme ma vie. Ma foi devient vivante, je deviens uni
à Lui et, après ma mort, il va m'entraîner avec
Lui dans la résurrection.
Dans ce discours sur le pain de vie que nous rappelle saint Jean, Jésus
nous révèle les secrets cachés dans le plan du
Père. En Jésus nous est donné le pain définitif.
Qui l'a trouvé n'a plus à chercher ailleurs pour apaiser
sa faim. En Jésus résonne la Parole ultime du Père.
Il répond à toutes les attentes de l'homme.
Pour ce pain de la vie qui rassasie à jamais, rendons grâce
au Seigneur notre Dieu et ensemble redisons cette prière de confiance
qu'il a enseigné à ses disciples :
Notre Père
En recevant le pain eucharistique, le Christ s'offre en nourriture pour
la vie éternelle. Heureuses et heureux sommes-nous d'être
invités au repas du Seigneur.
Seigneur, je ne suis pas digne
Communion et action de grâces personnelle.
Merci Seigneur d'être toujours avec moi sur le chemin de mes jours.
En toi seul, je me fie car tu es mon refuge dans les moments difficiles
de ma vie. Avec toi, je n'ai plus de crainte car je sais que tu es toujours
là pour me combler de ta tendresse et de ton amour. Merci de
ta présence dans mon cur.
Chant : Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom
Célébration préparée par:
Thérèse Beaudet
Célébration
de la Parole du mercredi saint
La trahison
de Judas
Offrons notre
célébration pour toutes les personnes souffrantes de nos
familles et de nos communautés.
Qui peut comprendre le mieux une personne qui vit un deuil, qu'une autre
personne qui a déjà perdu un être cher ? Qui peut
comprendre le mieux une personne rejetée, qu'une autre personne
qui a vécu le rejet?
Jésus
au cours de sa vie terrestre a vécu toutes les souffrances, humaines,
Il peut donc mieux que quiconque comprendre nos souffrances. Il se fait
proche de chacun de nous pour nous accompagner dans tout ce que nous
vivons, C'est lui qui peut mieux que quiconque nous apprendre à,
trouver un sens à nos situations de souffrance de toutes sortes.
Le serviteur
du Seigneur dont parle lsaie accueille les souffrances et les outrages
avec résignation parce qu'il fait confiance en son Père
qu'il sait tout proche. Jésus n'a pas recherché la souffrance.
Toute sa vie il a voulu la soulager. Mais quand elle s'est présentée
il ne s'est pas dérobé. Il se laisse instruire par la
Parole qui ne cesse de lui dire l'amour de son Père, sa fidélité,
sa compassion dans toutes les épreuves. Jésus a été
ce serviteur du Seigneur que nous sommes appelés à contempler
cette semaine dans les derniers jours si terribles de sa vie humaine.
Il nous apprend a accueillir dans la foi toutes nos misères en
communion avec celles qu'il a lui-même vécu. Quand au jour
de Pâques, nous pourrons contempler Jésus ressuscité,
nous saurons que toutes nos souffrances ne sont pas perdues, que même
la mort ne peut avoir le dernier mot devant l'amour du Père qui
nous promet la vie éternelle, le bonheur éternel.
Les motifs qui ont pu amener Judas à trahir Jésus, sont
difficiles à expliquer. D'ailleurs les récits évangéliques
ne sont pas clairs sur ce sujet. On connaît peu de choses sur
la psychologie de Judas, On ne peut donc qu'émettre des hypothèses.
Selon le récit de Mathieu, Judas aurait lui-même demandé
de l'argent : "Que voulez-vous me donner, et moi je vous le livrerai"
(Mt 26, 15). Pour Marc et Luc, ce sont les grands prêtres qui
offrent de l'argent à Judas (Mc 14, 11 et Lc 22, 5 1). Jean,
par deux fois, souligne que Judas s'occupait de la bourse et il dit
même qu'iI était voleur (Jn 12, 6). Plusieurs se sont servis
de ces allusions pour dire que Judas a trahi Jésus pour de l'argent.
Cependant, la somme de trente pièces d'argent est bien minime
pour motiver quelqu'un à faire un tel acte. De plus, après
la condamnation de Jésus, Judas va rendre l'argent aux grands
prêtres ce qui peut laisser soupçonner que Judas n'était
pas intéressé par cet argent.
Les récits évangéliques relatent que les autorités
juives, après la résurrection de Lazare, "décidèrent
ensemble de s'emparer de Jésus par ruse pour le tuer" (Mt
26, 4). Judas, fort probablement, a été victime de celle
ruse. Les grands prêtres se sont servis de lui pour arriver à
leur fin, c'est-à-dire éliminer Jésus. Car avant
même sa comparution, Jésus était déjà
condamné. Quand à Judas, il a voulu, contre la volonté
de Jésus, l'amener devant le sanhédrin, pas pour le faire
tuer, mais pour qu'il puisse avoir l'occasion de se mettre en valeur.
Le récit de Jean rapporte d'ailleurs ce souhait des frères
de jésus : " On n'agit pas en cachette quand on veut s'affirmer.
Puisque tu accomplis de telles uvres, manifeste-toi au monde "
(Jn 7, 4).
Judas est un bon juif, qui fait confiance aux membres du Sanhédrin,
pour qu'ils jugent Jésus avec justice. Il ne peut prévoir
que celui-ci est déjà condamné, avant même
son procès. D'ailleurs, Jésus répugnait de se défendre
devant les autorités; ce n'était pas sa mission.
La trahison
de Judas vient du fait qu'il connaissait mal Jésus et sa véritable
mission. Il ne lui a pas fait confiance en l'obligeant à comparaître
devant le Sanhédrin, en désobéissant à sa
volonté. Souvent nous sommes tentés de juger durement
Judas pour son geste.
Pourtant,
voilà le genre de trahison que tout disciple peut être
tenté de vivre. Il arrive que nous soyons tentés de refuser
d'être totalement en communion avec Jésus par manque de
courage ou en se justifiant facilement face aux injustices du monde
dont on se fait ainsi complice. Suivre Jésus demande du courage,
de la fidélité et de l'humilité. Jésus n'a
pas cherché à se mettre en évidence; il a voulu
faire la volonté du Père. Quand nous cherchons notre propre
intérêt plutôt que de faire la volonté du
Père, nous ressemblons à Judas quand nous reprochons à
Dieu de ne pas agir dans notre monde.
Le geste de Judas doit nous amener à faire de plus en plus confiance
à Jésus, à vivre en communion avec Lui pour faire
sa volonté, dans la vérité.
Célébration
préparée par:
Nicole H. Masson

Célébration
de la Parole, Mardi 15 mars 2005
Nombres 21, 4b-9 Psaume 101 (102) Jean 8, 21-30
Bonjour,
bienvenue à notre rencontre du 15 mars 2005.
Depuis maintenant
cinq semaines nous avons un visuel qui nous parle de récits bibliques.
Le premier
des symboles qui a été déposé a été
la Parole de Dieu. Nous avons été invité avec Jésus
au désert à faire le choix libre de mettre notre confiance
dans la Parole de Dieu, Et d'autres symboles se sont ajoutés.
Mais ce matin
ce qui attire mon attention, c'est que tous ces symboles sont regroupés
autour d'une croix élevée.
Aujourd'hui,
justement les textes nous parlent de la croix qui sauve et que les Israélites
ont découvert au milieu du désert avec le mât de
bronze.
Commençons par le signe de ce symbole, le signe de la croix.
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Écoutons
ce récit de la genèse qui compte parmi les plus anciens
textes connus.
Lecture du livre des Nombres (21, 4b-9) (Lecture dans le Prions)
(Le serpent de bronze élevé pour le salut d'Israël)
Comme nous
l'avons dit, ce texte est tiré du livre des Nombres. Le livre
des nombres est cette partie de la Bible qui raconte les quarante années
qui suivent la libération du peuple d'Israël de l'esclavage
de l'Égypte. C'est sous la conduite de Moïse que le peuple
d'Israël se forme et se compte. (livre des nombres)
Cette génération
qui est sortie d'Égypte ne verra pourtant pas la Terre Promise.
C'est la génération suivante guidée par Josué
qui s'installera sur cette terre tant convoitée.
Ce texte
des Nombres nous offre une réflexion de croyants qui constatent
que le peuple de Dieu se détourne facilement de Lui. Pourtant
Dieu l'a libéré de l'esclavage des Égyptiens et
Il continue de le sauver par le signe du serpent de bronze. Dieu fait
à son peuple le cadeau de ce signe pour le protéger, le
guérir.
Je ne sais pas si vous avez remarqué le symbole du serpent autour
d'un mât se retrouve encore aujourd'hui sur certain remède,
sur des factures de pharmacie. Le serpent de bronze est resté
le signe de la médecine encore aujourd'hui.
On peut penser que ceux qui racontent et écoutent cette histoire
du serpent de bronze ont besoin de se redire qu'ils n'ont pas à
se décourager, malgré leurs difficultés présentes.
S'ils se détournent de leur Dieu et que le malheur leur arrive,
ils peuvent comprendre que Dieu n'a qu'un seul projet, celui de les
sauver.
Quand Moïse
intercéda pour son peuple, le Seigneur lui dit : Que ceux qui
seront blessés regardent le signe et ils vivront.
Aujourd'hui quand on lit ce récit on fait le lien avec Jésus
le signe de Dieu élevé sur la croix. Pour ceux qui ont
La foi, Jésus est Celui qui vient à notre secours et nous
donne le courage de vivre les moments plus difficiles. Il a pris sur
Lui nos insuffisances et Il nous a donné son amour et sa miséricorde.
Prenons un
instant pour parler à Jésus de nos besoins, de nos préoccupations.
Disons ensemble
le psaume 101
Psaume
101 (102) (Lecture dans le Prions)
R Seigneur,
entends ma prière.
Gloire et
louange à toi, Seigneur Jésus. Fils de l'homme, élevé
sur la croix, tu attire à toi tous les hommes. Gloire et louange
à toi, Seigneur Jésus.
Évangile
de Jésus-Christ selon saint Jean (8, 21-30) (Lecture dans
le Prions)
Au début
de cet évangile, on dit que Jésus s'adresse aux Juifs.
Ces Juifs bien pensants ne venaient pas pour accueillir la Parole de
Jésus mais cherchaient plutôt à le confondre et
le discréditer aux yeux des foules, et Jésus le savait
bien. Ils ne comprennent pas le langage de Jésus parce que Jésus
parle au niveau du cur des personnes, eux l'écoutent en
essayant de raisonner. Ces Juifs qui connaissent pourtant les écritures
sont incapables de reconnaître en Jésus Celui dont parlent
les écritures.
Jésus
leur dit pourtant qu'il est "Je suis", c'est sous ce nom que
Dieu a parlé à Moïse et à Abraham.
Jésus
sait très bien qui il est, il a compris sa mission, il sait que
les Juifs veulent le faire taire. Son message d'espérance aux
démunis est bien mal reçu de ceux qui mettent toute leur
confiance au respect stricte de la loi. Jésus dit qu'il n'est
pas de ce monde, qu'il est d'en haut. C'est une affirmation très
forte pour les Juifs qui attentent le Messie, ou bien on croit que c'est
vrai et qu'il est Fils de Dieu ou bien on ne le croit pas et on le prend
pour un imposteur. La preuve viendra au dimanche de Pâques, lorsque
Dieu viendra approuver Jésus en le ressuscitant d'entre les morts.
Jésus
pressent aussi qu'il va mourir bientôt de la main des Juifs et
même de quelle façon il va être élevé
sur la croix. Comme dans le récit précédent où
Moïse avait élevé un serpent de bronze dans le désert
pour sauver ceux qui levaient les yeux vers lui, Jésus ne demande
que de croire en Lui pour être sauvé.
C'était
difficile de croire pour les Juifs du temps, mais est-ce plus facile
aujourd'hui ?
Est-ce facile
de croire, quand on regarde l'ensemble du monde qui ne savent même
plus ce qui se passe dans une église ?
Est-ce facile
de croire quand on voit nos humoristes se moquer de notre religion ?
Est-ce facile
de croire quand on voit les erreurs passées dans l'église
?
Est-ce facile
de croire que nous sommes dans le bon chemin quand on voit tant de monde
sur des chemins différents ?
Jésus
nous demande aujourd'hui de lever les yeux, vers le symbole de la croix.
Si nous parvenons à croire en Lui, comme les Hébreux au
désert, il nous dit que nous sommes sauvés.
" Seigneur
Jésus, tu connais mes doutes, mes tentations, pardonne-moi de
douter de ta miséricorde et de ton salut.
" Seigneur Jésus, quand je regarde les guerres dans le monde,
pardonne-moi de douter de la paix que tu nous promets.
" Seigneur Jésus, quand je vois les scandales et les crimes
aux nouvelles, je devient négatif et pessimiste, pardonnes-moi
de ne pas lever les yeux vers Toi.
Seigneur
Jésus, aides-nous à lever nos yeux avec Toi vers notre
Père.
Notre Père
Seigneur,
je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et
je serai guéri.
COMMUNION
(Cassette : Musique)
" Merci
Seigneur pour ce pain que tu nous donnes en nourriture, fait que ce
pain qui est ton corps, nous transforme et nous rapproche de Toi.
" Merci Seigneur pour ce symbole de la croix que tu nous donnes,
fait que nous soyons sauvés en la regardant avec foi.
" Merci Seigneur pour ta miséricorde qui nous permet de
nous relever la tête et espérer en Toi.
Que le Dieu
tout puissant nous bénisse et nous sauve, au nom du Père,
du Fils et l'Esprit Saint. Amen.
Célébration
préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau

Célébration
de la Parole : 15 février 2005-02-16
Signe
de la croix.
La
prière constitue une action importante dans la vie de tout croyant.
Mais pour qu'elle soit écoutée et reçue de Dieu,
elle ne doit pas être seulement répétition extérieure
et mécanique de formules; elle doit être intérieure,
elle doit partir du cur, comme celle d'un enfant envers son père.
En
ce temps de carême, tournons-nous vers le Père, notre père
et demandons-lui de nous rendre capable de bien prier, de nous aimer
les uns les autres et de vivre dans l'amour et l'humilité.
(Silence)
Offrons notre célébration pour tous les malades, le Pape,
les personnes âgées, les jeunes et tous ceux qui se sont
recommandées à nos prières. (Silence)
Prière
: Seigneur Jésus, envoyé par le Père pour apprendre
aux êtres humains à prier et partager, prends pitié
de nous.
O Christ, venu dans le monde pour nous sauver en donnant ta vie, prends
pitié de nous.
Seigneur Jésus, élevé dans la gloire, toi qui nous
envoies l'Esprit qui nous ouvre aux autres, prends pitié de nous.
Lecture
du livre d'Isaïe (55, 10-11)
Réflexion
: La Parole de Dieu est puissance qui opère et lumière
qui révèle. Dans l'Ancien Testament, le prophète
Isaïe montre la puissance de la Parole de Dieu. Il indique que
la Parole a toujours un résultat. Elle accomplit sa mission dans
les curs, si chacun sait bien l'écouter et la mettre en
pratique. Dieu se tient toujours è l'écoute de nos curs
et nous délivre de nos angoisses comme le dit le psaume d'aujourd'hui.
Psaume
33(34)
Dans
ce psaume, le psalmiste dit : "Le Seigneur entend ceux qui l'appellent;
de toutes leurs angoisses, il les délivre. " Comment Jésus
entend-il l'appel du croyant ? Comment le délivre-t-il ? Par
une supplication et une prière fervente. La prière, acte
joyeux et confiant, n'est pas une litanie de désolations mais
un moyen de rencontrer le Père, notre Père. Dans l'Évangile,
Mathieu nous explique comment Jésus a enseigné à
ses disciples la prière par excellence : le Notre Père.
Évangile
selon saint Mathieu (6, 7-15)
Réflexion
: Dans son sermon sur la montagne, Jésus continue de donner
des moyens pour vivre heureux. Pour lui, la prière est importante,
mais il faut savoir prier. Jésus commence par nous mettre en
garde contre les mauvaises façons de prier. Ce qui compte, ce
n'est pas la quantité de paroles mais la manière de prier
qui est importante. Die connaît nos besoins, il n'est pas nécessaire
de l'informer "dans le détail". Notre prière
ne doit pas être égoïste : quand nous nous adressons
à Lui, au lieu de nous centrer seulement sur nos besoins personnels.
La
clé de la prédication de Jésus, c'est le Notre
Père : un abrégé de son Évangile. C'est
dans cette prière que sont exprimées ses aspirations les
plus profondes et les plus ardentes. La merveille des merveilles, c'est
que nous puissions nous adresser à Dieu comme des enfants à
leur père dans l'abandon et la confiance. Quand nous disons "Notre
Père", c'est un acte de foi. Nous devons parler à
Dieu simplement
avec notre cur, en étant assuré
que nous seront exaucé si ce que nous demandons est pour notre
bien et pour la plus grande gloire de Dieu. En Disant "Notre Père",
nous devons réaliser que notre prière est toujours communautaire
: nous nous unissons à la prière de nos frères
et surs du monde entier, qui eux aussi, disent "Notre Père".
"Que
ton règne vienne". Ces mots signifient que le règne
de Dieu est en germe partout dans le monde où la Parole de Dieu
est semée. Jésus est là, avec sa puissance de salut.
Le règne de Dieu est en marche et la volonté du Père
sur les hommes, c'est qu'ils se conduisent suivant la volonté
et les enseignements de Jésus.
"Donne-nous
aujourd'hui notre pain de ce jour". Après avoir pensé
à la "gloire de Dieu", nous pouvons commencer à
exposer nos besoins et ceux de nos frères et surs du monde
entier. Quand Jésus invite ses disciples à le suivre,
il désire qu'ils abandonnent toute préoccupation de subsistance
: "Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez,
ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez
cherchez d'abord
le royaume et la justice de Dieu et tout cela vous sera donné
par surcroît". (Luc 6, 6.25.33). Pour Jésus, le pain
n'est pas seulement la nourriture pour le corps mais c'est aussi la
Parole de Dieu, un pain spirituel qui fait vivre l'âme. Ce pain,
c'est aussi celui de l'Eucharistie. "Le pain que je vous donnerai,
c'est ma chair pour le salut du monde". (Jean 6,51)
Dans
cette belle prière de "Pater", nous demandons le pardon
de Dieu pour nos fautes. Dans sa vie, Jésus annonce le pardon
de Dieu mais il répète sans cesse que nous devons pardonner
nous aussi. La pratique du pardon, nous le savons, est difficile à
nos curs d'humains. Le pardon demandé par Jésus
n'est possible que si l'Esprit de Dieu le prononce avec nous et pour
nous. Seuls, nous n'y arriverons jamais.
Quelle richesse que cette prière ! En nous l'enseignant, Jésus
nous a fait, avec son corps, son don le plus précieux : la grâce
de nous adresser à son Père, notre Père.
Nous
ne pouvons grandir dans la foi qu'en étant unis à la volonté
de Dieu, notre Père. Avec confiance, récitons ensemble
cette prière que Jésus nous a si bien enseigné
: Notre Père
Préparation
à la communion :
Voici que nous allons recevoir le Christ, le pain de vie qui nous unit
les uns aux autres. Il est l'Agneau de Dieu qui enlève le péché
du monde. Seigneur je ne suis pas digne
Communion
et action de grâces personnelle.
Chant
: Par ton corps.
Célébration
préparée par:
Thérèse Beaudet
Célébration
de la Parole
Mardi 8 février 2005
Genèse 1, 20 - 2, 4a Psaume 8 Marc 7, 1-13
Bonjour
et bienvenue, aujourd'hui les réflexions de la Parole nous révèlent
la générosité de Dieu pour nous.
Commençons par le signe des chrétiens, le signe de la
croix. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Écoutons
ce récit de la genèse qui compte parmi les plus anciens
textes connus.
Lecture de la Genèse (1,20-2,4a) (Lecture dans le Prions)
(Création des animaux et de l'homme.)
Aujourd'hui
la question se pose encore : " Comment s'est passé le commencement
de l'humanité? "
La science nous propose des résultats de recherche, elle démontre
l'évolution de l'humain sur des millions d'années.
Depuis
toujours l'être humain s'est posé la question : "d'où
je viens?"
Au début des récits bibliques, la Genèse nous propose
deux réflexions sur le sujet.
Le récit le plus ancien dit que l'être humain est tiré
de la terre et que Dieu lui insuffle le souffle de vie.
Un deuxième récit, celui que nous venons de lire nous
montre l'être humain comme le sommet de la création et
l'image de Dieu.
Ce
qui a attiré mon attention, c'est la phrase suivante :
Dieu dit faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance.
En quoi sommes-nous son image et sa ressemblance ?
On a plusieurs réponses.
L'être humain est maître des autres êtres vivants.
Ils lui sont confiés pour être à son service et
aussi pour qu'il en prenne soin.
Il est en quelque sorte le "lieutenant de Dieu sur la terre."
Mais l'essentiel est dans le fait que l'être humain est doué
de raison et de volonté libre. Il est le seul qui soit capable
d'entendre Dieu et de lui répondre, le seul qui puisse entrer
en communion avec Dieu. Il y a quelque chose de commun entre lui et
Dieu. Ce lieu où l'on peut entendre Dieu, lui obéir, mais
aussi se refuser à lui, c'est notre "jardin secret",
ce lieu qu'on appelle notre "cur".
Par le cur nous sommes présents à Dieu, à
nous-mêmes et aux autres.
Dieu vit l'être humain qu'Il avait fait : C'était très
bon nous dit le récit de la Genèse.
Quelle grandeur pour l'être humain mais en même temps quelle
reconnaissance il doit avoir devant la générosité
de son Créateur !
N'avons-nous pas raison de nous émerveiller devant la création.
Et si pour quelques minutes on retrouvait notre cur d'enfant devant
toutes ces merveilles!
Le
psaume 8 que nous allons méditer est une reconnaissance de la
générosité de Dieu envers toute la création.
Psaume
8 (Lecture dans le Prions)
R
Ô Seigneur notre Dieu, qu'il est grand ton nom, par tout l'univers
!
Alleluia.
Alleluia ! Incline notre cur vers tes exigences; fais-nous
la grâce de ta loi, Seigneur. Alleluia !
Écoutons
maintenant un passage de l'évangile selon saint Marc
Évangile
de Jésus-Christ selon saint Marc (7, 1-13) (Lecture dans
le Prions)
Il
est vrai qu'au temps de Jésus, on prenait la nourriture avec
les mains dans un grand plat au centre de la table. Quand quelqu'un
avait les mains sales, ce n'était pas appétissant pour
les autres. Mais qu'on vienne de Jérusalem pour faire ce reproche
à Jésus, c'est refuser de voir la générosité
de celui qui mange avec le monde ordinaire et les prend comme ils sont.
Est-ce
qu'il nous arrive parfois comme les pharisiens de nous imposer des traditions
et des lois qui nous empêchent d'être présent au
monde?
Je
m'interroge parfois sur les choix que je fais, par exemple :
Il m'arrive quelques fois d'hésiter entre aller à la messe
et rester à la maison quand les enfants sont en visite.
Il
m'arrive quelques fois d'hésiter avant d'acheter des cadeaux
par tradition en me doutant que ça ne fera même pas plaisir.
Il
m'arrive quelques fois d'hésiter entre mettre mon d'énergie
à préparer un repas ou garder cette énergie pour
l'accueil.
Sainte
Thérèse d'Avila comparait son âme à un palais
d'une immense richesse, construit tout en or et en pierres précieuses,
digne enfin du Maître auquel il appartient. Puis songez que dans
ce palais habite ce grand Roi qui a bien voulu se faire notre Père
; il se tient sur un trône de très haut prix, qui est notre
coeur.
Si j'avais compris, dit Thérèse, comme je le fais aujourd'hui,
qu'en ce tout petit palais de mon âme habite un si grand Roi,
je ne l'aurais pas laissé seul si souvent ; je me serais tenue
de temps en temps près de lui, et j'aurais fait le nécessaire
pour que le palais soit moins sale. Qu'il est donc admirable de songer
que celui dont la grandeur emplirait mille mondes et beaucoup plus,
s'enferme ainsi en une si petite demeure !
Ce
grand Roi qui habite en nos curs, ne se préoccupe pas de
savoir si nos mains sont propres mais plutôt quel accueil nous
lui faisons.
Quel
accueil je fais à ce grand Roi qui habite mon cur ?
"
Seigneur Jésus, Toi qui règnes en mon cur, pardonne-moi
mes absences près de toi.
" Seigneur Jésus, Toi qui connais mes préoccupations,
pardonne-moi de négliger l'accueil que je te fais.
" Seigneur Jésus, Toi qui es si généreux pour
moi, pardonnes-moi de gaspiller tant de ressources.
Seigneur
Jésus, accompagne-nous dans cette prière à ton
Père.
Notre
Père
Seigneur,
je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et
je serai guéri.
COMMUNION
(Cassette : Musique)
"
Merci mon Dieu pour ta générosité dans la nature
qui m'entoure.
" Merci mon Dieu pour ta générosité dans les
talents que tu m'as confié.
" Merci mon Dieu pour ta générosité dans les
personnes que tu as placé autour de moi.
Que
le Dieu tout puissant nous bénisse et nous comble aujourd'hui
de sa générosité, au nom du Père, du Fils
et l'Esprit Saint. Amen.
Célébration
préparée par :
Lise Boissonneau & Réal Bibeau
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